Clément, Pierre, Etienne
Biographie
Né vers 1790. Compagnon maçon. Il se distingua à l’attaque de la caserne de Babylone. Il y fut grièvement blessé par une chute qu’il fit en escaladant les murs du bâtiment. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux (sous le seul nom de Maçon sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et sur celles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1843, suite à une demande de secours qu’il fit, empêché « la plupart du temps de se livrer à aucune espèce de travail », la police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Il travaille au compte de son gendre, le sieur Vacivière, riche entrepreneur de Grenelle, où il est assuré d’occupation, aussi son intérieur présente-t-il une sorte d’aisance. Sa femme prend des enfants en sevrage et aide de cette manière à la communauté. Il ne leur reste plus qu’une fille âgée de seize ans, qui n’est pas à leur charge. La moralité du sieur Clément ne laisse rien à désirer. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1843, en 1845, en 1846 et en 1847. En 1848, il sollicita de nouveau un secours et expliquait : « […] Quoique malade, je fais tout mon possible pour me rendre aux réunions des décorés de Juillet, place du Carrousel, hôtel de l’Etat-major. » Il reçut un secours de quarante francs en 1848. Il mourut en 1848 ; sa veuve, qui avait trois enfants mais dont aucun ne lui venait en aide, était dans une position nécessiteuse et jouissait de bonnes conduite et moralité. Elle reçut quarante francs de secours en 1849, un secours de quarante francs puis un autre de cinquante francs en 1851, à titre de veuve d’un médaillé de Juillet. En 1853, la police renseignait à son sujet : « […] Demeure […] avec sa fille qui est veuve et a trois enfants à sa charge. C’est une brave femme dont la moralité est bien établie et dont les moyens d’existence sont bornés à sa journée de blanchisseuse. Elle a un très grand besoin du secours qu’elle sollicite. » Elle reçut cent francs de secours en 1853 (sans doute en deux fois puisqu’il n’y a que cinquante francs in Archives de la préfecture de police AA 369, minutes 260-262), quatre-vingts francs en 1855, quarante francs en 1856 et en 1857. Clément, Pierre, Etienne demeurait dans la commune de Vaugirard : 49, rue Blomet en 1843 ; 59, rue Blomet en 1846 ; 61, rue de l’Ecole en 1848. Sa veuve demeurait 80, rue de Vaugirard en 1850-1851 ; 104, grand-rue à Vaugirard en 1851-1853 ; 18, rue Blomet (58, rue Blomet deux fois in Archives de la préfecture de police AA 369) à Vaugirard de 1853 à 1860. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 4.175 francs pour être répartie entre 95 décorés, combattants et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine minutes 88, 89, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem, Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204, idem Proposition d’accorder à cinquante-six décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 3.100 francs, minutes 260-262, en date du 29 janvier 1853.