Condé, Louis-Philippe, Antoine

Biographie


Né le 4 août 1797 à Saint-Denis. Cordier ou fileur de coton. Un rapport de la mairie relatait ainsi sa participation aux combats : « Est l’un des combattants qui, placés sur le quai de la Cité, montèrent sur le parapet afin de mieux diriger leurs coups. Le 29, il était encore au Louvre et n’a cessé de combattre que lorsque tout a été fini. De là, il s’est rendu au poste du Val-de-Grâce d’où il n’est sorti que trois jours après. » Il fit partie avec Delestre (président du jury), Chanonat Pierre Adolphe, Dufresne Olivier Claude, Grün Sébastien Jacques, Herfort François Joseph, Laugier Adolphe, Leuillier Antoine Pierre, Maës Nicolas Joseph, Mercier Célestin Joseph Valentin, Paris Théodore Marie Augustin, Parquet Charles Egalité, Prévost Henry François, Vayron François Benjamin, Vitry Pierre Hippolyte, Vitte Joseph Marie, des seize membres composant le jury de la Commission des récompenses nationales pour le (ancien) XIIe. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales reprenait les mêmes faits que le rapport de la mairie cité plus haut. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 3 janvier 1831, à six voix pour la croix, trois voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1837, la police indiquait à son sujet : « […] Marchand d’habits […]. Quoiqu’il vive en commerce libre avec une femme, il se conduit bien. » En 1841, « arrêté dans ses travaux rapport à la rigueur du froid », il sollicita des secours et reçut un secours de vingt-cinq francs, comme chaque année entre 1841 et 1845. En 1846, ouvrier cordier, les mêmes renseignements de police indiquaient à son sujet : « […] Jouit d’une bonne réputation et passe pour être au-dessus du besoin. Il a un fils sous les drapeaux qui sert maintenant en Afrique. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1846 et en 1847, de quarante francs en 1849. En 1850, la même administration ajoutait : « […] Il n’a qu’un fils, âgé de vingt-sept ans, qui travaille avec lui, mais il ne gagne encore rien. Les époux Condé, bien que n’ayant aucune dette, ne sont pas heureux. Le produit de leur journée, en moyenne, ne s’élève au total qu’à deux francs cinquante lorsqu’ils sont occupés. Aux affaires de juin 1848, ils perdirent une partie de leur mobilier ; les boulets de canon ravagèrent tout chez eux. On les représente dans le voisinage comme d’honnêtes gens, d’une bonne conduite et ne s’occupant pas de politique. Le nom du sieur Condé est inconnu aux sommiers judiciaires. » Il reçut un secours de soixante francs en 1850 et de la même somme en 1851, à titre de décoré de la Croix de Juillet. En 1852, fileur de coton, marié, payant cent vingt francs de loyer, la police précisait de nouveau : « […] Bons renseignements. Condé n’est pas heureux ; il n’a du travail que depuis peu de temps. » Il reçut un secours de soixante francs chaque année entre 1852 et 1854, de quarante francs en 1855 et en 1856. En 1857 ouvrier fileur de coton, gagnant deux francs cinquante par jour, la même administration ajoutait : « La conduite morale et politique du sieur Condé n’a jamais donné lieu au moindre reproche et il est digne d’intérêt. » Il reçut un secours de quarante pour cette année-là. Il reçut une allocation de quarante francs entre 1849 et 1853, à titre de décoré de la Croix de Juillet. Il demeurait 39, rue des Carmes (mais une fois 19, rue des Carmes une fois 39, rue des Carmes in Archives de Paris VK3 33) en 1830-1831 ; 25, rue du Faubourg-Saint-Jacques de 1840 à 1847 ; 109, rue de Charonne en 1848-1850 ; 113, rue de Charonne, un loyer annuel de cent francs en 1850 ; 110, rue de Charonne en 1851-1852 ; de nouveau 25, rue du Faubourg-Saint-Jacques de 1854 à 1858. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 3 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), idem Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, propositions honorifiques du 20 janvier 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 46 in dossier Herfort, François, Joseph; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/15/2557-2559, état nominatif des membres de la Commission des récompenses nationales et des membres des jurys ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.