Chottin, Jean, Nicolas
Biographie
Né le 28 décembre 1787 (mais deux fois le 28 septembre 1787 in Archives nationales F/1dIII/37 ; le 23 décembre 1787 in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) à Paris. Ex-sous-lieutenant du train d’artillerie, chevalier de la Légion d’honneur, par erreur brocanteur in Archives nationales F/1dIII/37. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la jambe droite. Marié et père de deux enfants, il reçut un secours de cent vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la sous-préfecture de Sceaux. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux, fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de quatre cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il prêta son serment le 26 mai 1831 et reçut sa croix le 23 juin 1831 à la sous-préfecture de Sceaux ; le serment était ainsi rédigé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Il signa, le 3 octobre 1831, comme décoré de Juillet et membre de la Légion d’honneur, le certificat suivant en faveur de Foissard, Raymond : « Les soussignés certifient que le sieur Foissard, couvreur, a combattu avec eux dans la soirée du 28 juillet 1830, contre les troupes royales, sur le pont nommé aujourd’hui d’Arcole ; que le lendemain, 29, ayant été forcés d’évacuer le poste du palais des Beaux-Arts, par suite des coups de canon et de la fusillade qui y dirigeaient les susdites troupes ledit sieur Foissard, avec ses compagnons d’armes se sont dirigés par le Pont-Neuf sur la place de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois et ont contribué à la prise du Louvre ainsi qu’à celle des Tuileries et que de là ils se sont rendus sur la place du Palais-Royal, toujours sous les ordres de M. Jacquin, commandant les corps francs. Attestent aussi les soussignés que ledit sieur Foissard a, sur la place du Carrousel, tué un sergent-major de la garde royale, qui n’avait pas voulu se rendre et qu’il s’est emparé de sa caisse pour s’en servir lui-même à battre le pas de charge. » Il signa, le 21 juin 1831, le certificat suivant en faveur de Landoin, Laurent, Etienne, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Les soussignés certifient que le sieur Laurent, Etienne Landoin, demeurant à Vaugirard, rue de Sèvres n° 80, a combattu dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier à la défense de nos libertés et s’y est comporté avec bravoure. Il lui fut délivré, dans les temps, un certificat de ces faits signé par MM. Ambroise Farigoul (voir Farigoulle, Ambroise, Constantin), Deletré (rechercher le nom), Chatain (rechercher le nom), Menadier (rechercher le nom), Chanu (voir Chanut, Jean-Louis), Haudebert (voir Haudebert, François), Coindet (voir sans doute Coindit, Pierre, Civé) et Levron (voir ce nom il est donc décoré de Juillet ?), tous décorés de Juillet, lequel certificat a été remis à la Commission des récompenses nationales et qu’elle a égaré. » Il signa, le 30 juin 1831 et comme « décoré de la Légion d’honneur et de la croix de Léopold », le certificat suivant en faveur de Landoin, Louis, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions à tous qu’il appartiendra que le nommé Landoin, Louis s’est montré en vrai patriote pendant les deux derniers jours de juillet 1830 ; il s’arma d’un fusil de chasse chez son père, à lui appartenant, commune de Vaugirard, rue de Sèvres n° 80, audit lieu et se transporta dans le quartier de la Cité, vis-à-vis le pont de la Grève (à présent pont d’Arcole), n’a cessé de trier sur les ennemis de la France qu’au moment de leur reddition de l’Hôtel de veille, où il fut, et la force supérieure des Suisses et gardes royaux les ayant repoussés, reprirent courage et n’abandonnèrent qu’après la prise bien assurée de (l’Hôtel de) la ville et les poste environnants ; c’était le 28, de là vers les rues Saint-Martin et Saint-Denis et se dirigea comme nous sur le faubourg Saint-Germain puis le 29 idem à la caserne Babylone jusqu’à la fin, lorsqu’elle a totalement appartenu au peuple ; s’est montré digne en toutes ces opérations d’un bon Français ; étant d’une conduite paisible. C’est aussi pourquoi nous nous plaisons spontanément de lui délivrer le présent pour lui servir et valoir au besoin. » Il signa, le 8 août 1831 et comme demeurant 10, rue du Montparnasse, cour