Cottin, Jean, Marie

Biographie


Né vers 1793 à Paris. Tourneur en cuivre. Il fut tué d’un coup de feu, le 28 juillet pendant l’attaque de l’Hôtel de ville. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Le 22 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement (sic), comparurent : Auguste, militaire au 59e de ligne, caserné rue du Faubourg-Poissonnière : Cottin, frère de Jean-Marie Cottin, demeurant rue de Marivaux au marché Saint-Martin ; Cercueil, menuisier, demeurant 2, rue du Petit-Thouars. Ils attestèrent avoir parfaitement Cottin, Jean, Marie et « qu’il est à leur connaissance que dans les journées de Juillet il a combattu pour la cause des libertés contre la garde royale et que le 28 juillet il a été tué à l’attaque de l’Hôtel de ville ». Le 6 octobre 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement (sic), comparurent : Fassier, Adrien, Pierre, François, brocanteur, demeurant rotonde du Temple ; Carron, Jean-Baptiste, serrurier, demeurant 100, rue Saint-Maur ; Menu, Jean, Nicolas, marchand fripier, demeurant rue du Marché-du-temple. Ils attestèrent avoir parfaitement Cottin, Jean, Marie et « qu’il est à leur connaissance que ledit sieur Cottin a été tué le 28 juillet 1830 en combattant contre la garde royale pour la cause de la liberté ». Il laissait deux enfants Virginie, Stéphanie, née le 8 mars 1814 (par erreur le 9 mars 1814 in Archives nationales F/1dIII/38 B) à Paris, et Nicolas, né le 30 août 1815 (par erreur le 31 août 1815 in Archives nationales F/1dIII/38 B) au 18, rue de la Mortellerie, qui furent tous deux considérés comme orphelins de Juillet et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes ; et une concubine, Hutin, Barbe, Marie, née le 21 vendémiaire an III à Cambrai (Nord), avec laquelle il vivait depuis vingt ans et avec qui il avait eu en tout sept enfants, dont seuls deux étaient encore vivants. Cette concubine reçut cent vingt francs de secours en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel (absente sur les listes du Bulletin des lois). Elle fut, à l’occasion de sa demande de pension, l’objet d’une fiche de renseignements de police ainsi rédigée, le 21 juillet 1831 : « La demoiselle Hutin a quitté depuis plusieurs mois l’appartement qu’elle occupait rue Saint-Maur-Popincourt n° 132 ; on ne peut dire où elle demeure depuis, n’ayant point laissé sa nouvelle adresse. On déclare n’avoir pas eu à se plaindre de sa conduite morale pendant tout le temps qu’elle a demeuré rue Saint-Maur ; elle s’est constamment bien comportée. Elle vivait depuis vingt ans environ avec le sieur Cottin, qui l’a laissé chargée de deux enfants, dont l’aînée, qui est du sexe féminin, est âgée de dix-huit ans environ. Lorsque la demoiselle Hutin logeait rue Saint-Maur, elle était connue en qualité de marchande au Temple. On ne peut dire si elle a continué là son commerce. » Elle présenta le certificat suivant : « Les soussignés déclarent et affirment que demoiselle Marie, Barbe Hutin, demeurant à Paris, rue des Vertus n° 4, nous est connue depuis grand nombre d’années, qu’il est en outre à notre connaissance qu’elle a vécu maritalement avec le nommé Jean, Marie Cottin, tué en juillet 1830, de laquelle liaison il en est résulté sept enfants, dont deux restent vivants, fille et garçon. » Signé, le 24 mai 1831 : Matrin, demeurant dans le quartier Saint-Martin-des-Champs ; Monroy, demeurant dans le quartier Saint-Martin-des-Champs. Elle fut pensionnée de cinq cents francs. Elle reçut (sous le nom de veuve Cottin), à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, et une inscription de rentes. Le conseil de famille des orphelins était composé de Gilbert, Jean-Baptiste, tuteur, marchand de tabac et receveur de l’octroi de la barrière d’Ivry, demeurant 30, rue Royale à Ivry (Seine), et de Fassier, Pierre, François, marchand au Temple, subrogé-tuteur, demeurant rotonde du Temple, 1er escalier en 1831. Selon la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet, l’enfant avait été « confié aux soins de son tuteur, sa mère n’offrant pas suffisamment de garanties ». En août 1832, le bulletin individuel de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet notait à son sujet : « Ce jeune homme a été abandonné trop