Colin, Georges, Marin

Biographie


Né le 11 janvier 1779 à Caen (Calvados). Ancien militaire, il servit comme tambour sous la Ire république, l’Empire et la Restauration, fut décoré en 1814 de la fleur de lys et en 1817 de la croix de la garde nationale. Fruitier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il apostilla la demande de secours présentée en juillet 1831 par Vautrin, François, Casimir, en certifiant qu’il y avait bien identité entre lui et le nom du médaillé Vautrin, Louis, François ; de nouveau, en octobre 1831, il apostilla la lettre de ce dernier pour tenter d’obtenir le rétablissement de l’orthographe de ses prénoms. Il apostilla ainsi la demande présentée au roi, le 27 août 1831, par Cayrol, Pierre afin d’obtenir la Croix de Juillet en remplacement de la simple médaille qu’il avait reçue : « Nous, soussignés, décorés de Juillet, déclarons que le nommé Cayrol a vaillamment combattu avec nous dans les journées de Juillet et nous supplions Sa Majesté d’avoir la bonté de lui accorder la décoration qu’il réclame et qui est due à la pureté de son patriotisme et à son dévouement à Sa Majesté. » Il signa, le 4 octobre 1831, le certificat suivant en faveur de Benoist, Jean-Marie, quand ce dernier tenta de faire valoir, auprès de la Société des réclamants de la rue Bourg-Labbé, ses droits à une récompense honorifique : « Nous, soussignés, reconnaissons que le nommé Benoist, Jean-Marie, s’est distingué en brave citoyen dans les journées mémorables de juillet 1830, qu’à cet égard il mérite, comme nous, la récompense accordée aux braves. Nous attestons l’avoir vu combattre, armé d’un fusil, le 27 au soir à la Bourse, le 28 à l’Hôtel de ville, où son frère (voir Benoist, Jean, Brutus) a été tué à ses pieds, le 29 présent à la prise du Louvre et des Tuileries […]. » Il apostilla la lettre qu’adressa, en septembre 1831, Gauthier, Louis, Clément à la Commission des Réclamants sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir une distinction honorifique en récompense de sa conduite pendant les combats de Juillet. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En octobre 1831, il signa la lettre que Vautrin, François, Casimir envoya au préfet pour tenter d’obtenir le rétablissement de l’orthographe de ses prénoms. En 1831, il était tambour dans la garde nationale. De 1835 à 1842, il tenait un commerce de fruitier 231, rue du Faubourg-Saint-Antoine, et avait, selon les renseignements de police, une « conduite bonne ». En 1839, il avait encore huit enfants, sur les dix-sept qu’il avait eus en tout, et sa femme était infirme. Il reçut un secours de cinquante-cinq francs en 1840 et de vingt-cinq francs en 1841. En 1842, les mêmes sources administratives rapportaient : « Ce ménage n’est pas heureux et jouit d’une bonne considération. » Il reçut soixante-cinq francs de secours en 1842, vingt-cinq francs en 1843, en 1844, en 1845, quarante francs en 1846, vingt-cinq francs en 1847, quarante francs en 1848. En 1850, il était tambour dans la garde nationale. En 1851, la police toujours renseignait : « En récompense de ses longs services [dans la garde nationale, N.D.A.], il a obtenu la faveur d’entrer à l’hospice des Petits-Ménages, il demeure actuellement rue de La Chaise, 28. Il est veuf et a deux fils, l’un découpeur et l’autre tailleur de limes, qui ne sont pas à même de lui venir en aide. Colin est un brave homme, qui ne vit que de privations et qui est digne de l’intérêt de l’administration. » Il reçut, cette année-là, un secours de cinquante francs (ou de soixante-quinze francs in Archives de la préfecture de police AA 369 minutes 159-163) et un autre de soixante-quinze francs, un secours de cent cinquante francs en 1853, de soixante francs en 1854, de quarante francs en 1855. En 1856, les mêmes sources précisaient : « Il est veuf et est à l’hospice des Petits-Ménages, dans une chambre qu’il habite seul. L’hospice lui fournit le pain, une livre de bœuf par semaine, le chauffage et trente centimes par jour ; il faut que sur cette faible somme, il complète le restant de sa nourriture et qu’il pourvoie à son entretien. Il dit avoir sept enfants, mariés, qui viennent le voir assez souvent et font quelque chose pour lui. » Il reçut un secours de quarante francs en 1856, de la même somme en 1857. Il fut pendant trente-six ans tambour des grenadiers aux VIIIe et Xe légions de la garde nationale. Il demeurait 235, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1830-1831 (in Archives de Paris VD6 471 n° 5 mais aussi in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives nationales F/1dIII/36) ; 231, rue du Faubourg-Saint-Antoine de 1835 à 1842 ; 28, rue de la Chaise, à l’hospice des Petits-Ménages, dans le faubourg Saint-Germain de 1850 à 1856. Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, Le Moniteur universel 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des décorés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale (ancien) VIIIe arrondissement et liste supplémentaire des décorés de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/48 in dossier Cayrol, Pierre ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Vautrin, François, Casimir ; Archives nationales F/9/1156 in dossier Vautrin, François, Casimir ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem, Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204 (sous le nom de Colin, Georges, Marie) ; Archives de la préfecture de police AA 372 in dossier Benoist, Jean-Marie ; Archives de la préfecture de police AA 388 in dossier Gauthier, Louis, Clément.

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