Codrelier, Marie, Joseph (et aussi Caudrelier, Marie, Joseph sur les actes d’état civil), Ange (et aussi Lange à l’état civil)
Biographie
Né le 15 août 1790 à Oisy-le-Verger (Pas-de-Calais), de Caudrelier ou Codrelier, Euphrosyne ou Euphroisine, veuve d’Antoine Patou et « d’un père absent et inconnu ». Mécanicien en 1811, tisserand en 1815, mécanicien ou chauffeur de pompe à vapeur en 1830. Il fut blessé de coups de crosse à l’estomac et à l’aine gauche et de coups de baïonnette à la main droite. Il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le maire d’Oisy-le-Verger lui délivra, en date du 2 mai 1831, un certificat attestant que Caudrelier ne possédait aucun bien immeuble dans la commune et qu’il ne vivait que du produit de son travail lorsqu’il demeurait dans cette commune. Il reçut la médaille (sous le nom de Codrillier, Lange) de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement (pourquoi je ne l’ai pas dans les listes du Moniteur et dans celles du Bulletin des lois ?). Admis dans la 3e classe des blessés, une pension de trois cents francs lui fut accordée. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Sans doute décoré de la Croix de Juillet mais non porté sur les listes. En 1849, les renseignements de police le disent d’une bonne conduite et d’une bonne moralité. En 1850, il était pensionnaire aux Invalides, honnête homme, mais mérita cependant « une réprimande sévère de la part de ses chefs pour avoir sollicité des secours sans avoir été autorisé par eux ». Il s’était marié, le 30 octobre 1811 à Oisy-le-Verger avec Catillion, Augustine, Bernadine, née le 17 janvier 1788 à Oisy-le-Verger ; sur l’acte de mariage, l’époux est indiqué comme Caudrelier, Lange, Marie, mécanicien ; l’épouse est indiquée comme Catillon, Augustine, Bernadine, fille de Catillon, Charlemagne et de Castille, Jeanne, Thérèse. Il eut un fils, Caudrelier, Pierre, François, né le 2 février 1815 à Oisy-le-Verger, indiqué comme fils de Caudrelier, Lange, Marie tisserand en coton, et de Catillon, Augustine, son épouse. En 1848, il sollicita des secours, se disant « décoré de la Croix de Juillet 1830 » et venant de perdre son fils pendant la révolution de Février, dans les combats du palais « ci-devant royal ». Il était indiqué par l’administration comme non porté sur aucune des listes de décorés de la croix ou de la médaille de Juillet et par la police comme jouissant d’une « bonne conduite et moralité ». Il demeurait à Oisy-le-Verger en 1815 ; 38, rue des Tournelles (par erreur une fois 88, rue des Tournelles in Archives de Paris VD6 471 n° 5) en 1830-1831 ; 19, rue de l’Eglise au Gros Caillou en 1848 ; 17, rue de la Comète et 171, rue de Grenelle en 1849 ; 19, rue de l’Eglise au Gros Caillou en 1850. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 105 (sous le nom de Caudrillier, Auguste, Ange, Marie) ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 31 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 3e classe, sous le nom de Caudrillier, Auguste, Ange, Marie) ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des médaillés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 43 (couverture du dossier Diguet, Victor) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIII/50 (sous le nom de Codrelier, Auguste, Marie, Joseph) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 3e classe (sous le nom de Caudrillier, Auguste, Ange, Marie) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104 (sous le nom de Caudillier).