Convenance, Théophile
Biographie
Né le 28 mai 1809 (le 28 mai 1810 sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et in Archives nationales F/1dIII/39) à Bris-Saint-Léger ou Sus-Saint-Léger in Archives nationales F/1dIII/39 (Pas-de-Calais). Ancien enfant de troupe. Il fut légèrement blessé. Il reçut un secours de cinq francs, le 10 août 1830, un secours de cinquante francs le 22 octobre 1830, un secours de cinquante francs le 3 novembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 décembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 janvier 1831 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le nom de Couvenance sur les listes de la mairie, sur celles du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté dans la cavalerie au 5e lanciers. Dans l’exposé de sa conduite pendant les combats de Juillet Saint-Denis, Etienne dit s’être battu avec lui « actuellement brigadier dans les lanciers d’Orléans, je ne sais où ». Convenance accomplit sept années, de 1831 à 1838, de service militaire, comme sous-officier au 3e régiment d’infanterie légère. Il fut employé comme employé de confiance chez Liosmet, 20, place Saint-Georges de 1839 à 1841 puis dans un établissement de bains 3, rue du Faubourg-Poissonnière de 1841 à 1843, puis 33, rue du Faubourg-Montmartre dans un autre établissement de 1843 à 1845. En 1848, il était pédicure. Il participa à la révolution de Février, faisant élever le 23 février la barricade du faubourg Montmartre sur laquelle, selon un certificat de notoriété, il resta « sans désemparer ce même jour et le 24 jusqu’au moment où le danger l’appelait à la place du Palais-Royal ». Un autre certificat de notoriété de juillet 1848 attestait qu’il s’était « très courageusement battu dans les rangs de la garde nationale », sans qu’il soit précisé si c’était en février ou plus probablement en juin. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février. Il demanda à entrer dans la gendarmerie à cheval et fut proposé, par la Commission, comme lieutenant dans la gendarmerie mobile, apparemment sans succès. En 1849, toujours garçon de salle de bains, mais sans ouvrage depuis longtemps, les renseignements de police indiquaient à son sujet : « Bonne conduite et moralité. Ses opinions politiques sont modérées. » Il reçut cinquante francs de secours en 1849, au titre de médaillé de Juillet, cinquante francs en 1850, deux secours de soixante francs en 1851, et cinquante francs en 1853. Il était marié en 1848. Il demeurait 2, rue du Jour en 1830-1831 ; 10, rue La Ferrière (quartier de la Chaussée-d’Antin) de 1840 à 1848 ; 5 bis, rue Coquenard en 1848-1849 ; 16, impasse Briard, cour Sauvage, rue Rochechouart en 1850-1851 ; 12, rue Papillon en 1853. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 70 ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 7 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40 et suivantes, idem minute 45, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem Etat de répartition de secours imputables sue le chapitre 25 bis du budget de 1850 (secours à divers titres), minutes 148-149, idem, Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204, idem Proposition d’accorder à soixante-deux décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 3.425 francs, minutes 266-268, en date du 10 février 1853 ; Archives de la préfecture de police AA 413 in dossier Saint-Denis, Etienne aîné. Peut-être changer le nom en Couvenance ?