Collot, Charles

Biographie


Né vers 1798 à Lignon (Marne ou Maine) mais le 14 mars 1800 à Vitry-le-François dans l’Aube in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives de Paris VK3 25, fils d’un révolutionnaire de 1789, mort en 1811 des fatigues de la guerre. Il avait pris, quoique alors très jeune, « une part très active » aux affaires de Brienne, en 1814 pendant la campagne de France. Employé aux haras de la rue de Miromesnil, lors de la révolution de Juillet, il fut blessé à la jambe par un lancier dans la journée du 28 (parfois mais par erreur le 29), place de l’Hôtel-de-Ville et n’échappa à la mort qu’en parant avec sa baïonnette le coup de lance du lancier (qui fut peut-être tué). Soigné à l’ambulance de la rue des Coquilles, il repartit rapidement au combat. Il combattit quai de la Cité, à la tête du pont de fer, au pont des Arts, au Louvre et dans les galeries jusqu’au Pont Royal, fut un des premiers à la prise des Tuileries puis se porta, à la tête de huit hommes, à l’hôtel des gardes du corps, où il fit rendre les armes et empêcha le pillage. Il participa à la prise de Saint-Cloud et à l’expédition de Rambouillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Je certifie avoir vu M. Collot, vers les 1 heure après-midi le 28 juillet, charger sur les lanciers avec acharnement sur la place de Grève et ne quitter cette place que lorsque l’artillerie fit des décharges à mitraille. Vers les 6 heures du soir, comme le feu était moins violent, j’avançai près du pont d’Arcole, où je reconnus encore M. Collot, embusqué derrière les parapets et tirant sur les Suisses qui étaient de l’autre côté de la rivière. » Signé, le 8 septembre 1830 : Blangis, professeur. Le deuxième, ainsi rédigé : « « Je certifie avoir vu le sieur Collot, sur le quai Voltaire, faire feu sur les Suisses retranchés dans les galeries et près le château sur les 10 heures du matin. » Signé : Douard, marchand de vin, demeurant 4, rue de Beaume ; Petit, teinturier, demeurant 29, rue de Beaume. Le troisième, un billet ainsi rédigé : « Le sieur Collot est chef du poste des gardes du corps, ordre à lui d’envoyer les chevaux rue d’Artois. » Signé pour le général Pajol, son aide de camp. Le quatrième, ainsi rédigé : « M. Collot ayant fait le service de sauvegarde à l’hôtel des gardes du corps, depuis 7 heures de relevée jusqu’à 6 heures. » Signé : Faure (voir Faure, Armand, Philibert, Alexis ?), officier de garde, rue Saint-Dominique n° 7. Le cinquième, ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare me rappeler très parfaitement que le 29 juillet, tant à la mairie du (ancien) Xe arrondissement, occupé à organiser MM. les gardes nationaux qui se présentaient, un monsieur, qui m’a dit s’appeler M. Collot, est venu plusieurs fois pour réclamer du secours pour l’hôtel des gardes du corps, où il était, lui huitième, disant qu’il ne pouvait résister avec avantage aux masses qui se présentaient continuellement pour envahir ledit hôtel, que j’ai dirigé des hommes pour renforcer ce poste, ce qui vraisemblablement aurait eu lieu sans la persévérance dudit sieur Collot. En foi de quoi, je lui donné le présent pour lui servir et valoir ce que de droit. » Signé, le 3 septembre 1830 : Faure (voir Faure, Armand, Philibert, Alexis ?), pharmacien, capitaine de la 4e. Le sixième, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le sieur Charles Collot étant entré un des premiers à l’hôtel le 29 juillet dernier après avoir reçu ses armes d’un de ces messieurs gardes du corps et s’est mis en faction à la grille de la rue de Bourbon pour empêcher les pillards de sortir les effets. Il n’a quitté sa faction de ladite grille qu’après que je l’ai eu fermée. Ensuite pour profiter de sa bonne volonté je l’ai mis à la grille du quai où de concert avec nous il a parfaitement secondé nos efforts pour arrêter le pillage et rétablir le bon ordre. Il a resté jusqu’à ce que la garde nationale ai pris possession du poste. » Signé, le 29 juillet 1830 : Barillot fils, demeurant chez son père, concierge de l’hôtel du quai d’Orsay. Le septième, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, déclarons comme faits exacts que le 29 juillet dernier à 7 heures du soir, le sieur Collot, accompagné de dix hommes qu’il commandait, s’est présenté chez M. Laffitte, pour demander des ordres au général Pajol et s’il pouvait être encore utile à sa patrie. Il nous a déclaré qu’il venait de remettre son poste à la garde nationale du (ancien) Xe arrondissement. Il est à notre connaissance que M. le général Pajol lui ordonna de se rendre avec ses hommes qui l’accompagnaient à l’Hôtel de ville. » Signé le 15 septembre 1830 : Bocquet, chevalier de la Légion d’honneur, employé chez M. Laffitte, demeurant 19, rue Laffitte ; Collin, employé chez M. Laffitte. Le huitième, un ordre ainsi rédigé : « Par ordre du gouvernement provisoire, les six hommes sous les ordres de M. Collot, porteur de cet ordre, sont autorisés à se porter à la barrière d’Enfer pour la défendre contre les Suisses. » Signé à l’Hôtel de ville, le 29 juillet 1830 : pour le général Dubourg, le colonel Zimmer. Le neuvième, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le 29 juillet dernier à 9 heures environ du soir le sieur Collot s’est présenté au poste de la barrière d’Enfer, dont j’étais le chef pour la défendre contre les Suisses qui devaient arriver d’Orléans à 3 heures du matin. Ledit sieur Collot était porteur d’un ordre signé du colonel Zimmer, qui l’autorisait à se rendre à cette barrière. Il m’a paru être le chef d’un peloton de vingt-cinq hommes environ, dont ils ont passé la nuit sur le boulevard. N’ayant rien survenu, ils se sont retournés. » Signé, le 30 août 1830 : Tisserand (voir Tisserand, Charles, Julien). Le dixième, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Collot a monté la garde avec moi à la barrière de l’Etoile, le 30 juillet 1830, et qu’il s’y est comporté comme le service l’exigeait. » Signé : Beaulieu (voir ce nom), sergent-major des grenadiers du 4e bataillon de la Ire légion, commandant le poste de la barrière de l’Etoile le 30 juillet. Il sollicita un emploi à l’administration des postes ou une lieutenance dans les Eaux et Forêts ou une lieutenance à cheval dans les douanes ou une place d’huissier à la Chambre des députés ou un emploi équivalent, précisant qu’il avait à charge sa mère sexagénaire et infirme. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il avait apostillé, le 7 septembre 1830, une lettre de Mezerette, René, François, pour constater sa conduite pendant les combats de Juillet. Il prêta son serment de décoré de Juillet sans doute le 16 mai 1831 à la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Ce serment était ainsi libellé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Au moment de retirer sa croix, on lui demanda de fournir un extrait d’acte de naissance. Agacé de cette mesure, son nom étant publié sur les listes du Moniteur, et ayant déjà prêté son serment de décoré, il refusa cette dernière tracasserie : « Mais lorsque je me suis battu, on ne m’a point demandé de papiers » objecta-t-il. De la même manière, il protesta contre le fait de n’être pas passé devant la Commission de médecine pour faire valoir les blessures qu’il avait reçues. Il écrivit ces mots : « Lorsque vous avez convoqué le jury d’examen, vous ne m’avez point fait appeler pour y être interrogé, je vous ai demandé sur le motif ? Par ce moyen j’ai été privé de tous les droits que le roi accordait à tous les combattants de Juillet. Je suis même étonné comme on a porté pour la décoration [lire sans doute comment on a été porté pour la décoration, N.D.A.] ; il est bien malheureux pour moi après avoir été blessé comme je puis le prouver par le médecin qui m’a pansé ; j’ai usé de tous mes moyens pécuniaires en me dévouant à la cause nationale muni de dix certificats par des gens dignes de foi, n’ayant pu obtenir ni secours ni emploi » Il reçut sa croix le 29 juin 1831, et son brevet le 30 décembre de la même année. