Cligny, Claude

Biographie


Né le 1er janvier 1797 au Point-du-Jour à Auteuil (Seine) (mais à Troyes dans l’Aube sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives nationales F/1dIII/36). Ex-artilleur, ayant quatorze années de service, devenu serrurier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement Il reçut, après la révolution, un total de trente-quatre francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il fut nommé, peu de temps après, fort à la halle à la volaille. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1835, la police indiquait qu’il était porteur au marché de la Vallée, qu’il gagnait quatre à cinq francs par jour, que sa femme, marchande au même endroit, en gagnait deux, qu’ils avaient bonne réputation et nul besoin de secours. En 1838, la police précisait qu’ils étaient « souvent gênés par suite de l’inconduite du nommé Cligny, qui est adonné à l’ivrognerie ». Il reçut un secours de quarante francs en 1848. En 1849, la même administration renseignait sur le compte de Cligny qu’il était mécanicien mais sans ouvrage et ajoutait « bonne réputation. Bonnes conduite et moralité, opinions politiques bonnes. Position précaire. » Il reçut cinquante francs de secours en 1849, à titre de médaillé de Juillet. En 1851, sans ouvrage depuis longtemps, « dans le plus grand dénuement possible », il sollicita un secours et obtint soixante francs. Il reçut de nouveau soixante francs en 1852, en 1853 et cinquante francs en 1854. En 1855, la police rapportait sur lui : « […] Il est débiteur envers son propriétaire d’un terme de loyer […]. A perdu son emploi [de fort au marché à la volaille, N.D.A.], par suite de ses opinions subversives et de son penchant à la boisson. Depuis cette époque, il exerce l’état de mécanicien, mais comme il n’est plus jeune et qu’il est peu exercé dans cette partie il est souvent inoccupé. Sa femme travaille au marché à la volaille et gagne environ 0,50 franc par jour. Leur position est gênée. Le sieur Cligny est connu comme un ivrogne. Ses opinions sont douteuses ; du reste, il n’a pas d’antécédents judiciaires. » Il demeurait 35, rue des Marmousets en 1831 ; d’au moins 1835 à 1852, 9, rue de Nevers, une chambre de cent douze francs par an, misérablement meublée en 1852-1853. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 81 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et dossier indemnitaires classés et non classés ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40 et suivantes, idem minute 45, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852, idem Proposition d’accorder à dix-huit décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 1.010 francs, minutes 275-276, en date du 28 février 1853. Est-ce lui qui, in Archives de Paris VK3 50 in dossier Pilliot, Jean, Alexandre, signe, le 13 août 1830, le certificat suivant en faveur de Pilliot, Jean, Alexandre : « Je, soussigné, moi chef de pièces, que le nommé Pilliot (sic), Jean, Alexandre, est depuis le 29 juillet resté constamment, en qualité d’artilleur aux pièces placées sur la place de l’Hôtel de ville, qu’il est venu à Rambouillet, n’a pas quitté son poste une seule minute et a montré tout le courage d’un citoyen tout dévoué à la cause nationale. »

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.