Clech, Henry
Biographie
Né vers 1803 à Pederace illisible. Pharmacien. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement) sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et une place dans les hôpitaux. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé, en date du 9 juillet 1831 : « Nous, soussignés, déclarons que M. Clech, tenant une pharmacie rue Saint-Honoré n° 232, en face la rue Saint-Nicaise, a tenu son établissement ouvert pendant les trois journées de juillet 1830, afin d’offrir un asile aux malheureux blessés, qu’il leur a prodigué tous les soins qu’il était en son pouvoir d’administrer et qu’il a plusieurs fois exposé sa vie, en s’empressant d’aller les recueillir sur le lieux-même où les balles venaient de les atteindre. Nous attestons de plus qu’un grand nombre de projectiles a brisé divers objets dans sa pharmacie et qu’il a, ainsi, éprouvé des pertes assez considérables, pour lesquelles il n’a sollicité et voulu recevoir aucune indemnité. » Suivaient les apostilles suivantes : « Le commandant Gagzera, de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, certifie la vérité de tout le contenu du certificat ci-dessus. Certifie en outre, s’étant trouvé présent, que le jeune M. Clech, pharmacien, victime de ces mêmes circonstances, est à plus grand titre digne de l’intérêt et de la bienveillance de tous ceux à qui appartiendront... sans suite » Signé, le 10 juillet 1831 : Commandant Gagezera, demeurant 6, rue Vivienne. « Je, soussigné, certifie que le contenu du présent certificat est vrai. » Signé : Bouchard, pharmacien, demeurant 53, rue Sainte-Anne. « Je, soussigné, Pierre Magné, médecin patenté, demeurant rue d’Argenteuil n° 17, certifie que l’exposé ci-contre est véritable et que foi doit y être ajoutée. » Signé : Magné, demeurant 17, rue d’Argenteuil ; Filhol, demeurant 6, rue Saint-Louis ; Almam ou Almain, demeurant 234, rue Saint-Honoré ; Sempoil. Suivait enfin la mention suivante : « Je certifie que le sieur Simon, Clément Noël est mort, le 29 juillet 1830, par suite d’un coup de feu chez M. Clech, susdit. » Signé, le 11 juillet 1831 : Noël aîné. Clech avait, en effet, signé le certificat suivant pour établir le décès de Noël, Simon, Clément, ancien officier de la Garde, pensionné du gouvernement, brigadier aux droits réunis à la barrière du Roule, qui était mort chez lui : « Le 29 juillet dernier, un particulier que je ne connaissais pas est rentré chez moi et m’a demandé une plume, de l’encre et du papier. Peu d’instants après son entrée chez moi, il est mort des suites d’un coup de feu reçu à la poitrine. Je ne sais s’il avait été blessé en combattant ou en circulant sur la voie publique soit par curiosité soit pour ses affaires. […] J’avais fait transporter dès le 29 au soir le cadavre du sieur Noël près de la barricade qui avait été construite rue Saint-Honoré à l’embouchure de la rue Saint-Nicaise, afin qu’il soit réuni à d’autres victimes pour être inhumé. » Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme étant d’une position sociale aisée. Il demeurait 232, rue Saint-Honoré en juillet 1830 ; 2, rue du Val-de-Grâce en 1831. Archives nationales F/1dIII/69 dossier Noël, Simon, Clément ; Archives de la préfecture de police AA 379.