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution cinquante francs et un habillement, comme blessé et décoré de la Croix de Juillet. Il apostilla la demande présentée à la Commission des récompenses nationales par Jacquemart, Jean-François, le 11 septembre 1830, afin d’obtenir un emploi et une récompense pour s’être battu dans les trois journées. Si la loi du 13 décembre 1830 instaura les récompenses de Juillet, une ordonnance, en date du 30 avril 1831, voulut changer les règles de la distribution et stipuler, entre autres, que la Croix de Juillet porterait gravée la légende Donné par le roi des Français, que la couleur du ruban serait bleue avec des lisérés rouges et que les citoyens décorés de la Croix de Juillet prêteraient serment de fidélité au roi des Français, et d’obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. Cette nouvelle ordonnance souleva des protestations chez les décorés de Juillet. Ces derniers trouvaient en effet cocasse de prêter serment à un roi qui, lui, n’avait pas combattu sur les barricades ! Et le journal la Révolution de demander : « Que parlez-vous donc de serment à des gens qui vous ont fait ce que vous êtes, et qui seraient plutôt en droit de vous demander compte de vos promesses...? » Alexandre Dumas, quant à lui, dans ses Mémoires, ajoutait la précision suivante : « Le droit acquis à la place de Grève, au Louvre et à la caserne de Babylone, est antérieur à tous autres droits : on ne peut, sans tomber dans l’absurde, supposer la décoration donnée par un roi qui n’existait point à cette époque, et pour la personne duquel, nous l’avouons hautement, nous ne nous battions point alors. » Une réunion eut lieu, à ce sujet, le 6 mai 1831, dans la salle de la Grande Chaumière, passage du Saumon, qui réunit un millier de décorés. Elle fut présidée par Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), avocat et qui représentait le (ancien) VIIe arrondissement. Avec au bureau : Lamoure (voir Lamoure, Auguste), représentant le (ancien) Ier arrondissement ; Arago (voir Arago, Etienne, Vincent), représentant le (ancien) IIe arrondissement ; Trélat (voir Trélat, Ulysse), représentant le (ancien) IIIe arrondissement ; Moussette (voir Moussette, Paul, Benoît), représentant le (ancien) IVe arrondissement ; Higonet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph), représentant le (ancien) Ve arrondissement ; Bastide (voir Bastide, Jules), représentant le (ancien) VIe arrondissement ; Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), représentant le (ancien) VIIe arrondissement ; Villeret (voir Villeret, Antoine, Médéric), représentant le (ancien) VIIIe arrondissement ; Gréau (voir Gréau, Anne, Louis), représentant le (ancien) IXe arrondissement ; Cavaignac (voir Cavaignac, Godefroy, Jacques, Eléonore), représentant le (ancien) Xe arrondissement ; Raspail (voir Raspail, François, Vincent), représentant le (ancien) XIe arrondissement ; Bavoux (voir Bavoux, François, Nicolas), représentant le (ancien) XIIe arrondissement ; Geibel (voir Geibel, Antoine, Benoit), représentant le (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis) ; Dumas (voir Dumas, Alexandre), représentant le (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux). Voici comment Le Constitutionnel, du 7 mai 1831, rapporta le déroulement de cette réunion : « Les citoyens désignés pour la décoration de Juillet avaient été invités à se rendre aujourd’hui à la Grande-Chaumière, passage du Saumon, pour délibérer sur plusieurs questions relatives aux dispositions de l’ordonnance du 30 avril, qui détermine la couleur du ruban, décide que ces mots donné par le roi seront inscrits sur la décoration et prescrit un serment aux citoyens désignés. La réunion était très nombreuse. Un projet de résolution a été mis aux voix, article par article, et adopté sans discussion et sans réclamation. Voici l’acte proposé à l’approbation de l’assemblée : “Considérant que