Clerck, Antoine

Biographie


Né le 14 octobre 1783 à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Seine-et-Oise). Soldat depuis l’an II jusqu’à 1814, il réussit, alors qu’il faisait partie du 3e régiment des gardes d’honneur, à enclouer deux pièces de canon, le 20 mars 1814, à Arcis-sur-Aube. La même année, il eut son père tué par les forces alliées. Peut-être « ancien employé au journal La Tribune », ou administrateur in Archives nationales F/1dIII/39. On peut lire dans le manuscrit de Victor Crochon le récit suivant de sa participation aux combats de Juillet : « Si le général Gérard se montra disposé à accepter cette marque de confiance de ses collègues, il n’avait pas accueilli si favorablement la proposition qui lui avait été faite par le peuple même au moment où la victoire était incertaine. Voici en effet ce qu’on lit dans une lettre écrite et publiée par M. Clerck, ancien militaire, membre de la Légion d’honneur, décoré de la Croix de Juillet, et à qui sa belle conduite avait mérité le titre de capitaine de l’état-major du général Lafayette : “Je me portai avec environ deux cents hommes chez M. le général Gérard, pour le prier de se mettre à la tête du peuple. Comme chef de peloton, je montais et je parlais au valet de chambre, quand M. Gérard ferma sa porte en disant : Cette canaille croit donc que je vais me mettre à leur tête ! C’est cependant au courage héroïque de cette canaille que M. le lieutenant-général Gérard est redevable de son bâton de maréchal, et de l’honneur de commander une armée de cinquante mille Français ! » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement (sous le nom de Clerk, Antoine sur les listes du Moniteur, in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39), pour des faits qu’il relatait ainsi : « Le 27, à 4 heures du matin, il fut le premier du quartier Poissonnière qui se revêtit de l’habit de garde national, excitant les citoyens à marcher avec lui pour faire respecter les propriétés de l’Etat et l’asile des particuliers : douze à quatorze cents hommes, qu’il alimenta pendant les trois journées avec une somme de huit mille quarante francs ; cette troupe fut par lui dirigée sur les points les plus périlleux. Il fit châtier des hommes qui s’étaient livrés au pillage. Le 28, il eut le bonheur de sauver la vie à quatre-vingt-quatre hommes de la garde royale, rue Fromenteau. Ils furent conduits par ses ordres dans la cour de la Banque. Deux chevaux furent tués sous lui ; le premier en face du Louvre et le deuxième à la grève. Il reçut sur le bras gauche un coup de sabre qui lui coupa les [veines] de deux doigts de la main. Le 29, il fut admis au gouvernement provisoire, en qualité de lieutenant d’état-major sous les ordres de M. le colonel Zimmer, qui lui confia les missions suivantes : 1°) de s’emparer du matériel d’artillerie et poudre de l’Ecole militaire [soit cinq voitures chargées de poudre, N.D.A.] ; 2°) d’arrêter la tentative d’évasion de cinq cents prisonniers à Bicêtre ; 3°) d’arrêter dans la nuit les cinq voitures chargées de draps d’équipement et d’armements militaires à la caserne de Babylone ; 4°) de préserver de la tentative de pillage l’hôpital de La Salpêtrière ; 5°) de faire rentrer à la poudrière des Deux-Moulins les poudres pillées par plusieurs particuliers [soit deux cent quatre-vingt-quatorze tonneaux de poudre et quarante-deux caisses, N.D.A.] ; 6°) de faire des visites domiciliaires pour trouver des chevaux appartenant à l’Etat [soit soixante-quatre chevaux, N.D.A.] ; 7°) de faire dissiper les émeutes des boulangers à Belleville, des cochers à la barrière de Pantin, des serruriers et charpentiers dans Paris, et pendant vingt et un jours il fut chargé de l’inspection générale de jour et de nuit des postes de la capitale et des banlieues. Tous ces ordres multipliés et exécutés avec bravoure militaire sont prouvés par des nombreux certificats et connus de MM. les généraux de Rumigny, Feisthamel, Tourton, Sabier et Jacqueminot, à qui il fit l’offre de mille cinq cents décorés de Juillet armés et équipés aux frais de l’exposant pour faire partie des éclaireurs de l’armée en Belgique. M. Soubert, colonel de la IIIe légion