Collet, Stanislas

Biographie


Né vers 1802 ou 1805 à Stenay (Meuse). Ancien brigadier au 5e régiment de dragons. Il fut légèrement blessé en juillet 1830 et grièvement en juin 1832. Il reçut deux cent quatre-vingt-dix francs en 1831. Le 11 juin 1839, journalier, il fit partie, de sept personnes arrêtées qui furent blessées dans le soulèvement républicain du 12 mai 1839 et extraites de l’hôpital Saint-Louis pour être amenées à la préfecture de police et mises à la disposition du procureur général qui les poursuivait du crime d’insurrection. Cette liste comprenait : Lesier, Eugène, né vers 1802 à Paris, journalier, demeurant 11, rue Cocatrix ; Béasse, Jean-François, né vers 1819 à Paris, serrurier, demeurant 53, rue de Reuilly ; Têteville, Edme (ou Tetteville, Edme), né vers 1796 à Paris, tabletier, demeurant 23, rue Phélippeaux, Collet, Stanislas, né vers 1805 à Stenay (Meuse), journalier, demeurant 17, rue Phélippeaux ; Giblin, Jean-Baptiste, né vers 1788 à Destroy-Saint-Denis (Oise), ouvrier en peignes, demeurant 15, rue Jean-Robert ; Schlessinger, Bernard (ou Schlesinger, Bernard), né vers 1812 à Mayence (grand-duché de Hesse d’Armstadt), passementier, demeurant 115, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Husson, André, Jean, né vers 1819 à Paris, sans profession. Le 20 juillet 1839, Schlessinger, Bernard fut renvoyé de la plainte et relaxé. Il ne put signer son élargissement, ayant, selon une note du cabinet du préfet de police « encore la main droite blessée par suite d’un coup de feu, reçu le 12 mai à la place du Châtelet, qu’il traversait à 4 heures allant de la rue des Filles-Dieu n° 13, où il travaille chez le sieur Bailly, passementier, place du Panthéon chez le sieur Bacharach, professeur de langue. Schlessinger est à Paris depuis six ans. Il n’y a aucun parent, il est célibataire. Il demeure 115, rue du Faubourg-Saint-Martin depuis son arrivée à Paris ». Apparaît aussi dans ce dossier le nom de Pechinbert, Joseph ou Pechimbert, Joseph, arrêté le 14 juin 1839 et libéré le 17 juin 1839. En 1840, suite à une demande de secours qu’il fit, les renseignements de police le disaient mal famé et ajoutaient : « Cet individu n’a jamais rien fait. Il est paresseux et ivrogne et ne mérite aucun intérêt. Lors des affaires de juin 1832, il a été blessé d’un coup de feu aux cuisses et il est resté estropié. Il est parti, pour retourner auprès de sa mère, que l’on croit habiter Stenay » Il demeurait 17, rue Phélippeaux en 1839 ; 147, rue de Charonne en 1840 ; 1, rue de la Vierge à Grenelle en 1858. Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives de la préfecture de police AA 425, soulèvement républicain des 12 et 13 mai 1839.

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