le serment en France ne peut être demandé que par une loi ; que nul article de la loi du 13 décembre 1830, qui a institué la décoration de Juillet, ne prescrit de serment ; que reconnaître au gouvernement le droit d’imposer une condition quelconque en dehors de la loi du 13 décembre 1830 ce serait lui reconnaître celui de modifier arbitrairement cette loi, et par conséquence de refuser les décorations acquises ou d’en distribuer de nouvelles sans le concours de la Commission ; que le roi, comme représentant de la nation, peut remettre aux décorés de Juillet, qui alors la recevraient de sa main, l’étoile qu’ils doivent porter mais que rien de l’autorise à la donner en son nom ; que ces mots donné par le roi, changeraient la nature de la récompense, qui cesserait d’être une récompense nationale, pour devenir une faveur royale ; que les faits à raison desquels la décoration a été instituée sont antérieurs à l’existence même du gouvernement du roi ; que le seul serment à exiger, en ce cas, serait celui de fidélité aux principes qui ont mis les armes à la main et valu la décoration nationale. Par ces motifs, les citoyens présents à la délibération s’engagent à ne pas se soumettre à la condition du serment, qu’ils considèrent comme illégale. Ils s’engagent, en outre, à porter immédiatement, après la décision prise par l’assemblée, la décoration spéciale, telle qu’elle a été fabriquée sur le modèle donné par la Commission.” La commission qui avait rédigé cette déclaration étant d’avis qu’il ne convenait pas à des citoyens, surtout à des citoyens de Juillet, d’attacher de l’importance à la couleur d’un ruban, le premier article a été adopté à la presque unanimité. Sur la question de l’inscription Donné par le roi, il a été clairement expliqué qu’il ne pouvait être dans la pensée d’aucun des patriotes de Juillet de refuser la décoration de la main du roi, et que la résolution n’était proposée que dans l’intérêt des principes et de la loi. La troisième question, celle du serment, a été résolue pour des motifs semblables. L’ordre le plus parfait a été observé dans cette délibération. Parmi cette élite des patriotes de Juillet, plusieurs portaient des marques glorieuses de leur courage. On a distingué avec intérêt un vieux citoyen (voir Decombis, Antoine) blessé une première fois, le 14 juillet 1789, devant la Bastille, et blessé de nouveau, le 28 juillet 1830, devant l’Hôtel de ville. Il avait obtenu la médaille commémorative de la victoire du 14 juillet 1789. Toute l’assemblée s’est empressée de rendre honneur à ce vétéran de la liberté. La séance levée, plusieurs des assistants se sont empressés de se séparer du ruban bleu bordé de rouge. Une quête a été faite au profit des détenus politiques. » Il fut cependant l’un des signataires (voir la liste des signataires à Fribourg, François) de la pétition suivante, qui protestait contre les différentes contestations qui repoussaient les délais de remise des décorations : « Sire, les combattants de Juillet s’attendent depuis longtemps à voir briller sur leur poitrine un signe de liberté et d’honneur. La Commission des récompenses nationales avait arrêté le modèle des décorations et même le ruban, il était rouge avec deux raies noires. Elle avait voulu sans doute, par un signe perpétuel de deuil, rappeler le souvenir de nos braves camarades qui ont succombé dans la glorieuse lutte de la liberté contre le despotisme. Cette décision a reçu son exécution, la croix et le ruban ont été fabriqués et, la Commission ayant terminé son travail, rien ne s’oppose à ce que les décorations soient distribuées dans les premiers jours de mai et que cette distribution soit l’épisode le plus glorieux de la fête de Votre Majesté. Mais, Sire, il n’en n’est pas ainsi : on croit aujourd’hui devoir ôter de la décoration les mots qui la caractérisent, la date de nos immortelles journées, changer la couleur du ruban et prolonger ainsi indéfiniment l’exécution des promesses sacrées. Les blessés et