Cottry, Georges, Félix, Furcy
Biographie
Né le 28 mars 1792 à Brest (Finistère). Ancien marin de l’Empire – il était fils de Cottry, Louis, Henri, qui avait plus de trente ans de service, et qui fut tué dans le combat du 13 prairial an II à bord du Scipion –, puis hussard au 9e régiment en 1812, blessé à Honau et à Leipzig, fait prisonnier en 1813, rentré en 1814, il fut licencié la même année et devint peintre en décors ou en bâtiments (peintre en bâtiment in Archives nationales F/1dIII/39). Blessé dangereusement (mais peu gravement in Archives nationales F/1dIII/36 ; blessé par une balle morte à la malléole externe in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé, peu fiable), il reçut (sous le nom de Cottery) un secours de quatre-vingts francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de deux cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut (sous le nom de Cothery, Félix, Georges, Farcy), à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1843, venant de perdre son épouse, Jourdheuil, sans ouvrage et « dans un besoin urgent », il sollicita des secours. Les renseignements de police le dirent « bon ouvrier, d’une excellente conduite ». Il reçut, pour cette année-là, un secours de cinquante francs, de vingt-cinq francs en 1844, de soixante-cinq francs en 1845, de la même somme en 1846, de vingt-cinq francs en 1847. En 1848, marié et père d’un enfant, il participa à la révolution de Février et « fut un des premiers qui commencèrent les barricades qui furent dressées le 24 février 1848, rue de la Roquette au coin de la rue Neuve-de-Lappe et que dès le commencement nous lui vîmes la Croix de Juillet briller sur sa poitrine ». Le 25, sergent-major de la garde nationale, il commandait un poste de douze hommes placé devant la porte de la prison des jeunes détenus. Il déposa un dossier devant la nouvelle Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, habitant la rue de la Roquette, certifions et attestons que le citoyen Georges, Félix, Furcy Cottry, habitant également la même rue, fut un des premiers qui commencèrent les barricades qui furent dressées le 24 février 1848, rue de la Roquette au coin de la rue Neuve-de-Lappe et que dès le commencement nous lui vîmes la Croix de Juillet briller sur sa poitrine. Déclarons en outre qu’il est le fils de Louis, Henri Cottry, tué après trente ans cinq mois de service dans le combat du 13 prairial an II à bord du vaisseau le Scipion. » Signé, le 3 avril 1848 : Docker, demeurant 58, rue de la Roquette ; Méra, Henri, demeurant 57, rue de la Roquette ; Querriau, épicier, demeurant 53, rue de la Roquette ; Cougny, lustreur en pelleterie, demeurant 53, rue de la Roquette ; Bertin, demeurant 53, rue de la Roquette ; Masson, propriétaire, demeurant 53, rue de la Roquette ; Gueneaut, fabricant de poterie, demeurant 31, rue de la Roquette ; Vial, Mathurin, demeurant 51, rue de la Roquette ; Minich, ingénieur, demeurant 53, rue de la Roquette. Il fut proposé par la Commission pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. En 1848, « sans aucune occupation et étant dans l’impossibilité de payer ses loyers, étant en arrière de trois termes dus à son propriétaire », il sollicita un secours et obtint quarante francs. En 1849, les renseignements de police indiquèrent à son sujet : « Demeure route de Charonne, 147, où il tient un petit commerce de vins, qui ne paraît pas être en voie de prospérité. Il est marié et a deux enfants dont un est à sa charge. Selon les apparences il est dans une position pécuniaire très précaire. Bonne conduite, ses opinions politiques sont très modérées ». Il reçut un secours de quatre-vingts francs en 1849 et deux secours de soixante-quinze francs en 1851. Il reçut une allocation de quarante francs en 1849, à titre de décoré de la Croix de Juillet. Il mourut le 3 août 1852 à l’hospice Saint-Antoine. Sa veuve, Thomas, Véronique, reçut soixante-quinze francs en 1852 et cent francs (sûrement en deux fois car il n’y a qu’un secours de cinquante francs in Archives de la préfecture de police AA 369, minutes 266-268, en date du 10 février 1853) en 1853, à titre de veuve d’un décoré. Il demeurait 30, rue du Grenier-Saint-Lazare en 1830-1831 ; 7, rue des Vieilles-Haudriettes de 1836 à 1845 ; 66, rue de la Roquette en 1845 ; puis 51, rue de la Roquette de 1846 à 1848 ; 147, route de Charenton en 1849-1851 ; 62, rue des Amandiers, impasse Ronce, où il était concierge, de 1851 à 1853. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 16 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 17 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 76 et liste nominative des cas exceptionnels du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 78 (sous le nom de Cothery, Félix, Georges, Farcy) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 371 n° 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/51 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 4-5 état des blessés non classés et de la 1re classe et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, cas exceptionnels (sous le nom de Cothery, Félix, Georges, Farcy) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40 et suivantes, idem minute 45, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Proposition, en date de 1851, d’accorder à des décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 11.390 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204, idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852, idem Proposition d’accorder à soixante-deux décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 3.425 francs, minutes 266-268, en date du 10 février 1853.