a connaissance de tous ces faits. Il invita l’exposant à contribuer à l’organisation et à l’instinction (?) de sa légion comme adjudant major. Après un mois d’un service très actif conjointement avec un grand nombre d’adjudants majors des légions qui avaient abandonné leurs propres intérêts pour le bien du service, nous avons été repoussés. L’exposant croit avoir rendu service au gouvernement à cette époque pour éviter des émeutes dans Paris et faire partir trois mille hommes sans travaux au parti constitutionnel en Espagne et trois mille autres conduits à l’état-major pour l’Afrique. Cent cinquante hommes armés et équipés à ses frais le suivirent en Belgique pour défendre la patrie de ses pères. Rendu à Bruxelles, il fut placé capitaine d’état-major du général Nippels, qui le chargea de missions fort périlleuses. A la tête de ses cent cinquante hommes et de quelques Bovings (?), il enleva aux Hollandais sur le pont Derkem deux pièces de canon et leur fit trois cents prisonniers. Après cette expédition, il se rendit à Paris et sollicita l’emploi de maréchal des logis dans les bataillons mobiles de gendarmerie en Vendée, où il eut l’occasion, près de Saint-Sauveur, à la tête de vingt-quatre gendarmes, d’arrêter le nommé Sortant et sa bande, composée de quarante hommes armés, qui furent conduits à Bessuires en 1832. Ces bataillons furent licenciés, il fit la demande de passer à la force publique d’Afrique, où il a accompagné bien des fois M. le général Trezel, qui peut justifier son zèle et son activité. » Il signa, comme « capitaine à l’état-major » un certificat en faveur de Baudry, Auguste, Pierre, pour faire valoir les droits de ce dernier à une récompense nationale. Il signa, le certificat suivant en faveur de Petit, Jean-Baptiste : « Nous, soussignés, citoyens attachés à l’état-major de M. Le colonel Zimmer, certifions que M. Petit, Jean-Baptiste, ancien sous-officier au 12e léger, est un des premiers d’entre nous qui le 30 juillet au matin ait été employé à l’état-major, attendu qu’il résulte d’un certificat de M. de Faisset que dans la nuit du 29 au 30 il fut employé à différentes missions importantes. Certifions en outre que M. Petit, le 29, n’a pas quitté un seul instant les bureaux de l’état-major, si ce n’est dans la journée du 31 août, qu’il a accompagné le colonel à la Chambre des députés. » Il signa, le 21 juin 1831, le certificat suivant en faveur de Staebel, Jean-François, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Puisque vous avez été appelé par la majorité des combattants et blessés de Juillet à réparer les injustices qu’a commises la première Commission établie par le gouvernement, nous nous faisons un devoir de venir vous déclarer et attester sur l’honneur que le sieur Jean-François Staebel, employé aux bureaux du journal la Tribune, passage des Petits-Pères n° 8, s’est battu pendant les trois mémorables journées de Juillet et qu’il a en outre en décembre, lors du jugement des ministres, coopéré à maintenir l’ordre public, partagé notre dévouement et nos dangers pour le triomphe et l’affermissement de nos libertés. » Si la loi du 13 décembre 1830 instaura les récompenses de Juillet, une ordonnance, en date du 30 avril 1831, voulut changer les règles de la distribution et stipuler, entre autres, que la Croix de Juillet porterait gravée la légende Donné par le roi des Français, que la couleur du ruban serait bleue avec des lisérés rouges et que les citoyens décorés de la Croix de Juillet prêteraient serment de fidélité au roi des Français, et d’obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. Cette nouvelle ordonnance souleva des protestations chez les décorés de Juillet. Ces derniers trouvaient en effet cocasse de prêter serment à un roi qui, lui, n’avait pas combattu sur les barricades ! Et le journal la Révolution de demander : « Que parlez-vous donc de serment à des gens qui vous ont fait ce que vous êtes, et qui seraient plutôt en droit de vous demander compte de vos promesses...? » Alexandre Dumas, quant à lui, dans ses Mémoires, ajoutait la précision suivante : « Le droit acquis à la place de Grève, au Louvre et à la caserne de Babylone, est antérieur