Cottard, Pierre, Hugues
Biographie
Né le 9 germinal an IV (29 mars 1796) à Moussy-le-Vieux (Seine-et-Marne), fils de Cottard, Louis, sabotier, et de Debout, Anne, Françoise, son épouse. Maçon. Il fut blessé d’un coup de feu reçu dans le côté gauche du bas-ventre le 28 juillet à la porte Saint-Martin. Il fut transporté à l’ambulance de la cité d’Orléans, qu’avait ouverte les élèves en médecine Bachot, Jean, Antoine et Penasse, à la cité d’Orléans près du boulevard Saint-Denis, puis transféré plus tard à la maison de santé de Mme Baric, 93, rue du Faubourg-Poissonnière. Marié et sa femme enceinte, il reçut un secours de soixante-dix francs et un autre de trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de cinquante francs, le 17 septembre 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 2 octobre, un secours de cinquante francs, le 8 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 15 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 29 novembre 1830, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Le certificat suivant constatait les blessures qu’il avait reçues : « Je certifie que le nommé Hugues (sic), compagnon maçon, est entré chez moi, le 28 juillet 1830, pouvant à peine se soutenir d’un coup de balle qui lui a traversé la hanche du côté gauche. » Signé, le 23 août 1830 : Buch, demeurant 17, rue de Lancry. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Saint-Denis (sous le nom de Cotard sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel, et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de quatre cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il reçut (sous le nom de Cottard, Hugues, Pierre), en tant que blessé, un habillement complet de garde national. Il fit la déposition suivante, le 23 juillet 1831, en faveur de la veuve Trubert : « Devant nous, maire de la commune de La Villette, s’est présenté le sieur Pierre, Hugues Cottard (voir Cottard, Pierre, Hugues), blessé de Juillet, demeurant en cette commune, rue de Flandre n° 70. Lequel nous a déclaré qu’à la suite des événements de Juillet, ayant été blessé, il a été déposé dans l’ambulance de la cité d’Orléans fondée par les soins et le zèle de Mme veuve Trubert ; que pendant trois semaines qu’il y est resté il a reçu de cette dame les soins les plus assidus, qu’elle est constamment restée auprès des malades pendant l’existence de ladite ambulance et qu’il est à sa connaissance que ladite dame a porté le dévouement jusqu’à faire des quêtes de linge et d’argent pour subvenir non seulement à nos besoins pressants du moment mais encore à la subsistance d’un grand nombre d’ouvriers sans travail. Enfin qu’elle a fait elle-même pendant plusieurs jours, matin et soir, d’abondantes distributions de vivres. Ajoutant le déclarant que tout ce qu’on pourrait dire en faveur de Mme Trubert serait toujours au-dessous des droits qu’elle s’est acquise pendant les journées de juillet 1830, à notre reconnaissance particulière comme à l’estime des honnêtes gens. Et de la présente déclaration que le comparant a faite pour rendre hommage à la vérité nous lui avons donné acte et qu’il a signée. » Sa médaille lui fut délivrée le 25 juin 1831 (il signa bien le reçu de son nom de Cottard). Il cosigna avec une vingtaine d’autres médaillés la lettre d’Eric, Bernard (voir ce nom), président de la commission des médaillés de Juillet, et qui, en date du 20 juillet 1831, demandait qu’il y ait une unité du ruban auquel devaient être suspendues les croix et les médailles, des médaillés ayant été poursuivis pour avoir porté le ruban bleu, ruban qui suspendait la Croix de Juillet, au lieu du ruban tricolore, ruban qui suspendait la médaille de Juillet. La demande était fondée sur ce que chaque citoyen avait le droit de porter le ruban national, et d’y suspendre une des nombreuses médailles qui avaient été frappées depuis la révolution. En 1850, il sollicita des secours. Les renseignements de police indiquèrent à cette occasion : « […] Actuellement à l’Hôtel des Invalides, où il est sergent dans la 12e division, […] favorablement représenté sous tous les rapports. Cet individu, qui n’a aucune charge de famille, sachant qu’il commettait une faute en demandant des secours sans l’autorisation de ses chefs, a donné son adresse rue Saint-Dominique 159, au Gros-Caillou, où il n’a jamais demeuré. » Il s’était marié le 26 décembre 1818 à Moussy-le-Vieux avec Leverdet, Victoire, Eulalie, née le 17 ventôse an II aussi à Moussy-le-Vieux ; sur l’acte de mariage, Leverdet, Victoire, Eulalie est indiquée comme la fille de Leverdet, Louis, Julien, marchand fruitier, et de feue Déligne, Reine, Marguerite. Il demeurait à Moussy-le-Vieux en 1818 ; 4, rue Sainte-Apolline en 1830 ; 70, rue de Flandres à La Villette en 1831 ; aux Invalides en 1850. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement chargé de constater le nombre des victimes et les faits mémorables des glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Paris, imprimerie de Ambr. Firmin Didot, 24, rue Jacob, 1830, p. 24 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 3e classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes de l’arrondissement de Saint-Denis lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 113 (sous le nom de Cotard, Hugues, Pierre) ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 33 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6, dossier Baric, nom des blessés recueillis par Madame Baric, maison de santé rue du Faubourg-Poissonnière, 93 ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (secours accordés par la Commission des récompenses nationales aux blessés qui n’ont été classés dans aucune catégorie, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39) et lettre en date du 20 juillet 1831 ; Archives nationales F/1dIII/51 ; Archives nationales F/1dIII/58 (classé à Hugues) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIIe arrondissement, arrondissement de Saint-Denis, blessés de la 3e classe (sous le nom de Cotard, Hugues, Pierre) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109 ; Archives de la préfecture de police AA 371 in dossier Bachot, Jean, Antoine cité dans le Tableau général des blessés qui reçoivent les secours distribués à l’ambulance située cité d’Orléans et les soins de MM. Penasse et Bachot ; Archives de la préfecture de police AA 415 in dossier Trubert veuve.
Cotte, François.
Voir Cotte, François, Auguste.