Couillard Vallée, Jean-Baptiste
Biographie
Etudiant en médecine. Il signa, le 2 novembre 1830, le certificat suivant en faveur de Tripier, Etienne, et Tripier, Charles, Simon, Clement, son fils : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Tripier, Etienne, officier de l’ex-garde impériale, chevalier de la Légion d’honneur, et Tripier, Charles, Simon, Clement, son fils, ont pris les armes pour la défense de la liberté dans les mémorables journées de Juillet (27, 28 et 29), qu’ils ont montré le plus grand dévouement à la cause nationale par le sacrifice qu’ils ont fait pendant tous les jours du danger de leur temps et de leurs personnes et qu’à ce titre ils ont acquis des droits incontestables à la reconnaissance du gouvernement. » Il signa, le 1er septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Frison, Jacques, Marie, Victor : « Nous, soussignés, déclarons que le sieur Frison était avec nous dans les trois mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet, armé d’un fusil ; qu’il s’est beaucoup distingué dans la lutte que nous avons eu à soutenir contre les ennemis de la liberté. Nous certifions en outre que de cinq du même pays Billot département de la Haute-Marne, deux ont succombé dans le combat, les nommés Simon Noël (voir Simon, Pierre, Noël), ancien officier de l’ex-garde de Napoléon et Paul, Marcel Bouvenot (voir Bouvenot, Paul, Marcel). » Il signa, le 5 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Maisonet, Hubert : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Maisonet, Hubert, lieutenant de pompiers de la commune de Fayl-Billot (Haute-Marne), a été constamment en armes pendant les trois glorieuses journées de Juillet, pour la défense de la liberté et le maintien de l’ordre public, notamment que le 27 il a combattu sur la place du Palais-Royal, armé d’un fusil, contre les gendarmes tant à pied qu’à cheval ; le 28 à la Grève et au Louvre (!!!), où il est entré un des premiers avec un nommé Bourgeois ; le 29 à la place du Carrousel, où il s’est constamment battu avec courage et intrépidité dans les postes les plus périlleux. » Il fut exempté, sur proposition de la Commission des récompenses nationales du paiement des frais universitaires dans les examens pour parvenir au grade de docteur en médecine ; l’observation suivante était inscrite en face de son nom : « A combattu avec courage auprès de M. Tripier (voir Tripier, Etienne), ancien officier dont la conduite a été appréciée par la Commission. » Il demeurait 24, rue des Ecrivains en 1830. Archives nationales F/1dIII/33, état des dispenses de frais d’études et de réception accordées à des étudiants en droit et en médecine sur les propositions de la Commission des récompenses nationales et état des places et faveurs accordées par le gouvernement, à la suite de la révolution de Juillet et des événements qui s’y rattachent et en considération de la part qu’y ont prise les impétrants ou leurs familles ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Frison, Jacques, Marie, Victor ; Archives nationales F/1dIII/64 in dossier Maisonet, Hubert ; Archives nationales F/15/4240 in dossier Tripier, Etienne.