Clerget, Jean, Alexandre

Biographie


Né en 1787 à Paris. Libraire. Le 30 mars 1814, alors qu’il était grenadier à la XIe légion de la garde nationale, il fit, derrière Pantin, prisonnier un officier russe et le conduisit à l’état-major de la place de Paris. Ayant sollicité, pour ce fait, la décoration de la Légion d’honneur, l’état-major de la garde nationale de Paris, fit sur les faits le rapport suivant, en date du 15 juin 1815 et adressé au ministre de l’Intérieur : « […] Il résulte du travail rédigé à l’état-major général pour la distribution des décorations accordées à la garde nationale de Paris, par l’ordonnance du 5 août dernier, que M. Clerget était un des quatre candidats grenadiers ou chasseurs présentés par M. le chef de la XIe légion, que les notes à l’appui de cette présentation, notamment celle du chef de bataillon, portent que M. Clerget, entré dans la compagnie des grenadiers dès la formation, a été très empressé à s’habiller et a fait son service avec beaucoup d’exactitude ; qu’à la journée du 30 mars, il se trouvait, dit-il, à la campagne, dans les lieux du champ de bataille, s’est rallié aux tirailleurs de la garde et a fait, de sa main, un officier russe, prisonnier, qu’il a conduit à l’état-major de la place, qu’il en a produit le récépissé ; que M. Clerget avait pour concurrent candidat M. Vignon, désigné aussi comme faisant exactement son service et blessé à la journée du 30 mars. On a cru devoir donner la préférence à ce dernier, motivée sur ce que l’action de M. Clerget, en la supposant même mieux prouvée, perdait beaucoup de son prix par cela seul qu’il n’était pas à son rang et se trouvait éloigné de ses véritables chefs, qui n’ont pu en être témoins et la certifier. Je pense donc qu’il n’y a pas lieu à un rapport particulier pour M. Clerget. » En juillet 1823, libraire à la place Saint-Etienne, il descendit dans un puits de cent cinquante pieds, situé dans une des caves de Sainte-Geneviève, pour retirer des ouvriers asphyxiés. Le 28 juillet 1830, il se battit en tirailleur sur la place de Grève, et le 29, sous les ordres de Guérin, il participa à l’attaque du Louvre et des Tuileries et a « par son courage et son sang-froid, puissamment contribué à maintenir l’ordre » parmi les combattants. Il fut légèrement blessé au bras gauche. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il était porteur des deux certificats suivants. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, atteste et certifie que le sieur Clerget, Jean, Alexandre, grenadier à la XIIe légion, a constamment fait partie de la compagnie que j’ai dirigée sur le Louvre et les Tuileries dans la journée du 29 juillet 1830 et qu’il a, par son sang-froid et son courage, puissamment contribué à maintenir l’ordre parmi nos soldats improvisés. » Signé, le 9 août 1830 : Guérin fils (voir ce nom), sergent-major des sapeurs-pompiers. Le second certificat, ainsi rédigé : « M. Clerget m’ayant témoigné le désir d’avoir une attestation des soins que je lui ai donnés le 29 juillet dernier, j’atteste l’avoir soigné d’une plaie contuse avec excoriation, qu’il portait au bras gauche, suite des événements de la journée. » Signé, le 3 septembre 1830 : Dubois, B., élève en médecine. Dans sa séance du 9 décembre 1830, le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se déclara d’abord à l’unanimité comme ne méritant pas la croix, puis trois voix contre ??? voix pour la médaille puis à l’unanimité comme méritant une mention honorable. » Ayant reçu cependant la médaille auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, il se plaignit de ne pas avoir été décoré de la Croix de Juillet. Il signa le certificat suivant en faveur de Blanchard, Auguste : « J’ai vu, le 28 juillet 1830, le sieur Blanchard, en armes sur le quai en face la Grève et l’ai rencontré le lendemain au moment où deux personnes le ramenaient blessé chez lui. Ce jeune homme, qui s’est éloigné de Paris peu de jours après les événements de Juillet, ne s’est pas trouvé à même de faire valoir ses titres aux récompenses nationales, auprès de la première Commission. J’atteste qu’il mérite tout l’intérêt de la Commission des réclamants. » Il était commissaire du (ancien) XIIe arrondissement à la Commission des réclamants et fut chargé d’une enquête qui devait conclure au rejet de la demande de Picard, Pierre, Médard d’obtenir la décoration de Juillet. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il était père de famille et appartenait à la XIIe légion de la garde nationale. Il demeurait 2, place Saint-Etienne-du-Mont en 1830. Le Moniteur du 27 juillet 1823 (à consulter), idem 3 et 5 août 1830 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité trois fois dont la seconde sous le numéro 11 et la troisième fois sous le numéro 585) ; Archives de Paris VK3 33 jury du (ancien) XIIe arrondissement pour la décoration spéciale, séance du 9 décembre 1830, M. Maës président ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIV/C/10 ; Archives de la préfecture de police AA 373 in dossier Blanchard, Auguste ; Archives de la préfecture de police AA 408 in dossier Picard, Pierre, Médard.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.