Coste Bonnet
Biographie
Né vers 1806 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Epicier. N’ayant fait aucune démarche devant la Commission des récompenses nationales, il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement) afin de solliciter la Croix de Juillet. Son dossier contient deux certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Coste Bonnet était en uniforme de garde national à cheval, le 28 juillet au matin à l’Hôtel de ville, qu’il est parti dans la première patrouille qu’a envoyée M. Marchand (voir ce nom), maire du (ancien) VIIe arrondissement [mais qui n’était sans doute pas encore maire le 28 juillet 1830, N.D.A.], alors en uniforme de capitaine chef de poste, que de retour sur la place de Grève il a soutenu le feu des Suisses jusqu’à ce qu’il n’a plus eu de munitions et qu’il s’est trouvé près de moi aux postes les plus périlleux. » Signé, le 7 juillet 1831 : Clusel ou Cluzel (nom à retrouver) ; Moret (nom à retrouver), décoré de Juillet ; Pillon (nom à retrouver), décoré de Juillet. Le second certificat, ainsi rédigé : « Nous, maire de la commune de Bagnolet, canton de Pantin, arrondissement de Saint-Denis, département de la Seine, certifions que M. Coste Bonnet, demeurant à Paris, rue de la Verrerie n° 91, est arrivé à cheval le 29 juillet 1830, tenant à la main un drapeau tricolore, qu’il est venu de Paris avec empressement nous annoncer la prise du Louvre par le peuple et la formation d’un gouvernement provisoire à l’Hôtel de ville, qu’il a placé lui-même avec nous les couleurs nationales sur le clocher de l’église de la commune, avec toutes les démonstrations du dévouement le plus patriotique, et les habitants ont répondu par des acclamations les plus sincères. » Signé, le 8 juillet 1831 : Pinard, maire. Sur son dossier, il était indiqué comme « sans fortune ». Il demeurait 91, rue de la Verrerie en 1831. Archives de la préfecture de police AA 381.