Commar, Maurice

Biographie


Né le 18 février 1806 à Mamer (Sarthe). Ancien commis aux établissements Brébion et cie, 22, rue Bertin-Poirée et de plusieurs autres établissements de toiles en gros dans le quartier des Bourdonnais. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la révolution de Février. Dans une lettre adressée à cette Commission, il faisait état, en plus de sa participation aux combats de Février, à celle des combats de juillet 1830. Cette lettre était ainsi rédigée : « [En février 1848] Je me suis trouvé boulevard des Capucines pour secourir les blessés. Je suis allé après à la mairie du (ancien) IIe arrondissement demander des armes pour les venger : il n’y en n’avait pas ; insisté pour faire battre la générale et cherché à sonner le tocsin à la chapelle en face, participé à la prise de deux pièces de canon sur le boulevard, conduite dans la barrière Montmartre pour ne les remettre que sur l’ordre de les livrer à la mairie du (ancien) IIe arrondissement, avoir eu mon chapeau traversé par une balle dans la barricade Montmartre, où j’ai perdu aussi une redingote et un pantalon. Déjà en 1830, j’avais combattu les gendarmes place du Châtelet, le 15e léger stationné rue de la Monnaie, les Suisses place des Innocents, à l’attaque du Louvre le 28 à 4 heures du matin (?? Le 29 ? N.D.A.) et aussi à la prise des Tuileries, fait la campagne de Rambouillet. Je n’ai fait aucune démarche, que ceux avec qui je me suis trouvé ont faites et en ont été récompensés. Tels sont mes titres à la demande que je vous fais d’un emploi suivant mes capacités. Je vous promets de le remplir avec le zèle et la fidélité d’un sincère républicain. Dans cet espoir, etc. » Il joignait à sa demande l’attestation suivante, en date du 10 mars 1848 : « Le citoyen Maurice Commar, âgé de quarante ans, commis négociant, sans emploi depuis longtemps, certifie avoir abattu les arbres, boulevard des Italiens et Montmartre, construit la barricade du coin de la rue Bergère Grange-Batelière et aussi celle du faubourg Poissonnière, travaillé à la barricade Montmartre, cherché des armes et surtout des munitions qui manquaient, rentré à la barricade et fait le coup de feu contre les chasseurs de Vincennes le matin à 6 heures et quart. Depuis ce jour, je n’ai pas quitté le poste, où je suis resté sept jours sans sommeil. » Suivaient les signatures des combattants de la barricade : Venez illisible ; Lavadou, combattant ; Lornay illisible ; Laurent ; Giroux ; Boudon illisible ; Mellon illisible ; Genois illisible ; Cissez, président du club Montmartre ; puis les signatures des hommes du poste, pour celles lisibles ou à peu près: Leblond, commandant du poste ; Pons ; A. Dechimperiere illisible, demeurant 8, rue Louvois ; …ené, demeurant 4, rue du Faubourg-Montmartre ; Daix ; Descamps, demeurant 193, rue Montmartre (numéro illisible) ; Gaillard, demeurant 19, rue Bergère ; puis les signatures des voisins : Mong…, vice-président du club de la porte Montmartre. Il fut proposé par la Commission des récompenses nationales pour un poste de vérificateur des marchandises dans les douanes. Il demeurait 14, rue Marivaux-des-Lombards en 1848. Archives de la préfecture de police AA 380.

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