tous les combattants de Juillet sont persuadés, Sire, que vous ignorez ces misérables tracasseries et que jamais vous n’avez eu l’intention de déprécier une récompense acquise au prix de leur sang et d’empoisonner ainsi la joie qu’ils éprouvent de recevoir de votre main un signe si glorieux. Ils vous supplient, Sire, de donner des ordres pour que rien ne soit changé aux dispositions arrêtées par la Commission et déjà exécutées et de fixer le jour le plus prochain pour cette distribution. Ils sont, Sire, de Votre Majesté, les très fidèles sujets. » En 1831 et 1832, la chronique et les registres de la mairie le disent artificier. Il fut compromis dans l’affaire de la rue des Prouvaires. Arrêté avec Donneau et Panouillot, il aurait dit, selon l’accusation, à Degouves-Denunques fils qu’il avait connaissance d’un projet de complot qui devait faire périr les 221 (dont Degouves-Denunques père faisait partie). Degouves-Denunques le révéla à l’instruction. Regardé comme dénonciateur par une partie des accusés, il s’en défendit, et au procès, des accusés lui rendirent justice de sa conduite : « Collot ne partage pas nos opinions, mais nous savons les respecter », dirent-ils. En 1833, employé au Palais-Bourbon, il reçut, comme décoré de Juillet, une somme de vingt-cinq francs, en 1833, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1835, il sollicita un secours. Les renseignements du préfet de police indiquèrent à son sujet : « Le sieur Collot (Claude erreur sur le prénom ?!) qui sollicite un secours […] est célibataire et occupé depuis le mois d’octobre 1831 comme garçon de salle au palais de la Chambre des députés à raison de deux francs cinquante par jour. M. Alexandre Delaborde, questeur de la Chambre, lui accorde en outre, par humanité, un petit cabinet dans ce palais. Sa mère n’habite point Paris ; on assure néanmoins qu’elle est réellement à sa charge. […] Impliqué depuis dans le complot de la rue des Prouvaires, il fut arrêté et traduit devant la cour d’assises mais il fit des révélations qui ont été très utiles pour la découverte de la vérité et, sur les conclusions du ministère public, il fut acquitté après avoir fait six mois de prévention. Par suite de ces révélations, il s’est trouvé en butte au ressentiment de ses coaccusés. Sa conduite est fort régulière. » Il n’était sans doute occupé à la Chambre que pendant la session parlementaire et de façon surnuméraire. En juillet 1834, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de quinze francs à titre de décoré non pensionné. En juillet 1835, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de sept francs et cinquante centimes à titre de décoré non pensionné. Il reçut un secours de cinquante francs en 1836. En juillet 1836, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs, à titre de décoré non pensionné. Il reçut, comme décoré de Juillet, une gratification de cinq francs et trente centimes, en juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution. Il reçut un secours de cinquante francs en 1838, de vingt francs en 1839, de vingt-cinq francs en 1840 et de la même somme en 1841. Il fut ensuite écrivain public, 25, rue de la Madeleine, gagnant deux francs par jour. En 1842 les renseignements de police le décrivaient comme tenant une bonne conduite et paraissant au-dessus du besoin. Il reçut, cette année-là, un secours de soixante-quinze francs, de quarante francs en 1843, de vingt-cinq francs en 1844, de soixante-cinq francs en 1845, de vingt-cinq francs en 1846, de quarante francs en 1847, de soixante francs en 1850, de soixante francs en 1851, en 1852, en 1853 et en 1854. En 1860, les mêmes sources administratives précisaient : « […] Le sieur Collot est représenté de la manière la plus favorable. On fait l’éloge de sa probité, de sa moralité et de sa conduite. Il est écrivain public et gagne en moyenne deux francs par jour : on ne lui connaît pas d’autres ressources que le produit de son travail et comme il a été souvent alité dans ces