à tous autres droits : on ne peut, sans tomber dans l’absurde, supposer la décoration donnée par un roi qui n’existait point à cette époque, et pour la personne duquel, nous l’avouons hautement, nous ne nous battions point alors. » Une réunion eut lieu, à ce sujet, le 6 mai 1831, dans la salle de la Grande Chaumière, passage du Saumon, qui réunit un millier de décorés. Elle fut présidée par Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), avocat et qui représentait le (ancien) VIIe arrondissement. Avec au bureau : Lamoure (voir Lamoure, Auguste), représentant le (ancien) Ier arrondissement ; Arago (voir Arago, Etienne, Vincent), représentant le (ancien) IIe arrondissement ; Trélat (voir Trélat, Ulysse), représentant le (ancien) IIIe arrondissement ; Moussette (voir Moussette, Paul, Benoît), représentant le (ancien) IVe arrondissement ; Higonet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph), représentant le (ancien) Ve arrondissement ; Bastide (voir Bastide, Jules), représentant le (ancien) VIe arrondissement ; Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), représentant le (ancien) VIIe arrondissement ; Villeret (voir Villeret, Antoine, Médéric), représentant le (ancien) VIIIe arrondissement ; Gréau (voir Gréau, Anne, Louis), représentant le (ancien) IXe arrondissement ; Cavaignac (voir Cavaignac, Godefroy, Jacques, Eléonore), représentant le (ancien) Xe arrondissement ; Raspail (voir Raspail, François, Vincent), représentant le (ancien) XIe arrondissement ; Bavoux (voir Bavoux, François, Nicolas), représentant le (ancien) XIIe arrondissement ; Geibel (voir Geibel, Antoine, Benoit), représentant le (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis) ; Dumas (voir Dumas, Alexandre), représentant le (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux). Voici comment Le Constitutionnel, du 7 mai 1831, rapporta le déroulement de cette réunion : « Les citoyens désignés pour la décoration de Juillet avaient été invités à se rendre aujourd’hui à la Grande-Chaumière, passage du Saumon, pour délibérer sur plusieurs questions relatives aux dispositions de l’ordonnance du 30 avril, qui détermine la couleur du ruban, décide que ces mots donné par le roi seront inscrits sur la décoration et prescrit un serment aux citoyens désignés. La réunion était très nombreuse. Un projet de résolution a été mis aux voix, article par article, et adopté sans discussion et sans réclamation. Voici l’acte proposé à l’approbation de l’assemblée : “Considérant que le serment en France ne peut être demandé que par une loi ; que nul article de la loi du 13 décembre 1830, qui a institué la décoration de Juillet, ne prescrit de serment ; que reconnaître au gouvernement le droit d’imposer une condition quelconque en dehors de la loi du 13 décembre 1830 ce serait lui reconnaître celui de modifier arbitrairement cette loi, et par conséquence de refuser les décorations acquises ou d’en distribuer de nouvelles sans le concours de la Commission ; que le roi, comme représentant de la nation, peut remettre aux décorés de Juillet, qui alors la recevraient de sa main, l’étoile qu’ils doivent porter mais que rien de l’autorise à la donner en son nom ; que ces mots donné par le roi, changeraient la nature de la récompense, qui cesserait d’être une récompense nationale, pour devenir une faveur royale ; que les faits à raison desquels la décoration a été instituée sont antérieurs à l’existence même du gouvernement du roi ; que le seul serment à exiger, en ce cas, serait celui de fidélité aux principes qui ont mis les armes à la main et valu la décoration nationale. Par ces motifs, les citoyens présents à la délibération s’engagent à ne pas se soumettre à la condition du serment, qu’ils considèrent comme illégale. Ils s’engagent, en outre, à porter immédiatement, après la décision prise par l’assemblée, la décoration spéciale, telle qu’elle a été fabriquée sur le modèle donné par la Commission.” La commission qui avait rédigé cette déclaration étant d’avis qu’il ne convenait pas à des citoyens, surtout à des citoyens de Juillet, d’attacher de l’importance à la couleur d’un ruban, le premier article a été adopté à