longtemps à lui-même. Ce n’est que depuis peu de temps qu’il a pris l’état de serrurier et qu’il a commencé à s’occuper de son instruction élémentaire. Il n’a pas de fortes dispositions pour l’étude. Quant à sa profession de serrurier, on ne peut encore rien dire. » Puis en septembre : « J’ai peur que ce jeune homme ne tourne pas bien malgré les soins et les conseils de M. Gilbert, son oncle et subrogé tuteur. Il fréquente d’assez mauvaises sociétés. Il serait convenable aussi de l’éloigner le plus possible de sa mère, qui n’a pas bonne réputation. Il a quelques dispositions pour l’état de serrurier. Quant à la lecture et l’écriture, il est impossible de lui faire retenir la forme d’une lettre. Il ne saura jamais rien. » Et en octobre : « Pauvre sujet qui donne et donnera bien de la peine à conduire à M. Gilbert, son tuteur. Il ne sait ni lire ni écrire et ne veut pas se donner la peine de rien apprendre. Il a choisi la profession de serrurier et avait été placé chez un maître d’apprentissage, où il est encore mais dont il doit sortir pour cause de mauvais traitements qu’il a soufferts. La commission doit prononcer sur ce changement. J’activerai autant que possible la décision, dans l’intérêt de l’orphelin, qui n’a pas de temps à perdre à cause de son âge avancé. » Et aussi après l’avoir qualifié de « menteur, inconstant, dépensier, n’écoutant personne » : « Malgré les avis et les conseils les plus sensés, ce jeune homme se conduit de la manière la plus déréglée. Il n’est déjà plus dans la maison d’apprentissage désignée ci-contre. M. Gibert, son oncle et tuteur, ne sait quel moyen employer pour le faire rester au travail. Personne ne veut se charger d’un aussi mauvais sujet. Il se grise et ne paraît pas de quelque temps chez son oncle, qui, je le répète, ne sait plus à quel saint se vouer et a besoin d’une patience plus qu’humaine. » En 1832, Virginie, Stéphanie était mariée depuis peu. Le 24 juillet 1840, les restes de Cottin furent exhumés du terrain situé au cimetière du Père-Lachaise, où ils avaient été placés, puis renfermés avec ceux de quatre-vingt-sept autres victimes dans quatre sarcophages, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques. En 1849, Virginie, Stéphanie, devenue femme Ravenet, demeurant 9, rue des Vieilles-Etuves-Saint-Martin, sollicitait un secours auprès de Louis-Napoléon Bonaparte : […] Restée orpheline, fut désignée et choisie comme l’une des rosières (à cette époque elle avait quinze ans) ; elle accepta sans expérience l’époux que le sort ou le hasard lui désignaient. Elle devint mère de deux fils âgés l’un de seize ans, l’autre de quinze et puis comme dans ces sortes d’hyménées, il n’y a de véritable sympathie que pour ce qui tient à l’intérêt personnel, c’est-à-dire que quand la dot est usée il n’y a plus de communauté possible, son mari la quitta lui laissant toutes les charges d’un mariage dont le commencement était le présage d’un bel avenir. Abandonnée, sans ressources, après avoir vu s’écouler les plus belles années de sa vie, l’exposante se voit réduite à manquer des choses les plus indispensables à l’existence. » La police la rechercha infructueusement à l’adresse qu’elle avait indiquée et précisa à son sujet : « A quitté son mari et ses enfants pour se livrer à la prostitution, au libertinage et à tous les excès de la débauche […] Elle ne mérite […] aucun intérêt. Elle a changé dix fois de demeure, la dernière étant rue de la Tacherie n° 10. Elle l’a quittée le 25 décembre dernier, mais sans indiquer sa nouvelle adresse. » On trouvait aux sommiers judiciaires : Cottin, Catherine, Stéphanie, dite Virginie Stéphanie, femme Ravenet, marchande au Temple, fille publique, née à Paris, a été conduite à Saint-Lazare le 9 juin 1835 pour vagabondage et outrage public à la pudeur ; le 15 juin 1839 pour vol ; le 12 décembre 1842 pour vol. Elle fit la même démarche en 1852 et demeurait alors 6, rue Maubuée. Le fils, Nicolas, porteur aux halles, fit lui aussi, en 1845, une demande de secours. La police précisa à son sujet qu’il était célibataire, qu’il logeait en garni 6, rue des Figuiers-Saint-Paul, n’avait aucune charge, que le produit de son travail suffisait à ses besoins, et qu’il passait « pour avoir une bonne conduite ». Stéphanie, Virginie Cottin, alors femme Chapuy, déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, pour avoir secouru les blessés, au milieu du feu « poussée, expliqua-t-elle, par le cœur et par le souvenir de son père qui est mort en combattant pour la liberté ». Elle joignait le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions et reconnaissons que la citoyenne Cotin, Virginie, Stéphanie, marchande des quatre-saisons, demeurant rue de Lappe, n° 19, faubourg Saint-Antoine, a été vue, dans les journées des 23 et 24 février dernier, combattant à diverses barricades et qu’elle a pansé les blessés au milieu du feu, à la place de la Bastille. Elle a même hissé le drapeau sur plusieurs points ; elle mérite une récompense nationale pour toutes les preuves de courage qu’elle a données. » Le certificat était signé par : Duprat, marchand de vin, demeurant 32, rue de la Roquette ; Moran, Hubert, boulanger, demeurant 20, rue de la Roquette ; Dargent, Nicolas, marchand de vin, demeurant 14, rue de la Roquette ; Margueritte, Auguste, liquoriste, demeurant 16, rue de la Roquette ; Devigny, marchand de vin, demeurant 14, rue de Valo illisible ; Dulion, coiffeur, demeurant 32, rue de la Roquette ; Pascal, demeurant 8, rue de Lappe ; Salsac, marchand de vin, demeurant 21, rue de la Roquette ; Charpentier, charcutier, demeurant 15, rue de la Roquette ; veuve Pertus, demeurant 19, rue de Lappe. Elle fut proposée par la Commission des récompenses nationales pour une mention honorable, à paraître dans le Moniteur. Cottin demeurait 17, rue Aumaire (ou 132, rue Saint-Maur sur les listes du Constitutionnel et dans la fiche de police) en 1830 ; sa concubine demeurait 4, rue des Vertus (où elle est dite inconnue selon des renseignements transmis par la préfecture de police in Archives nationales F/1dIII/33) en 1831 mais 132, rue Saint-Maur trois fois in Archives nationales F/1dIII/35 B et une fois in Archives nationales F 9 1157 et deux fois in Archives nationales F/1dIII/38 B ; Virginie, Stéphanie rotonde du Temple au 1er étage en 1832 ; 19, rue de Lappe en 1848 ; 9, rue des Vieilles-Etuves-Saint-Martin en 1849. Le nom de Cottin (J.-M. Cottin) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 16 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 17 ; Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, p. 80, liste nominative des veuves, liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ve arrondissement, p. 99 (sous le nom de Hutin, née Cottin, Marie, Barbe) lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 33, p. 74 pour la concubine ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, relevé nominatif des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 par suite de coups de feu, et idem même référence Répertoire alphabétique des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 32-35 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien IVe arrondissement) et relevé des informations prises par la préfecture de police sur les personnes désignées ; idem F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) Ve arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) Ve arrondissement, orphelins du (ancien) Ve arrondissement, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (douze veuves) et état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/1dIII/51 ; Archives nationales F/1dIII/59 in dossier Jean Alexandre ; Archives nationales F/1dIII/73 in dossier Ravenet ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, cas exceptionnels, et liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Ve arrondissement, veuves (sous le nom de Hutin, née Cottin, Marie, Barbe) et orphelins et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F 9 1157, dommages de Juillet, objets généraux (1830-1834), état des renseignements demandés à M. le préfet de police sur les dénommées ci-après (liste sur laquelle son nom est cité deux fois) ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien Ve arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 81, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 79 ; Archives de la préfecture de police AA 381 ; Archives de la préfecture de police AA 420.

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