derniers temps il se trouve actuellement dans une position très nécessiteuse. Le sieur Collot, qui paraît dévoué au gouvernement impérial est digne d’intérêt sous tous les rapports. » Il reçut, cette année-là, un secours de quarante francs. Il était grenadier caporal du 1er bataillon de la Xe légion de la garde nationale. Il demeurait à Paris depuis 1820 ; 10, rue Saint-Nicolas-d’Antin, chez M. Daubigny, en 1830-1831 ; au Palais-Bourbon en 1834-1835 ; 101, place du Palais-Bourbon en 1836-1837 ; 7 ou 9, rue de Verneuil-Faubourg-Saint-Germain en 1842 et pendant cinq ans ; 25, rue de la Madeleine de 1846 à 1860 (une chambre d’un loyer annuel de deux cents francs). Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ier arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 66 ; La Gazette des tribunaux, 6 et 17 juillet 1832 ; Archives de Paris DM13 1 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VD6 91, liasse n° 5, état nominatif des décorés de Juillet qui ont reçu l’indemnité de vingt-cinq francs accordée par décision de M. le préfet de police, contenue dans sa lettre du 26 juillet [1833] ; Archives de Paris VD6 92, idem in dossier Jacquemart, Jean-François, idem liste des décorations du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, année 1834, état de répartition entre MM. les décorés de Juillet du (ancien) Xe arrondissement non pensionnés, année 1835, état de répartition entre MM. les décorés de Juillet du (ancien) Xe arrondissement non pensionnés, année 1836, état de répartition de la somme de trois cent dix-huit francs entre MM. les décorés de Juillet domiciliés sur le (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VI1 1, (ancien) Ier arrondissement, décorés de Juillet, états pour la distribution de gratifications et secours à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet ; Archives de Paris VK3 18, Bordereau nominatif des combattants de Juillet qui ont reçu à la mairie du (ancien) Ier arrondissement sur les fonds de la souscription nationale, le paiement des 120 francs accordés par ladite souscription, idem (ancien) Ier arrondissement, Ville de Paris, liste des individus blessés, décorés ou médaillés auxquels l’indemnité et l’habillement ou l’indemnité seulement ont été accordés ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ier arrondissement, idem même référence Décorations de Juillet (1837) Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont demandé à recevoir l’indemnité accordée par M. le préfet de la Seine à l’occasion du septième anniversaire de Juillet ; Archives de Paris VK3 26, Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) Ier arrondissement de Paris, état nominatif des blessés de la 1re classe dont les bulletins individuels ont été remis le 19 octobre 1831 au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine ; Archives de Paris VK3 27 Mairie du (ancien) Ier arrondissement, décorations de Juillet, registre et certificat de prestation de serment, idem état nominatif des citoyens qui n’ont pas retiré de la mairie les croix et les brevets de la décoration de Juillet (liste sur laquelle son nom est rayé) ; Archives de Paris VK3 28 (ancien) Ier arrondissement Souscription nationale, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe ; Archives de Paris VK3 42 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) 1er arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ier arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852 ; Archives de la préfecture de police AA 402 in dossier Mezerette, René, François ; La Gazette des tribunaux, 2 février 1832 ; Répertoire général des causes célèbres anciennes et modernes, sous la direction de Saint-Edme, Paris, chez Rosier, août 1835., p. 333 et suivantes ; Le Constitutionnel, 7 mai 1831 ; Mes Mémoires, Alexandre Dumas, huitième série, nouvelle édition, Paris chez Lévy frères, 1869, pp. 162-166 ; Archives nationales F/9/1154 Protestations.

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