la presque unanimité. Sur la question de l’inscription Donné par le roi, il a été clairement expliqué qu’il ne pouvait être dans la pensée d’aucun des patriotes de Juillet de refuser la décoration de la main du roi, et que la résolution n’était proposée que dans l’intérêt des principes et de la loi. La troisième question, celle du serment, a été résolue pour des motifs semblables. L’ordre le plus parfait a été observé dans cette délibération. Parmi cette élite des patriotes de Juillet, plusieurs portaient des marques glorieuses de leur courage. On a distingué avec intérêt un vieux citoyen (voir Decombis, Antoine) blessé une première fois, le 14 juillet 1789, devant la Bastille, et blessé de nouveau, le 28 juillet 1830, devant l’Hôtel de ville. Il avait obtenu la médaille commémorative de la victoire du 14 juillet 1789. Toute l’assemblée s’est empressée de rendre honneur à ce vétéran de la liberté. La séance levée, plusieurs des assistants se sont empressés de se séparer du ruban bleu bordé de rouge. Une quête a été faite au profit des détenus politiques. » Il fut cependant l’un des signataires (voir la liste à Palbra, Armand, Pierre), comme capitaine, de la pétition qui, le 9 mai 1831, protestèrent contre les conditions dans lesquelles s’était faite la réunion du passage Saumon et réaffirmaient sa fidélité à Louis-Philippe. Cette pétition était ainsi rédigée : « Les soussignés, décorés de la Croix de Juillet, considérant qu’ils doivent à leur conscience de manifester leur opinion sur le résultat de la séance tenue au passage du Saumon, le 6 mai dernier, ont arrêté de rendre publique la déclaration suivante. Les hommes de Juillet, dévoués avant tout à leur pays ont combattu pour renverser l’arbitraire, secouer le joug qu’on voulait imposer à la liberté, renverser du trône le roi parjure. Déposant les armes immédiatement après leur victoire, ils accompagnèrent de leurs acclamations le lieutenant-général du royaume à l’Hôtel de ville et bientôt après reconnurent en lui le roi des Français, le roi citoyen. Fidèles à leur dévouement, ils ne demandèrent, ils ne sollicitèrent aucune faveur ; la loi du 13 décembre 1830 décerna des récompenses nationales à ceux qui dans les grandes journées de Juillet avaient sauvé la patrie, versé leur sang pour elle et mérité par leur conduite de voir leurs noms inscrits aux tables de nos lois. Une commission dont les membres choisis parmi les citoyens qui avaient pris la part la plus glorieuse aux événements de la grande semaine fut instituée ; un travail long et consciencieux fut le résultat de recherches et d’investigations pénibles ; le zèle des commissaires et des jurés quoique toujours à l’épreuve ne se ralentit pas ; enfin 1528 citoyens furent désignés par la Commission pour recevoir la décoration spéciale que leur accordait la loi. Immédiatement un rapport présenté au roi par le président du Conseil des ministres lui proposa de décerner lui-même ces récompenses au milieu des trophées de notre gloire militaire, sous les yeux de nos héros mutilés, dans le temple même où Napoléon voulut rehausser l’éclat de l’ordre qu’il avait fondé, par la vue de nombreux étendards conquis par le courage français, au nom de la patrie et de la liberté. Le rapport du ministre fut suivi d’une ordonnance qui apporte deux modifications dans la proposition de la Commission, l’une repose sur la couleur du ruban, l’autre sur l’inscription ajoutée à la décoration ; l’ordonnance prescrit en outre la formule suivante du serment que doit prêter chaque décoré : “Je jure fidélité au roi des Français, à la charge constitutionnelle et aux lois du royaume.” Les soussignés n’entreprendront point de combattre les motifs qui ont engagé leurs camarades à repousser les dispositions qui viennent d’être énoncées, ils se contenteront seulement de manifester leur opinion quant à ces dispositions. Les soussignés auraient vu avec satisfaction que l’ordonnance du roi maintînt la couleur du ruban proposé par la Commission, attendu que celui adopté est identiquement semblable aux deux ordres espagnols créés en 1808 et 1809 (Voyez la Collection historique des ordres de chevalerie par Perrot, Paris, 1820, deux