Copé, Pierre, Louis, Joseph
Biographie
Né le 30 juillet 1791 à Nesle (Somme), fils de Copé, Jean-Pierre, ci-devant employé à la gabelle, et de Boutant, Marie, Augustine, son épouse. Ancien militaire sous l’Empire, établi bottier ou cordonnier. Il fut blessé par une balle morte à la jambe gauche. Il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés avec une indemnité de trois cents francs versée sur une année. Il reçut, au titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il apostilla la demande faite, le 3 septembre 1831 auprès du roi, par Gros, Louis d’obtenir la Croix de Juillet, en récompense de sa participation aux combats de Juillet. Il apostilla comme « blessé et décoré » la demande de Pierrat, Pierre, Victor, quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants. En 1839, il sollicita des secours. Les renseignements de police indiquèrent qu’il gagnait trois francs par jour, que la femme avec laquelle il vivait en gagnait autant mais que, cependant, il était dans la misère, parce que « adonné à l’ivrognerie ». En 1843, les mêmes sources indiquaient que sa position nécessiteuse était due à un tremblement nerveux qui l’empêchait de gagner à peine plus d’un franc cinquante par jour. Il reçut un secours de quarante francs en 1843. En 1851 la police précisait qu’il sortait du dépôt de mendicité, où il était resté cinq mois, qu’il vivait depuis dix-huit ans avec sa concubine, Joséphine, et ajoutait : « Sa conduite est tranquille maintenant. » En 1855, « menacé d’une cécité complète et d’un tremblement nerveux qui le met dans l’impossibilité de continuer son travail », il sollicita des secours. Il fut conduit à La Force le 2 décembre 1831 pour escroquerie et faux, renvoyé par la 1re chambre le 30 du même mois ; le 22 juillet 1836 pour tentative de vol, renvoyé le 16 août suivant ; condamné à deux mois de prison le 4 septembre 1846 pour abus de confiance ; à dix jours de prison le 9 juin 1847 pour faux ; à trois mois le 17 avril 1850 pour mendicité et vagabondage ; renvoyé quatre fois pour escroquerie, vol et vagabondage. Il demeurait 132, rue de la Mortellerie en 1830 ; 10, rue de la Vannerie en 1831 (mais 10, rue de la Verrerie en 1831 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais bien 10, rue de la Vannerie deux fois in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 A et in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé) ; 21, rue des Filles-Dieu en garni, en 1839 ; 21, rue Saint-Jacques en 1843 ; 15, rue Maubuée en 1844 ; à la maison de Saint-Denis en 1850 ; 19, rue Sainte-Marguerite-Saint-Antoine en 1851 ; 66, rue du Faubourg-Saint-Antoine, 18, passage du Grand-Chantier de 1852 à 1855. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 56 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 77 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 12-13 état des blessés indemnitaires et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 2e classe 1re catégorie ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147 ; Archives de la préfecture de police AA 391 in dossier Gros, Louis ; Archives de la préfecture de police AA 408 in dossier Pierrat, Pierre, Victor.