Collin, Jean, Pierre, Joseph

Biographie


Né vers 1789. Contrôleur du bureau de garantie de la marque d’or et d’argent, capitaine de la garde nationale, il crut reconnaître Fieschi dans un des hommes qu’il avait côtoyés, à l’Hôtel de Ville, à la fin des journées de Juillet. Il s’en expliqua au commissaire de police de son quartier, qui le décrivait par ailleurs comme « un homme dévoué à l’ordre des choses actuel » : « J’étais en 1830 à l’Hôtel de ville, lorsque le roi y est venu ; à cette époque j’avais le grade de sous-lieutenant de la garde nationale. Je remarquai plusieurs individus qui me parurent mal intentionnés et qui s’approchaient toujours de Sa Majesté. A ce moment, le roi, se baissant pour prendre la main de quelqu’un, se blessa l’œil sur la pointe de la baïonnette d’un chasseur. Quelques gouttes de sang coulèrent, il les essuya avec ses doigts, en disant Ce n’est rien. L’un de ces individus paraissait vouloir prendre la jambe du roi, pour le renverser. Je m’approchai pour m’opposer à leurs projets. Deux fois ce même individu tenta de s’emparer de mon épée, je fus même entouré par eux, et ce fut un sapeur de la garde nationale qui vint me dégager. » Confronté à Fieschi, il ne le reconnut pas – et ne pouvait d’ailleurs pas le reconnaître, celui-ci n’ayant pas participé à la révolution de Juillet. Collin demeurait rue Saint-Paul, 7, passage Saint-Pierre au Marais en 1835. Archives nationales CC/673 D 1 p. 159.

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