Cotte, François, Auguste

Biographie


Carrossier. Il fut blessé d’une balle reçue dans le ventre le 28 juillet, en combattant dans la rue Saint-Denis en face du marché des Innocents. Il mourut le 9 janvier 1831, en tombant des remparts de Douai, ville dans laquelle il était venu travailler. Sa veuve, Martinet, Gertrude, enceinte et déjà mère de trois enfants, reçut un secours de cent cinquante francs le 15 mars 1831 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le décès de Cotte fut l’objet du certificat médical suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, médecin à l’hôpital des Enfants-Malades et des dispensaires de la Société philanthropique, déclare avoir donné des soins au nommé François, Auguste Cotte, pour une plaie qu’il reçut le 28 juillet à la partie moyenne et gauche du ventre, en combattant dans la rue Saint-Denis en face le marché des Innocents. Cette plaie par arme à feu intéressait les téguments dans toute leur épaisseur jusqu’au péritoine dans l’étendue au travers de plusieurs pouces. La cicatrisation fut longue mais elle ne fut néanmoins précédée d’aucun accident grave immédiat. Obligé de quitter Paris avant la guérison complète, il eut à souffrir beaucoup du voyage et les adhérences à la faveur desquelles s’opéra la cicatrisation n’ont jamais laissé libres ou exemptes de douleurs les mouvements du tronc et des membres inférieurs. Il est présumable que la phlogose du péritoine n’ayant pas entièrement cessé, se sera ravivée sous l’influence du travail auquel devait se livrer le sieur Cottin pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille et que, portée à une certaine véhémence, elle aura sympathiquement déterminé celle de la séreuse cérébrale à la suite de laquelle il a succombé. D’après cette manière de voir, d’ailleurs très naturelle, ce serait encore une des victimes du mois de juillet dont la famille devrait être secourue par le gouvernement. » Signé, le 25 janvier 1831 : Bonneau illisible. La veuve sollicita une pension, qui lui fut refusée. Il lui fut accordé (sous le nom de Cotte, François), à titre de cas exceptionnel de blessé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes et sans doute aussi une somme définitive puisque son nom apparaît dans « la liste nominative du IIIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834 ». Il demeurait 41, rue des Marais, dans le faubourg Saint-Martin en 1830-1831. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels de blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement, p. 97, liste nominative du IIIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 115, liste nominative du IIIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 120, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 (sous le nom de Cotte, François) ; Archives de Paris VD3 1-2, 1830 Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/51 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, cas exceptionnels et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) IIIe arrondissement, cas exceptionnels de blessés de la 3e classe et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) IIIe arrondissement (sans indication du motif de l’attribution de la rente) (sous le nom de Cotte, François).

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