volumes in 4° n° 42 et 45). Ils déclarent que ces mots Donné par le roi ne changent pas à leurs yeux la nature de la récompense, qui est et ne peut être qu’une récompense nationale et non une faveur royale ; qu’ils ne voient dans ces mots Donné par le roi que l’expression manifeste du désir de Sa Majesté d’associer son nom aux événements glorieux de Juillet, attendu que le roi ne peut aux termes mêmes de la loi ajouter ni retrancher aux noms inscrits par la Commission des récompenses nationales. Quoique, selon eux, aucune disposition législative ne les contraigne à la prestation du serment déterminé par l’ordonnance du 30 avril dernier, ils déclarent qu’ils prêteront serment de fidélité au roi des Français, gardien de la liberté, à la charte constitutionnelle qui la consacre, aux lois du royaume qui la présenteront enfin dans tout son éclat ; ils ne voient dans ce serment ni un acte de féodalité, ni un souvenir du Moyen Age, ni un lien de vassalité. Ils ont trop de franchise pour ne pas déclarer qu’armés pour la liberté, ils ont déposé les armes lorsqu’elle fut reconquise et qu’ils sauraient les reprendre de nouveau si jamais elle était menacée. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1838, il fut atteint d’une ophtalmie et nommé à la 2e compagnie des gendarmes vétérans à Riom (Puy-de-Dôme). En 1842, il était veuf depuis deux ans et n’avait plus que quatre enfants, en bas âge, sur les seize qu’il avait élevés ; il en avait perdu deux en Afrique, quatre autres étaient morts du choléra. Il reçut un secours de cent francs en 1846. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février. En 1848, il était toujours à la 2e compagnie des vétérans à Riom. Il fut recommandé par la Commission pour obtenir un emploi dans le département du Puy-de-Dôme. Il reçut un secours de soixante francs en 1849 et en 1850, à titre de décoré de la Croix de Juillet, de la même somme en 1850, de soixante-quinze francs en 1851, de la même somme en 1852 et en 1853, de cinquante francs en 1855. Il resta à Riom jusqu’en 1856, année au cours de laquelle il désira rejoindre Paris et solliciter son entrée aux Invalides. Informée de sa demande, la police précisa : « […] Réputation et conduite qui laissent à désirer. […] La demande du sieur Clerck ne paraît pas admissible. » Il mourut vers 1863 et sa fille reçut un secours de trente francs le 30 mai 1863. Il demeurait 34, rue Poissonnière en 1831 ; à Riom depuis 1836 jusqu’à 1856, 2, bd de la Poterne de 1852 à 1856 ; 112, rue de la Mare à Belleville en 1856 ; 3, rue Basse-Gâtine à Charonne entre 1856 et 1863. En 1863, il était décédé et ce fut sa fille qui reçut trente francs. Bibliothèque historique de la Ville de Paris, manuscrits, 8-ms-1025, ouvrage de Victor Crochon, f° 564 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIII/71 in dossiers Petit, Jean-Baptiste ; Archives de la préfecture de police AA 369, Rapport au ministre, en date du 19 mai 1849, sur la proposition d’accorder à quatorze décorés, combattants, veuves de Juillet et sœur d’une victime de Juillet, domiciliés dans les départements des secours s’élevant ensemble à la somme de huit cent dix francs, minute 33-34, idem rapport du 19 août 1850, proposition d’accorder à douze décorés, médaillés, veuves et combattants de juillet 1830, domiciliés dans les départements des secours s’élevant à la somme de 755 francs, minutes 127, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 206, idem Proposition d’autoriser sur le crédit porté au chapitre 6 du budget de 1852 l’ordonnancement d’une somme de 570 francs, pour être répartie, à titre de secours, entre sept décorés de Juillet 1830 et trois veuves de décorés ou blessés de Juillet, en résidence dans les départements, minutes 248-249, en date du 6 décembre 1852 ; Archives de la préfecture de police AA 371 in dossier Baudry, Auguste, Pierre ; Archives de la préfecture de police AA 414 in dossier Staebel, Jean-François ; Le Constitutionnel, 7 mai 1831 ; Mes Mémoires, Alexandre Dumas, huitième série, nouvelle édition, Paris chez Lévy frères, 1869, pp. 162-166 ; Archives nationales F/9/1154 Protestations.

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