Corot, Jacques
Biographie
Né le 9 janvier 1780 (ou le 9 janvier 1781 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39) à Semur (Côte-d’Or). Serrurier ou porteur d’eau (porteur d’eau par exemple in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II). Il fut atteint d’une balle morte reçue dans la jambe gauche, le 29 juillet à l’attaque de la caserne des Suisses de la rue de Babylone. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut un secours de quarante francs, le 12 novembre 1830, un secours de trente francs le 18 avril 1831, un secours de quarante francs, le 18 mai 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (sous le nom de Corvt, Jacques sur les listes du Moniteur universel et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il fut admis (sous le nom de Corrot, Jacques) dans la 1re classe des blessés avec une indemnité définitive auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement et reçut une indemnité définitive de cent vingt francs. Il reçut, à ce titre, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Le 14 juillet 1831, la mairie lui fournit, à titre de blessé décoré, un habillement (soit un habit bourgeois de drap bleu, un gilet de casimir noir, un pantalon avec ses guêtres de coutil blanc, russe, un pantalon avec ses guêtres de coutil russe, un chapeau et des souliers). Il reçut, en juillet 1833 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de vingt-cinq francs, à titre de décoré de Juillet. Il reçut, en juillet 1834 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de six francs, à titre de décoré de Juillet. En 1834 (et malgré que le dossier soit classé dans la chemise pour l’année 1835), à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, le mariage de Corot, Henriette, Elisabeth, née le 10 août 1823 à Semur (Côte-d’Or) et de Clerc, Guy, Auguste, né le 27 août 1804, à Clamerey (Côte-d’Or) de parents aubergistes (Clerc, Guy et Colardot, Elisabeth), demeurant 12, rue du Four-Saint-Germain, armurier, fut doté par la Ville de Paris, pour le (ancien) XIe arrondissement. Le commissaire de police du quartier du Luxembourg, Prunier-Quatremère, avait rapporté sur le compte de la famille de la future mariée les renseignements suivants : « La demoiselle Corot est âgée de vingt et un ans ; elle a été élevée par les sœurs de charité du quartier du Luxembourg ; elle est ouvrière en linge ; elle jouit d’une très bonne réputation ; sa conduite est très régulière et n’a jamais donné lieu au moindre reproche, elle est généralement estimée de ceux qui la connaissent. Son père, qui est ancien militaire et qui a reçu la médaille de Juillet, est porteur d’eau. Il jouit aussi d’une bonne réputation. Sa mère, qui est d’une très faible santé et qui est constamment malade, ne peut se livrer à aucun travail. Cette jeune personne est recherchée en mariage par un nommé Clair (sic), ouvrier armurier, combattant de Juillet, âgé de trente ans, demeurant rue du Four, n° 12, lequel paraît aussi avoir une conduite régulière. Je ne connais dans le quartier confié à ma surveillance aucune jeune fille dont le père soit combattant de Juillet ou de juin [5 et 6 juin 1832, N.D.A.], qui puisse être présentée pour être dotée par la Ville lors des mariages qui se célébreront à l’occasion des fêtes de Juillet. » D’autres renseignements recueillis (dont l’origine n’est pas identifiée) étaient ainsi adressés au maire du (ancien) XIe arrondissement : « […] J’éprouve un vrai plaisir à vous apprendre que des scrupuleux renseignements que j’ai recueillis sur Mlle Henriette, Elisabeth Corot, âgée de vingt et un ans, blanchisseuse en fin, demeurant chez ses père et mère, rue du Gindre n° 10, et concurrente pour un des mariages de Juillet, il résulte que cette jeune personne a toujours présenté au voisinage une conduite exempte de tout reproche et qui lui a mérité l’estime générale. Sa moralité est digne d’une confiance d’autant mieux fondée qu’elle paraît appuyée par ses principes religieux et la pratique de la religion, dont je l’ai toujours vu moi-même suivre les exercice avec persévérance ; à des qualités qui offrent de si heureux présages, elle joint la réputation d’être bonne et laborieuse ouvrière et d’être fort douce et soumise. Sa famille, déjà ancienne dans cette rue, jouit d’une bonne réputation de conduite et de probité. Son père est employé pour sonner dans les rues par M. Prunier, commissaire de police, qui lui-même m’a répété les éloges de cette famille et m’a témoigné l’intérêt qu’il lui portait. J’ai pris aussi quelques informations sur le prétendant de cette