Cholot, Jean, Pierre (Chollot, Jean, Pierre à l’état civil mais Cholot, Jean, Pierre sur les listes du Constitutionnel, dans son dossier aux Archives nationales et selon sa propre signature)

Biographie


Né le 17 frimaire an VI à Audun-le-Trèche (Moselle), fils de Chollot, Pierre (sic dans l’acte de naissance), voiturier, et de Verdaux, Catherine son épouse. Tourneur en bois. Il fut contusionné à la poitrine pendant l’attaque de la caserne de Babylone. Père de famille, il reçut un secours de quatre-vingt-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 28 mai 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de contusions aux reins et à la poitrine par suite d’une chute au bas d’un mur à la caserne de Babylone, contusions guéries mais avec quelques douleurs dans les parties contuses. par balle morte d’une blessure par arme à feu à la partie supérieure postérieure antérieure, de la jambe gauche droite, contusion dont il ne reste aucune trace et qui ne saurait donner lieu à aucune récompense nationale. sans aucune infirmité, sans aucune incapacité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la seconde classe des blessés, avec une indemnité pendant deux ans. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de six cents francs versée sur deux ans. Il reçut, à ce titre, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il sollicita un emploi de sergent de ville mais est indiqué comme ne sait pas écrire sur l’état de candidats présentés par la Commission des récompenses nationales pour l’emploi de sergent de ville tenu par la préfecture de police. En 1831, il réclama la médaille, « seul des blessés de Juillet du Xe arrondissement, qui ne l’ait pas obtenue ». Il signa la lettre envoyée, le 20 mai 1832, par Matis (voir Matis, Jean, Sébastien), délégué par les réclamants de Juillet du (ancien) Xe arrondissement (voir Benard de Courtigis pour la Commission des réclamants), au ministre de l’Intérieur. Cette lettre reprenait certaines des réclamations que formulèrent des combattants de Juillet sur les répartitions qui furent faites des décorations, pensions et secours après la révolution. Elle présentait aussi les signataires, à la différence de beaucoup d’autres réclamants, comme des soutiens indéfectibles au trône de Louis-Philippe. Cette lettre était ainsi rédigée (la rédaction hasardeuse est respectée, N.D.A.) : « Les combattants de Juillet du (ancien) Xe arrondissement ont l’honneur de vous exposer que n’ayant point reçu de réponse à leur mémoire adressé unanimement par les membres de la Chambre des députés à M. le ministre de l’Intérieur (votre prédécesseur) (voir Benard de Courtigis sur l’envoi de la pétition de la Commission des réclamants à la Chambre des députés et son adoption à l’unanimité par celle-ci, N.D.A.), qui avait pour objet le mérite de leur réclamation appuyée par le droit qu’ils ont dans la loi sur les récompenses nationales, protestent avec le sentiment de l’indignation contre l’infâme conduite des intrigants, qui se précipitent dans toutes les révolutions où ils ne trouvent leur avenir que dans le meurtre et le pillage. Ils ne doutent pas que les ennemis de l’ordre et de la paix sont les causes immédiates du silence de l’autorité, qui s’est trouvée offensée que dans le travail qui lui a été présenté les noms de quelques-uns de ces vagabonds s’y trouvent insérés, comme ayant bravement combattu dans les trois jours. Les vrais combattants de Juillet éprouvent le besoin, monsieur le ministre, de repousser de leurs rangs ces perturbateurs et, par cette épuration, il ne sera présenté à l’autorité que les noms des combattants du (ancien) Xe arrondissement dont l’homogénéité de leurs principes et leurs opinions seront une garantie de leur dévouement pour le roi des Français. En conséquence, nous avons nommé et nommons M. Matis, rue Traverse n° 9, faubourg Saint-Germain, notre commissaire, afin de suivre devant l’autorité le mérite de nos réclamations, son attachement invariable au gouvernement et ses louables opinions étant bien connues, c’est à ces titres qu’il a toute notre confiance et qu’il mérite celle du gouvernement, que nous le prions de ne recevoir au bas de la présente que les signatures des combattants qui professent les opinions susmentionnées, comme étant à même par ses investigations pleines de jugement et de sagacité de pouvoir séparer l’ivraie du bon grain. D’après cette épuration, nous vous supplions, M. le ministre, de vouloir bien ordonner que tous les dossiers des signataires de la présente soient déposés entre les mains de M. le maire du (ancien) Xe arrondissement, où un commissaire nommé par le gouvernement appréciera tous les services que nous avons rendus qui ont été méconnus par la Commission des récompenses nationales, soit par erreur ou par omission. Ce préjudice a augmenté l’infortune des gens qui méritaient des secours viagers et l’affliction des autres de ce que la loi avait reconnu des catégories, dont on a fait un déplorable abus, les décorés de la médaille qui demandent la croix justifient par leurs dossiers qu’ils ont été plus longtemps exposés au feu de l’ennemi et blessés plus gravement dans la même affaire que ceux qui ont obtenu la croix. Nous demeurons dans la conviction la plus profonde, monsieur le ministre, que la Croix de Juillet ne peut être honorable que lorsqu’elle sera portée par le roi des Français et que son éclat ne peut être durable que lorsqu’elle sera donnée par son auguste main, qui daignera recevoir nos serments de fidélité, de courage et de dévouement qui entoureront le trône impérissable. » L’apostille suivante était placée au début de la lettre : « Les combattants de Juillet du (ancien) Xe arrondissement, interprètes fidèles de leurs compagnons d’armes des autres arrondissements, qui comme eux combattirent franchement pour la Charte et le principe constitutionnel, désirent ardemment que Louis-Philippe, roi des Français qu’ils ont porté de leurs vœux sur le trône national, veuille bien daigner accepter l’ordre de la Croix de Juillet, qui ne peut avoir de mérite et d’éclat que sur la poitrine de l’auguste personne de Sa Majesté. » Il s’était marié à Ollivier le 3 septembre 1825 à la mairie du (ancien) VIe arrondissement de Paris. Il demeurait 3, rue de la Comète en septembre 1830, sur les listes du Constitutionnel ; 13, rue de la Comète en 1831-1832. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 85 ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, Etat nominatif des blessés (2e classe) dont les bulletins individuels ont été remis le 4 octobre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine et Etat des sommes payées aux blessés, veuves, ascendants et orphelins de juillet 1830, du 1er juin au 30 août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/33 nominations à des emplois civils (1831) (sous le nom de Chalot, Jean-Pierre) et F/1dIII/33 état de candidats présentés par la Commission des récompenses nationales pour l’emploi de sergent de ville ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Chollot, Jean-Pierre) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical (sous le nom de Chollot, Jean-Pierre) ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/49 ; Archives nationales F/1dIII/82 lettre en date du 20 mai 1832 envoyée par Matis (sous le nom de Cholot) et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe (sous le seul nom de Cholot). N’y a-t-il pas confusion avec l’autre Cholot, Jean-Pierre ?

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