Courant, Jacques, Michel, dit Chevallier
Biographie
Né vers 1796 à Valency (Berry). Ouvrier bonnetier. Blessé de Juillet. En 1831, il sollicita d’entrer dans la garde municipale, mais sa demande fut refusée parce qu’il avait été opéré de la maladie de la pierre. En 1834, grenadier au 4e bataillon de la Ire légion de la garde nationale depuis sa réorganisation, il avait été, selon son capitaine, présent à toutes les prises d’armes et ne fut forcé d’abandonner son service qu’en 1843, « par défaut de ressources personnelles ». En 1840, il était père de trois enfants dont deux filles et sollicita un secours. Le 21 juillet 1844, un de ses fils mourut au service en Algérie. Il reçut un secours de quarante francs en 1844, et de vingt-cinq francs en 1845. En 1846, il était porteur surnuméraire à l’administration des pompes funèbres. Le police donna, cette année-là, les renseignements suivants sur son compte : « N’a jamais manqué une prise d’armes contre les émeutiers. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1846, de quarante francs en 1848, de quarante francs en 1849, cette année-là à titre de combattant de Juillet. Il affirmait être membre de la Société du 10 décembre sous le numéro 2852 ou 3852, médaille d’argent. En 1850, les renseignements de police le disent « favorablement représenté sous tous les rapports » ; il reçut un secours de cinquante francs en 1850, à titre de combattant de Juillet, deux secours de soixante francs en 1851, de quarante francs chaque année entre 1852 et 1855. En 1856, « bien considéré dans son quartier où il passe pour un honnête homme » mais au-dessus du besoin, il toucha un secours de trente francs. Il demeura quinze années cour du Retiro, 15, rue de Suresnes (démoli et devenu 30, rue de Longchamp) en 1831 ; 30, rue de Laborde, faubourg Saint-Honoré en 1840 et 1841 ; 58, rue Cisalpine dans le faubourg Saint-Honoré en 1850-1851 (parfois mais par erreur 56, rue Cisalpine vers 1850) ; 58, rue du Valois-du-Roule en 1852-1856 et depuis 1841 (sans doute Cisalpine et Valois-du-Roule sont-elles la même rue). Archives nationales F/1dIII/51; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, minute 21 et suivantes, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem rapport du 18 juin 1850 et suivants, minutes 120-126, idem, Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204, idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852.