Convert, Jacques, Maurice
Biographie
Né vers 1799 à Paris (Ier arrondissement). Compagnon maçon. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales mais déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ier arrondissement), sollicitant la décoration. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, habitants de Chaillot, y domiciliés, certifions à qui il appartiendra et pour vérité notoire que, pendant les mémorables journées de juillet 1830, le sieur Jacques, Maurice Convert, compagnon maçon, demeurant audit Chaillot, rue de Longchamp n° 5, a coopéré au succès des défenseurs de la liberté ; qu’il a déployé une énergie et un courage dignes d’éloges, en construisant des barricades partout où ce système de défense était jugé nécessaire ; qu’il a suivi et accompagné les combattants dans tous les endroits où leur présence signalait de nouveau dangers ; qu’il a coopéré au placement du drapeau tricolore sur l’église de Chaillot ; enfin, qu’il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour assurer le triomphe de la cause nationale, contre les Suisses et les troupes de la garde royale, qui opposaient en vain une vigoureuse résistance. En foi de quoi, voulant rendre hommage à la vérité et à la bravoure du sieur Convert, nous lui avons délivré le présent pour lui servir et valoir au besoin. » Signé, à Chaillot, le 26 juin 1831 : Correa (voir Correa, François, Borghia) blessé et décoré de Juillet ; Chastelus (voir Chastelus, Claude, Marin), blessé de Juillet ; D’Hiver (voir D’Hiver, Claude, Etienne), blessé de Juillet ; Gayet (voir Gayet, Jean, Antoine), blessé, sous-lieutenant de Juillet ; Hebert illisible. Les signatures étaient légalisées par Denis, commissaire de Chaillot. Son dossier est indiqué comme ajourné à la date du 3 juillet et aussi admis. Il signa, le 25 juin 1831, le certificat suivant en faveur de Chastelus, Claude, Marin, pour attester sa participation aux combats et la blessure qu’il avait reçue : « Les soussignés, habitants de Chaillot et de la commune de Passy, certifient à qui il appartiendra, pour rendre hommage à la vérité, que le sieur Claude Marin Chastelus, […] s’est distingué d’une manière toute particulière dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, pendant lesquelles il n’a pas quitté les armes et qu’il s’est posté où il y avait le plus grand danger, principalement à la tête du pont d’Iéna où il a été blessé grièvement. » Il demeurait 5, rue de Longchamp à Chaillot en 1831. Archives nationales F/1dIII/49 in dossier Chastelus, Claude, Marin ; Archives de la préfecture de police AA 380.