Colombain, Tell

Biographie


Né le 19 thermidor an II (6 août 1794) à Versailles (Yvelines), fils de Colombain, Nicolas, tonnelier demeurant 41, rue de la Pompe à Versailles, et de Delivet, Françoise, Elisabeth, son épouse. Entré au service au 2e régiment de lanciers de la garde impériale le 3 février 1813, brigadier le 25 décembre 1813, licencié le 20 septembre 1815, admis aux hussards de la garde royale le 1er novembre 1815 comme enrôlé volontaire, rengagé pour deux ans le 1er novembre 1821, congédié le 1er novembre 1823. Il avait fait les campagnes de Saxe en 1813, de France en 1814, de Belgique en 1815, avait été blessé d’un coup de feu au talon droit à Leipzig, de trois coups de lance dans les côtes et sur le bras droit le 24 janvier 1814 à Liège, blessé d’un coup de lance au bras droit à Waterloo. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement (sous le nom de Colombain, Tête in Archives nationales F/1dIII/39, et sous celui de Colombin, Teste sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il fut admis provisoirement dans la garde municipale à pied de Paris le 3 décembre 1830. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut, en 1833 à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet, une gratification de vingt-cinq francs à titre de décoré de Juillet (il signe bien le reçu du nom de Colombain). Il épousa Husson, Antoinette, Françoise, le 29 juillet 1835 à Paris. Il reçut, en juillet 1836 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de quatre francs, à titre de décoré de Juillet (pourtant de la part de la mairie du (ancien) XIe arrondissement). Il fut nommé caporal le 13 mars 1832, maréchal des logis le 5 mars 1840 ; il fut mis à l’ordre du jour comme s’étant distingué dans les affaires des 13 et 14 avril à Paris. En 1839, il était brigadier à 7e compagnie de la garde municipale à pied, casernée rue de Tournon et, marié le 29 juillet 1835, père de trois enfants ; il reçut, cette année-là, un secours de cinquante francs, de vingt-cinq francs en 1840, en 1841, en 1842 et de soixante-quinze francs en 1843 (mais brigadier à la 5e compagnie de la garde municipale, il reçut un secours de cinquante francs in F/15/3791-3792 secours à divers titres in dossier Mammès, Claude, Joseph). En 1844, maréchal des logis dans la garde municipale, père de cinq enfants, sa solde était trop faible pour sept personnes et il reçut un nouveau secours de vingt-cinq francs, de la même somme en 1845 et en 1846. En 1847, toujours caserné rue de Tournon, père de sept enfants, il reçut vingt-cinq francs de secours, quarante francs en 1848. Il fut licencié le 16 mars 1848, admis à la 3e compagnie de sous-officiers vétérans le 1er juin 1848, passé à la 5e compagnie des sous-officiers vétérans le 6 novembre 1848, admis dans la garde républicaine à pied le 6 septembre 1849, nommé maréchal des logis le 30 novembre 1849. Il reçut un secours de soixante-quinze francs en 1849. Il fut décoré de la Légion d’honneur, le 10 décembre 1849, à titre de décoré de la Croix de Juillet et méritant par sa « position malheureuse l’intérêt de l’administration ». En 1852, il fit valoir ses droits à la retraite et fut admis comme employé à l’hôpital de la Charité, 47, rue Jacob ; il avait alors huit enfants. Il reçut un secours de soixante-quinze francs en 1852, de la même somme en 1853, de soixante francs en 1854 et de cinquante francs en 1855. En 1856, son âge avancé ne lui permettant plus d’effectuer un service fatigant, il fut placé garçon de bureau à l’hôpital Sainte-Eugénie, 89, rue de Charenton. A cette époque, les renseignements de police précisèrent à son sujet : « L’emploi qu’il occupe à l’hôpital Sainte-Eugénie lui rapporte deux cent cinquante francs par an, sa retraite est de trois cent quarante-cinq francs, sa croix deux cent cinquante francs, ce qui lui fait un avoir de huit cent quarante-cinq francs plus l’habillement, le logement, la nourriture, le chauffage et l’éclairage que lui donne l’hôpital. Colombain a huit enfants, quatre sont enfants de troupe, deux au 89e de ligne, un au 32e et un au 29e, une jeune fille de dix-neuf ans qui est fleuriste et gagne un franc cinquante par jour, un fils de dix-sept ans en apprentissage chez un serrurier et deux jeunes ; sa femme s’occupe du soin du ménage, elle a la vue très faible. Colombain dit avoir touché cinquante francs l’année dernière. N’ayant aucune charge, ses enfants étant placés, Colombain n’a nullement besoin du secours qu’il sollicite. » Il mourut le 28 février 1865. Il demeurait 36, rue de Montmorency en 1831 ; caserne Tournon en 1836 ; 3, rue des Canettes dans le faubourg Saint-Germain en 1849 ; 47, rue Jacob, à l’hôpital de la Charité en 1852 ; 89, rue de Charenton en 1861. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VI1, 1836, Etat de répartition de la somme de deux cents francs affectée par M. le ministre de l’Intérieur à MM. les décorés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIe arrondissement (sous le nom de Colombain, Tête) ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/15/3791-3792 secours à divers titres in dossier Mammès, Claude, Joseph ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à vingt-cinq décorés, combattants et veuves de Juillet, domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant ensemble à la somme de 1465 francs sur l’exercice 1849, minute 39, minute 66, idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852 ; Archives de la préfecture de police AA 420, Préfecture de police, août 1833, Etat nominatif des brevets déposés à la caisse de la préfecture de police par MM. les décorés de Juillet qui ont reçu une gratification de vingt-cinq francs, lesquels brevets leur ont été rendus ainsi qu’il est justifié par les émargements des titulaires ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/572/35 Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 379 in dossier Collet, Jean-Baptiste, un Colombin, décoré, qui signa, le 15 août 1831, le certificat suivant en faveur de Collet, Jean-Baptiste, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, combattants et décorés de Juillet, certifions que le nommé Collet, Jean-Baptiste a combattu avec nous les 27, 28 et 29 juillet, s’étant armé d’un fusil qui lui a été délivré dans un roulage de la rue d’Enghien ; le 27 juillet, à la porte Saint-Denis, boulevard Saint-Denis et à la prise du poste de Bonne-Nouvelle ; le 28 et 29, à la prise du poste de l’Hôtel de ville, rue Saint-Honoré et rue de Rohan, d’où, après la prise du Louvre, il est revenu avec une pièce à l’Hôtel de ville […]. Il est ensuite parti pour Rambouillet. Ce n’est qu’après son retour de Rambouillet qu’il a remis ses armes et ensuite repris ses travaux. » Beaucoup d’autres signataires sont gardes municipaux...

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.