Cornélis, Charles, Marie, Joseph, Civique
Biographie
Né vers 1795 à Paris. Ouvrier sur les ports. Il fut foulé aux pieds par les chevaux de la gendarmerie, le 27 juillet dans la rue Saint-Honoré. Il s’ensuivit des meurtrissures dans les jambes. Il reçut un secours de quinze francs, le 16 mars 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut un total de soixante-quinze francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 12 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Delaporte, Pierre, Louis, né vers 1800, ouvrier terrassier, demeurant 44, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève ; Dubuisson, Jean-Baptiste, Barbé, né vers 1798, ouvrier chapelier, demeurant 7, rue Saint-Jean-de-Beauvais ; Pariset, Claude, né vers 1785, boutonnier, demeurant 10, rue Charretière ; Guillou, Marie, Elisabeth, né vers 1792, ouvrier chapelier, demeurant 7, rue du Paon-Saint-Victor. Ils déclarèrent « pour vérité et notoriété savoir, les sieurs Delaporte et Dubuisson, avoir rencontré le nommé Charles, Marie, Joseph, Civique Cornélis […] le 27 juillet dernier, rue Saint-Honoré au moment où il venait d’être foulé aux pieds des chevaux de l’ex-gendarmerie de Paris, ayant les jambes meurtries et qu’ils l’ont ramené chez lui. Et les sieurs Pariset et Guillou avoir le même jour rencontré rue Saint-Honoré lesdits sieurs Delaporte et Dubuisson soutenant ledit sieur Cornélis, blessé et armé ». Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 15 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de contusions par suite de coups de crosse de fusil à différentes parties du corps et notamment à la poitrine, contusions guéries sans infirmité. » En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il demeurait 44, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève en 1830-1831. Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 15 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Cornelie, Charles) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/50.