Clerc, Guy, Auguste
Biographie
Né le 27 août 1804, à Clamerey (Côte-d’Or) de parents aubergistes (Clerc, Guy et Colardot, Elisabeth). Ouvrier armurier. A l’occasion de son mariage, qui fut doté par la Ville de Paris, pour le (ancien) XIe arrondissement, il est rapporté sur lui qu’il avait été un combattant de Juillet mais qu’il n’en n’avait gardé aucun titre. Il devait épouser la fille de Corot, Jacques (voir ce nom), décoré de la médaille de Juillet. Le commissaire de police du quartier du Luxembourg, Prunier-Quatremère, avait rapporté sur le compte de la famille de la future mariée les renseignements suivants : « La demoiselle Corot est âgée de vingt et un ans ; elle a été élevée par les sœurs de charité du quartier du Luxembourg ; elle est ouvrière en linge ; elle jouit d’une très bonne réputation ; sa conduite est très régulière et n’a jamais donné lieu au moindre reproche, elle est généralement estimée de ceux qui la connaissent. Son père, qui est ancien militaire et qui a reçu la médaille de Juillet, est porteur d’eau. Il jouit aussi d’une bonne réputation. Sa mère, qui est d’une très faible santé et qui est constamment malade, ne peut se livrer à aucun travail. Cette jeune personne est recherchée en mariage par un nommé Clair (sic), ouvrier armurier, combattant de Juillet, âgé de trente ans, demeurant rue du Four, n° 12, lequel paraît aussi avoir une conduite régulière. Je ne connais dans le quartier confié à ma surveillance aucune jeune fille dont le père soit combattant de Juillet ou de juin [5 et 6 juin 1832, N.D.A.], qui puisse être présentée pour être dotée par la Ville lors des mariages qui se célébreront à l’occasion des fêtes de Juillet. » D’autres renseignements recueillis (dont l’origine n’est pas identifiée) étaient ainsi adressés au maire du (ancien) XIe arrondissement : « […] J’éprouve un vrai plaisir à vous apprendre que des scrupuleux renseignements que j’ai recueillis sur Mlle Henriette, Elisabeth Corot, âgée de vingt et un ans, blanchisseuse en fin, demeurant chez ses père et mère, rue du Gindre n° 10, et concurrente pour un des mariages de Juillet, il résulte que cette jeune personne a toujours présenté au voisinage une conduite exempte de tout reproche et qui lui a mérité l’estime générale. Sa moralité est digne d’une confiance d’autant mieux fondée qu’elle paraît appuyée par ses principes religieux et la pratique de la religion, dont je l’ai toujours vu moi-même suivre les exercice avec persévérance ; à des qualités qui offrent de si heureux présages, elle joint la réputation d’être bonne et laborieuse ouvrière et d’être fort douce et soumise. Sa famille, déjà ancienne dans cette rue, jouit d’une bonne réputation de conduite et de probité. Son père est employé pour sonner dans les rues par M. Prunier, commissaire de police, qui lui-même m’a répété les éloges de cette famille et m’a témoigné l’intérêt qu’il lui portait. J’ai pris aussi quelques informations sur le prétendant de cette jeune fille, dont il était connu depuis longtemps et dont il paraît être aimé. Il la recherche depuis plusieurs mois, est âgé d’une trentaine d’années et est armurier ouvrier. Il jouit d’une bonne réputation et passe pour avoir pris part aux journées de Juillet, sans cependant en avoir conservé aucune titre. Sous tous les rapports, cette jeune personne paraît mériter l’avantage qui est sollicitée pour elle et l’intérêt particulier de monsieur le maire pour le lui faire obtenir. » Clerc demeurait 12, rue du Four-Saint-Germain en 1834. Archives de Paris VI1 1, décorés de Juillet, états pour la distribution de gratifications et secours à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet.