Coulaux, Ch
Biographie
Elève de l’Ecole polytechnique. Il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Venant d’apprendre que vous désiriez connaître ceux d’entre les élèves de l’Ecole polytechnique qui contribuèrent d’une manière quelconque aux succès des glorieux événements du mois de juillet, je m’empresse de vous donner sur mon compte les renseignements suivants. Fils de parents qui ont un dépôt d’armes dans Paris, je me suis occupé le 28 et 29 juillet à rassembler autant d’armes que possible et à les distribuer à ceux que je jugeais pouvoir s’en servir dignement. Arrivé aux Tuileries peu de temps après que la prise en avait été faite, j’y restai pour y rétablir l’ordre jusqu’au milieu de la journée du 30, après quoi je fus envoyé à Neuilly, avec deux de mes camarades, MM. Roguin et Bosquet, pour parlementer avec la garde royale. Notre mission eut l’heureux résultat de décider un grand nombre de soldats à quitter des drapeaux qu’ils ne pouvaient plus servir avec honneur et nous ne fûmes pas étonnés de voir, le lendemain, plusieurs détachements reprendre le chemin de leurs casernes. Je passai, après cela, plusieurs jours à remplir un grand nombre de messages dont nous chargeait continuellement le général Lafayette, jusqu’à l’époque de l’expédition de Rambouillet, à laquelle je pris une part très active et après laquelle je ne tardai pas à rentrer paisiblement dans le sein de ma famille. » Dans sa lettre qu’il envoya, le 21 avril 1831 à la Commission des récompenses nationales, Bujon (voir ce nom) apportait les indications suivantes sur la participation de Coulaux : « […] Sorti de l’Ecole avec tous mes camarades, je fus forcé de rester avec mon camarade Coulaux, au dépôt de la manufacture royale d’armes de Klingenthal, chez mon correspondant, pour distribuer des armes et empêcher des désordres, dont nous avions été plusieurs fois menacés ; je n’ai donc pas pu prendre une part bien active aux grandes opérations qui ont signalé les 28 et le 29 juillet […]. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça à aucune voix pour la croix, aucune voix pour la médaille, deux voix pour une mention et quatre voix pour rien. Il fut, par ordonnance royale, en date du 22 novembre 1831, admis dans l’artillerie de terre, en qualité d’élève sous-lieutenant à l’école d’application de l’artillerie et du génie à Metz. Journal militaire officiel, n° 45 bis, année 1831, p. 249 ; Archives de Paris VD3 8, révolution de 1830, lettres de polytechniciens, rapports divers, etc., idem lettre de Bujon ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Journal militaire officiel, n° 45 bis, année 1831, p. 249.