Courtois, Jean-Julien
Biographie
Né vers 1772 à La Flèche (Sarthe). Ancien capitaine, sans traitement. Il s’illustra au pont d’Arcole, rue de Richelieu et rue Saint-Honoré. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales puis déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), pour solliciter la Croix de Juillet et un traitement de réforme. Il joignait à sa demande l’exposé suivant de la conduite qu’il avait tenue : « Le capitaine Courtois, se trouvant à 6 heures du soir le 27 juillet 1830, sur la place du Palais-Royal avec un grand nombre de citoyens qui invoquaient le maintien de la charte, fut foulé sous les pieds des chevaux dans la rue de Valois. Le 28 au matin, il se porta avec quelques élèves de l’Ecole polytechnique (??) et autres à la caserne des gendarmes, rue de l’Odéon. On les désarma. Muni d’un fusil et de cartouches, il combattit le même jour sur les quais de la rive gauche de la Seine, particulièrement pendant deux heures à l’entrée de la rue Saint-Landry, en face le pont d’Arcole. Le 29, le soussigné se porta chez M. Audry de Puiraveau pour l’assurer de son entier dévouement à la cause constitutionnelle et lui demander ses ordres, en sa qualité de colonel aide de camp de l’illustre général Lafayette, afin d’être envoyé ou dirigé où le besoin l’exigeait. Ce fut dans cette circonstance que le capitaine Courtois eut l’honneur de faire partie de l’escorte de ces deux grands citoyens, pendant le trajet de la maison de M. Laffitte, député, à la Bourse, d’où il se rendit immédiatement à la rue de Richelieu combattre les Suisses et la garde royale. Les 30 et 31 juillet, le capitaine dénommé ne désempara pas l’Hôtel de ville. Il eut plusieurs fois l’avantage d’y voir M. Audry de Puiraveau, d’offrir ses services dans le cours des événements qui se présentaient sans cesse. Enfin, le 1er août, il se fit enregistrer à la mairie de son arrondissement et à l’état-major de la place pour faire partie de la colonne mobile. » Audry de Puiraveau apostilla ainsi sa demande : « C’est avec le plus grand plaisir que je certifie les faits où je suis cité dans cet écrit. Je pense même que personne n’a plus de droits à la bienveillance du gouvernement, comme ancien militaire, que M. Courtois. » Courtois demeurait 35, rue Saint-Antoine en 1831. Archives de la préfecture de police AA 381.