Meuiller illisible, le certificat suivant en faveur de Levron, Jean, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Les soussignés certifient que le sieur Jean Levron, demeurant rue de Vaugirard, n° 128, a combattu dans les rangs des défenseurs de nos libertés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, qu’il s’y comporta avec courage et reçut une blessure à l’épaule gauche, d’un coup de crosse le 29 au Louvre. Un certificat lui fut délivré dans le temps de ces faits, signé par MM. Délétré (rechercher le nom), Landoin (un des Landoin serait donc décoré de Juillet ?), Haudebert (voir Haudebert, François) et Tuilliez (rechercher le nom), tous décorés de Juillet, ce certificat fut remis à la Commission des récompenses nationales et se trouve égaré. » Il signa, le 12 juillet 1831, le certificat suivant en faveur de Potron, Etienne, Antoine et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, décorés de Juillet, attestons et certifions que le nommé Etienne, Antoine Potron, âgé de vingt et un ans, marchand de vin à la barrière du Montparnasse n° 6, banlieue de Paris, a fait partie des braves qui se sont portés à la défense de la capitale pour les droits de la patrie. Arrivant d’Argenteuil à Paris, le 28 juillet 1830, il se porta de suite étant bien armé à la place de Grève, où il y resta jusqu’au soir. Le lendemain, il fut à la prise de la caserne de Babylone. Il fut présent à la perte du jeune brave Vaneau (voir Vaneau, Louis, Marie, Anne), dont la France gardera longtemps la mémoire. Il empêcha de tout son pouvoir le pillage de la caserne de Babylone. Comme il s’était montré digne des récompenses nationales, il attendait avec beaucoup de patience, mais voyant distribuer ces gages que la patrie donne à ses défenseurs et voyant qu’il n’était pas porté sur la liste auprès de ses braves camarades et c’est donc au nom de ses compatriotes qu’il croit devoir réclamer cette distinction honorable. » Il prêta, le 18 mai 1831, son serment de décoré de la Croix de Juillet, nécessaire pour pouvoir retirer cette dernière ainsi que le brevet qui l’accompagnait, à la mairie du (ancien) XIe arrondissement ; ce serment était ainsi libellé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Il demeurait 63, rue Saint-Victor en 1830 ; 6, rue du Montparnasse (ou bd du Montparnasse à Montrouge sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 ou à Montrouge in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives nationales F/1dIII/37, mais 6, butte du Montparnasse dans le registre qu’il signe in Archives de Paris VD6 633 n° 1, cahier vert des prestations de serment ; 6, rue Montparnasse in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; 6, butte du Montparnasse dans le certificat qu’il signe in Archives nationales F/1dIII/88 in dossier Foissard, Raymond ; à Montrouge, barrière Montparnasse n° 55 in Archives de Paris VK3 37 sur le registre ; 10, rue du Montparnasse, cour Meuiller illisible in Archives de la préfecture de police AA 399 in dossier Levron, Jean) en 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 57 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 3e classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes de l’arrondissement de Sceaux lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 114 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 30 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet de l’arrondissement de Sceaux ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, cahier vert des prestations de serment ; Archives de Paris VK3 37, état nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet, qui ont retiré leur croix des bureaux de la sous-préfecture de Sceaux après avoir prêté entre les mains du sous-préfet le serment prescrit par l’article 4 de l’ordonnance du roi du 30 avril 1831 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/49 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIVe arrondissement, arrondissement de Sceaux, blessés de 3e classe ; Archives nationales F/1dIII/88 in dossier Foissard, Raymond ; Archives de la préfecture de police AA 397 in dossiers Landoin, Laurent, Etienne et Landoin, Louis, in AA 399 in dossier Levron, Jean ; Archives de la préfecture de police AA 409 in dossier Potron, Etienne, Antoine. Voir Chotin, Jean, Nicolas ?