jeune fille, dont il était connu depuis longtemps et dont il paraît être aimé. Il la recherche depuis plusieurs mois, est âgé d’une trentaine d’années et est armurier ouvrier. Il jouit d’une bonne réputation et passe pour avoir pris part aux journées de Juillet, sans cependant en avoir conservé aucune titre. Sous tous les rapports, cette jeune personne paraît mériter l’avantage qui est sollicitée pour elle et l’intérêt particulier de monsieur le maire pour le lui faire obtenir. » Il reçut, en juillet 1835 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de neuf francs, à titre de décoré de Juillet. Il reçut, en juillet 1836 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de quatre francs, à titre de décoré de Juillet. En 1836, la mère renouvelait la demande que le mariage de sa fille fût doté. Corrot fit partie des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, choisis pour composer la délégation de décorés présente à la cérémonie d’inauguration des tables du Panthéon, sur lesquelles étaient inscrits les noms de ceux qui avaient trouvé la mort pendant les combats de Juillet. Porteur d’eau, il reçut un secours de quarante francs en 1850, en 1851 et en 1852, à titre de médaillé de Juillet. En 1830, il était l’époux de Galotte illisible, Claudine, et père de deux filles : Henriette, née vers 1815 à Semur (Côte-d’Or), et Augustine née vers 1821 à Paris. Il demeurait 10, rue du Gindre en 1830-1836 (10, rue du Gindre à une date inconnue mais sans doute comprise entre 1837 et 1840 in Archives de Paris VI1 1, une liste de trois pages de divers décorés de la croix ou de la médaille, dépendant de divers arrondissements) ; 10, rue du Gindre en 1850-1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 85 (sous le nom de Corrot, Jacques) ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement, liste des citoyens blessés décorés à habiller ; Archives de Paris VD4 9 pièce 2469 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement (sous le nom de Corvt, Jacques) ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 ; Archives de Paris VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement, idem liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, députation du Panthéon ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement, convocations des décorés à la mairie, idem liste des décorés blessés très nécessiteux et dignes d’intérêt ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, Commission de la souscription nationale, titres provisoires des parties prenantes, reçus en échange des titres définitifs délivrés par la mairie, blessés, secours définitifs, idem bulletin des médailles, idem cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 6, tableau général des enfants appartenant aux veuves et blessés de juillet 1830, (ancienne) XIe mairie ; Archives de Paris VI1 1, 1837, mariages de Juillet, idem 1835, mariages anniversaires de Juillet, idem mariages de Juillet 1836 (la femme, si c’est elle qui signe, signe Correau), idem mariages de Juillet 1834, idem liste des décorés de Juillet, qui ont reçu un secours de vingt-cinq francs les 27 et 28 juillet 1833, idem Etat de répartition de la somme de quatre cent dix francs et cinquante-cinq centimes mise à la disposition de M. le maire du (ancien) XIe arrondissement par M. le préfet de la Seine pour être attribuée à MM. les décorés de Juillet, idem 1835, Etat de répartition de la somme de quatre cents francs mise à la disposition de M. le maire du (ancien) XIe arrondissement par M. le préfet de la Seine pour être distribuée à MM. les décorés de Juillet, idem 1836, Etat de répartition de la somme de deux cents francs affectée par M. le ministre de l’Intérieur à MM. les décorés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, idem une liste de trois pages de divers décorés de la croix ou de la médaille, dépendant de divers arrondissements ; Archives de Paris VK3 30, état des habitants du (ancien) XIe arrondissement de Paris qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, dossier indemnitaires 1re classe à 120 francs, (ancien) XIe arrondissement et état des sommes payées aux combattants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Corrot, Jacques) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104 (sous le nom de Corrot, Jacques), idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134 (sous le nom de Corrot, Jacques), idem, Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204 (sous le nom de Corrot, Jacques), idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852 (sous le nom de Corrot, Jacques).