Clapier, Auguste

Biographie


Né vers 1798 à Bessans (Savoie et ancien département français du Mont-Blanc). Commissionnaire. Il s’illustra au pont d’Arcole et aux Tuileries. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix et un emploi d’homme de peine. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, François Barbier, marchand de vin, rue Saint-Lazare n° 2, Pierre Francot, rue Coquenard n° 32, et Thibaut, boulanger, rue du Faubourg-Montmartre n° 80, certifions et attestons comme faits de la plus exacte vérité que Auguste Clapier, commissionnaire, demeurant à Paris rue du Faubourg-Montmartre n° 66, s’est entièrement dévoué à la cause de la liberté en se trouvant armé d’un fusil aux combats qui ont eu lieu dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, dans lesquels il a fait preuve de courage, en exposant plusieurs fois sa vie, notamment à la place de Grève, sur les quais, le Louvre, le château des Tuileries, qu’il a été incorporé dans la garde nationale mobile jusqu’au licenciement, que pendant ce temps il a monté, toutes les nuits, la garde aux postes de la place Cadet et de la barrière Rochechouart, que d’après le désir qu’il nous a manifesté il est prêt à rentrer dans cette garde mobile si elle a lieu. Nous certifions en outre que ledit Clapier a peu de ressources pour la vie et qu’il est en ce moment avec très peu d’occupation. » Signé : Barbier, François, marchand de vin, demeurant 2, rue Saint-Lazare, Francot, Pierre, ou François, Pierre, demeurant 32, rue Coquenard ; Thibaut, boulanger, demeurant 80, rue du Faubourg-Montmartre. Suivait la note suivante : « Il est vrai de dire que le 28 juillet Auguste Clapier a été réclamer des armes à la mairie du (ancien) XIe arrondissement, rue Saint-Jacques. Ce n’est qu’avec beaucoup de persévérance qu’il est parvenu à obtenir, le premier, un fusil, avec lequel il est arrivé au pont d’Arcole, où il a fait preuve de zèle pour la cause de la liberté et a exposé sa vie. Pour quoi il réclame avec justice la récompense accordée à ceux qui ont agi comme lui dans la circonstance. » Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. En 1832, il réclamait toujours la décoration de la Légion d’honneur, pour les services qu’il avait rendus lors des journées de Juillet. Il demeurait 66, rue du Faubourg-Montmartre en juillet 1830 ; 34, rue des Martyrs en 1831-1832 ; puis 5, rue Coquenard, ou 3, rue de Rochechouart, maison de M. Barré, marchand de vins, à l’enseigne du Caprice des dames ; 44, rue de Rochechouart, au coin de la rue Petrelle, maison de M. Aubry, en 1833. Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIII/76 in dossier Stimler, Charles ; Archives de la préfecture de police AA 379.

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