Cognet, Félix ou Quinet, Félix
Biographie
Le Constitutionnel, en date du 18 août 1830, faisait paraître l’article suivant le concernant : « A M. le rédacteur du Constitutionnel. Paris, 15 août 1830. Monsieur. Deux militaires de l’ex-garde royale, retournant dans leur famille, seront-ils assez heureux pour que vous leur permettiez, par la voie de votre estimable journal, de témoigner, avant leur départ, leur reconnaissance et leur admiration à M. Félix Quinet ou Cognet, de Lorient, qui, le 28 juillet, au milieu de la mitraille, à la place de Grève, a couru les plus grands dangers pour nous sauver d’une mort inévitable, en nous arrachant des mains d’une soixantaine de personnes, et qui nous a fait entrer chez un marchand de vin, et là cet estimable jeune homme pour lequel nous conserverons un éternel souvenir, a déchiré sa chemise et son mouchoir pour mettre sur nos blessures, et nous a laissé sa bourse, contenant onze francs et soixante-dix centimes, nous disant qu’il allait revenir bientôt ; mais nous n’avons pas eu la joie de le revoir. Si son noble dévouement l’a mis au nombre des victimes, qu’il reçoive les regrets et les larmes de deux anciens militaires de l’ex-garde royale, et s’il a eu le bonheur d’échapper à la loi barbare et tyrannique à laquelle un militaire est obligé d’obéir, qu’il soit convaincu, nous le répétons à ce généreux M. Quinet, comme nous lui avons dit, que nous n’avons pas tiré, que nous avons remis nos armes à des bourgeois, ne voulant pas faire feu sur nos pères, frères et amis. Nous avons l’honneur d’être, etc. Pierre Bocquet, caporal du 6e de l’ex-garde ; Henri-Louis Mocquer, soldat du 3e de l’ex-garde. » Le Constitutionnel, 18 août 1830.