Clochez, Charles, François

Biographie


Né le 1er floréal an X (14 février 1798) (21 février 1798 in Archives de Paris Vbis1K4 2 et Archives nationales F/1dIII/39 mais bien le 14 février 1798 in Archives nationales F/1dIII/35 A mais par erreur dans la même source en 1809) à Cambrai (Nord), fils de Clochez, François, Joseph, marchand levurier, et de Questroy, Alexandrine, Désirée, son épouse. Ancien militaire, premier ouvrier bottier au 3e régiment de hussards, devenu bottier (par erreur chaussonnier sur les listes du Constitutionnel) chez Doche, marchand bottier, fournisseur du Théâtre-Français, demeurant 1, rue Saint-Nicaise. Il sortit de chez son patron le 29 juillet à 6 heures du matin et prit part au désarmement du poste des pompiers de la rue de la Paix puis se rendit au Théâtre-Français, où il tirailla deux heures, puis alla de la rue du Rempart à la rue Saint-Nicaise, où, en voulant s’emparer d’une pièce de canon, il reçut quatre balles à la jambe et à la cuisse gauche, qui le contusionnèrent. Il fut blessé à la cuisse par des balles mortes et par un coup de sabre (quatre blessures en tout). Marié, père d’un enfant et sa femme enceinte, il reçut (sous le nom de Clocher, Ch.) un secours de soixante-dix francs et un autre de trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il resta un mois sans travailler, à cause de ses blessures. Il reçut, comme blessé, un secours de vingt francs le 12 août et un secours de vingt francs le 18 août auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement (sous le nom de Clochez, François) et un secours de deux cents francs, entre le 8 octobre 1830 et le 10 mars 1831, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Grange, Louis, demeurant 226, rue Saint-Honoré, témoigna que Clochez avait été relevé devant sa porte, qu’on l’avait porté dans un de ses lits et qu’il lui avait donné les secours qu’il lui avait été possibles de donner. Lambo… illisible, élève en pharmacie chez Potard, pharmacien 271, rue Saint-Honoré, attesta avoir soigné Clochez et que « parmi les cinq blessures qui ont demandé quelques soins, il s’en trouva une qui ne cesse de lui occasionner des douleurs très vives et l’empêche de travailler ». Courtois, marchand de vin rue de Rivoli, témoigna aussi avoir donné les premiers secours à Clochez. Cousin, Charles, élève en médecine, demeurant 6, rue Saint-Nicaise, témoigna avoir vu Clochez « se battre toute la journée du 29, que nous nous sommes trouvés ensemble au coin de la rue Saint-Nicaise, où il a été meurtri par la garde royale ». Grison, chef costumier du Théâtre-Français, témoigna des blessures reçues par Clochez. Les docteurs De Hempel (voir De Hempel, Frédéric, Adolphe), demeurant 21, rue de la Cossonnerie et Debooz de André, Stanislas, Jean-Baptiste (voir ce nom), demeurant 44, rue Dauphine, témoignèrent des blessures qu’il avait reçues. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement.. Il sollicita une place de maître bottier dans un régiment de cavalerie. Il fut admis dans la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de neuf cents francs versés sur trois ans, attendu la gravité exceptionnelle de ses blessures (habituellement l’indemnité ne pouvait être versée que pour deux années au maximum). Il reçut, à titre de blessé, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa « pour l’affaire de la rue de Rohan », le 4 août 1830, le certificat suivant en faveur de Debooz, Stanislas, Jean-Baptiste : « Nous, soussignés, citoyens de Paris, certifions que M. de Booz (sic), docteur en médecine, demeurant rue Dauphine n° 44, a concouru dans la journée du 29 juillet 1830 à l’attaque et prise du Louvre, et qu’outre le service d’avoir pansé des blessés, il a continué son service pour se battre, conduite qui mérite le certificat que nous lui délivrons pour valoir et servir au besoin. » Sa médaille lui fut délivrée le 4 août 1831, par procuration de sa femme. Il fut condamné par la cour d’assises de Paris, le 21 avril 1831, pour résistance en réunion à la garde nationale, à un an d’emprisonnement, qu’il subit, pour sa participation aux troubles de février 1831. Il reçut quarante francs de secours en 1835. Il reçut un secours de quarante francs en 1850, un secours de soixante francs en 1851 et en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Il s’était marié à Dumont le 16 août 1823 à la mairie du (ancien) XIe arrondissement de Paris, et était père de deux enfants en 1830. Il demeurait 1, rue Saint-Nicaise au début août 1830 (dans une lettre qu’il fait parvenir à la Commission en août et aussi in Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 3) ; 22, rue de la Cossonnerie fin août (dans une autre lettre qu’il fait parvenir à la Commission) ; 4, rue des Boulangers en 1830 ; (in Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés : la première adresse, rayée, est rue Saint-Nicaise ; puis 24, rue de la Cossonnerie puis 32, rue de la Lune en 1831) 3, rue Quincampoix en 1831 ; 22, rue de la Cossonnerie en 1831 sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais bien 3, rue Quincampoix in Archives nationales F/1dIII/35 A et in Archives nationales F/1dIII/38 A ; 32, rue de la Lune aussi in Archives nationales F/1dIII/38 A ; 46, rue de Seine-Saint-Germain en 1835 ; 110, rue de Sèvres en1849-1851 ; 94, rue de Sèvres en 1852. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives et liste lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 73 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, liste des blessés indemnitaires de la 1re classe, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, où son nom est (logiquement) rayé ; Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 3, état des sommes données aux blessés (soldés), idem liasse 7 liste des secours aux combattants (sous le nom de Clochez, François) ; Archives de Paris VD6 277 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (sous le nom de Clochez, François) ; Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates (sous le nom de Clochez, François) ; Archives nationales F/1dIII/33 lettre de la Commission des récompenses nationales en date du 22 août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIII/52 in dossier Debooz de André, Stanislas, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/60 in dossier Lacaine ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, cas exceptionnels ; Archives nationales BB/22/51 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 79 ; idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99 (sous le nom de Clochez, François), idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163 (sous le nom de Clochez, Charles, François), idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852 (sous le nom de Clochez, Charles, François).

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.