Combette, Aimable

Biographie


Né le 21 février 1804 à Talavelle (Cantal). Planeur sur métaux. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa, en effet, la lettre suivante à la Commission : « […] A l’honneur de vous exposer qu’en 1830, 29 juillet, à défaut d’armes, il a élevé des barricades, ce qu’il n’a pas la prétention de faire valoir comme fait ; mais les 5 et 6 juin 1832, si ses efforts comme tous ceux de ces deux journées n’ont pas été heureux, il ose néanmoins se flatter qu’il a coopéré de tout son courage et capacités. Restant à cette époque rue Saint-Jacques n° 60, avec le concours de quelques citoyens, il a élevé une barricade dans ladite rue, au coin de celle des Mathurins, devant sa porte, que nous avons défendue depuis 8 heures du soir jusqu’à 7 heures du matin, avec deux fusils et quinze cartouches et avons arrêté deux patrouilles d’environ vingt-cinq hommes, malgré les menaces des voisins et de sa femme, qui est venue deux fois avec son enfant, âgé d’un an, avec la résolution d’affronter le danger et de partager le péril qui nous menaçait, en mourant pour la liberté, car s’il n’a pas été arrêté dans cette affaire, il n’a dû son salut qu’à l’estime que les voisins portaient à sa femme. En février dernier, se trouvant à cinquante lieues de Paris, n’étant arrivé que le 25 à 4 heures du matin, il a été privé, malgré l’empressement et le désir qu’il avait de participer à la victoire de ces glorieuses journées, de combattre avec le dévouement qui l’a toujours caractérisé, pour le système actuel de la liberté, égalité, fraternité et il n’a eu que le bonheur de rendre hommage à la république, pour laquelle il est tout disposé à se sacrifier de tout cœur et avec honneur. Si, à ce titre, braves citoyens membres, joint à ces antécédents favorables ci-dessus énoncés parlent en sa faveur, n’étant qu’un infortuné qui ne travaille que pour des objets qui ne sont pas de première nécessité, étant sans ouvrage, père de famille cinq enfants, plongé dans la plus déplorable nécessité, n’ayant d’autre moyen d’existence que ses bras, permettez-lui, honorables bienfaiteurs et protecteurs de l’ouvrier laborieux, de la bienveillance et équité (sic) qui caractérise votre noble commission de venir solliciter la faveur qu’il lui soit accordé sinon le tout mais une partie des travaux à exécuter pour le gouvernement de la république dans la profession qu’il exerce […]. » Sa lettre était revêtue des signataires de : Aumoine, épicier, demeurant 42, rue Saint-Jacques ; Aubert, marchand de parapluies, demeurant 60, rue Saint-Jacques. Il fut proposé par la Commission pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. Il était marié et père de cinq enfants en 1848. Il demeurait 60, rue Saint-Jacques en 1832 ; 15, rue de la Parcheminerie en 1848. Archives de la préfecture de police AA 383 (où il est classé par erreur). Sur internet il apparaît comme éditeur en 1852...

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