Commaille, Jean dit Frédéric

Biographie


Né vers 1798. Ancien soldat de la garde impériale, couvert de blessures, il fut à la tête d’ouvriers des communes de Vaugirard, d’Issy et de Vanves pendant les combats de Juillet. Il fut blessé à l’épaule gauche à l’Ecole militaire. Il fut recommandé ainsi par le maire de Vaugirard auprès du lieutenant-colonel Dulac (voir ce nom), commandant la garde municipale à cheval, le 8 septembre 1830 : « Mon cher et brave colonel, je vous adresse et vous recommande particulièrement pour être admis dans la garde municipale les nommés Michel, Germain, Commaille, Miellot, Pierre, Aubaton, Auguste, tous quatre anciens militaires porteurs des certificats de services les plus honorables, tous quatre domiciliés dans ma commune et qui pendant les mémorables jours de juillet ont commandé les pelotons d’ouvriers de Vaugirard qui ont concouru à la défense de Paris avec un courage exemplaire. Je profite de cette occasion pour vous renouveler l’assurance de mes sentiments les plus affectueux. » Signé : Gautier (voir Gautier, Etienne, Guillaume). Dulac, à son tour, fit parvenir cette recommandation au lieutenant-colonel Vascot. En 1840, marié, père de quatre enfants, « infirme, malheureux et sans travaux », il sollicita un secours. En 1843, il était journalier, marié, père de deux enfants et, selon les renseignements de police, « sans occupation et dans une position précaire, digne d’intérêt, […] bien famé sous tous les rapports ». Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1843, de quarante francs en 1844, de vingt-cinq francs en 1845, de quarante francs en 1846, de la même somme en 1847. En 1848 les renseignements indiquaient à son sujet : « Ecrasé et blessé dangereusement par une voiture de pompes funèbres, […] se trouve dans la dernière misère et hors d’état de travailler. » Il reçut un secours de quarante francs en 1849. Il reçut une allocation de quarante francs entre 1849 et 1853, à titre de combattant de Juillet. Il demeurait 7, rue de la Recette ou de la Brèche-aux-Loup en 1840 ; Soissy-sous-Etiolles (Seine-et-Oise) en 1842 ; 70, rue de Charenton à Bercy en 1843-1844 ; Bercy depuis dix ans en 1844 ; 5, rue Beauvais dans le faubourg Saint-Antoine en 1845 ; 10 bis, rue Saint-Ambroise en 1848. Archives nationales F/1dIII/50; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853 (sous le nom de Comaille, Jean dit Frédéric).

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