Clément, Nicolas
Biographie
Né le 22 novembre 1772 à Paris (ancien) IXe arrondissement. Entré en qualité d’hussard au 1er régiment, en l’an III, sergent-major à la 7e demi-brigade de vétérans, le 1er frimaire an IX, sous-lieutenant officier payeur au 1er bataillon d’élite de la Haute-Garonne par ordre de l’Empereur le 24 août 1811, retiré dans ses foyers lors du licenciement de l’armée en 1814, il avait fait les campagnes des ans III et IV à l’armée des Pyrénées-Orientales, celles des ans V, VI, VII et VIII en Italie, celles de 1811, 1812, 1813 et 1814 en Catalogne comme sous-lieutenant officier payeur ; il avait été blessé d’un coup de sabre au passage de la Piave en Italie. Il s’illustra au marché des Innocents. En octobre 1830, appartenant au 1er régiment de la Charte, il adressait la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Dans le courant du mois d’octobre dernier, M. le général Fabvier me fit la remise d’une lettre de M. le maréchal ministre de la Guerre, portant avis de ma nomination à une sous-lieutenance, en attendant la décision législative qui me confirmerait dans cet emploi ; cette lettre d’avis, tout en portant bien réellement mon nom, Clément, portait en outre la profession d’élève en médecine, qui n’est nullement la mienne. Je m’empressais de la renvoyer pour que cette erreur fût rectifiée et que, dans celle qui me serait restituée en échange, je n’y sois désigné que comme ancien officier ; mais bien que ma conduite distinguée pendant les trois mémorables journées de Juillet et mes anciens services m’aient acquis des droits à cette récompense, je n’ai reçu aucun avis depuis le renvoi que j’ai fait de cette lettre […] et je me trouve donc privé d’un titre qui m’était réellement destiné puisque parmi tous les officiers du 1er régiment de la Charte, dont je fais partie, il n’y a aucun nom qui, par rapprochement avec le mien, puisse faire supposer le contraire. Conformément à l’ordre de M. le général Fabvier, en date du 14 de ce mois, qui, en nous prescrivant de nous retirer tous dans nos foyers, nous donne avis en même temps d’adresser, dans le plus court délai, les demandes d’emploi auxquels nous pourrions avoir droit, je me suis empressé de lui adresser l’état de mes services, conforme à celui que j’ai l’honneur de joindre à la présente, d’après les pièces en original qu’a dû vous transmettre M. Dubois pour solliciter l’emploi d’officier comptable dans les haras. Mais ayant su depuis que ces sortes de demandes n’étaient point dans ses attributions, je prends la respectueuse liberté de m’adresser à vous directement messieurs pour cet objet, vous priant de bien vouloir vous intéresser en ma faveur pour me faire obtenir cet emploi, que mes connaissances en matière de comptabilité me mettraient à même de le remplir avantageusement. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Sceaux. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ier arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat suivant, à en-tête du 1er régiment de la Charte : « Nous, officiers au 1er régiment de la Charte certifions que M. Clément, Nicolas, lieutenant à la 6e compagnie du 3e bataillon, s’étant trouvé présent avec nous aux diverses affaires des mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet, par son courage, sa fermeté et son dévouement, s’est mérité sur tous les points, les plus grands éloges ; que son zèle et son activité dans toutes les parties du service l’ont constamment fait remarquer pour un officier distingué. » Signé, à Courbevoie, le 26 août 1830 (pour les signatures lisibles) : Thevenet, L. ; Capron ; Des Bray, sous-lieutenant ; Langlois, capitaine ; ...errier ; Leroi, sous-lieutenant ; Taveau, capitaine ; Jean ; Pécot, chef de bataillon ; Maréchal, sous-lieutenant ; Mollard, lieutenant ; Laimé illisible, sous-lieutenant. Il demeurait à Rueil, chez M. Rousseau, épicier, en 1831 mais 2 bis, barrière du Roule en 1831 in Archives de la préfecture de police AA 379. Archives de Paris VK3 42 ; Archives de la préfecture de police AA 379.