Coutard, Jean, Nicolas

Biographie


Né le 22 décembre 1775 (ou le 20 décembre 1774 in Archives nationales F/1dIII/41 et in Archives nationales F/1dIII/38 A) à Saint-Denis-de-Crépy (Oise), fils de Coutard, Nicolas, marchand de chevaux, et de Dancre, Marie, Catherine, son épouse. Ancien officier, couvert de blessures, devenu marchand de chevaux ou corroyeur (marchand de poissons ou corroyeur in Archives de Paris VD6 278 ; ouvrier corroyeur in Archives nationales F/1dIII/35 B; marchand de vin en 1831 in Archives de la préfecture de police AA 381). Porteur d’un fusil à deux coups qui appartenait à son père, il s’illustra les 27 et 28 juillet à la porte Saint-Martin, quand il fut blessé, ce dernier jour, par une balle qu’il reçut à la jambe gauche. Père de trois enfants, il reçut des secours du Constitutionnel et un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Le 16 septembre 1830, il disait être encore convalescent et ne pas pouvoir se livrer à aucun travail avant un mois. Père de famille, il reçut un secours de cent vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il obtint la promesse qu’on lui rembourserait le prix du fusil, qui lui avait été pris dans les combats, mais en janvier 1831, il attentait encore la réalisation de cette promesse ; il sollicitait aussi qu’il lui fût fourni son habillement de garde national, comme à tous les autres blessés de Juillet. Il fit une demande de pension. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 février 1831, la conclusion suivante : « A montré des ulcères et des cicatrices d’ulcères variqueux tout à fait étrangers à des plaies par arme à feu, par arme blanche ou autres armes de guerre. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Société des réclamants, sise rue Bourg-Labbé, pour solliciter les Invalides ou une pension. Il expliquait ainsi la situation à laquelle il se trouvait réduit : « Il avait, en 1815, une modique fortune, mais suffisante pour élever sa petite famille. La dernière invasion l’a réduit à un travail qui n’est pas suffisant pour son existence et celui de sa famille. Il vous plaira donc, messieurs, de lui faire accorder telle place [que] vous jugerez à propos, soit dans la fourrière (illisible, c’est le plus probable…) ou tout autre. » Il se maria le 20 décembre 1814 à Montidier (Somme) avec Godbert, Crépene, Victoire, née le 24 octobre 1777 à Montdidier. Sur l’acte de mariage, Coutard, Jean, Nicolas est indiqué comme marchand de chevaux, sa mère était décédée le 29 décembre 1812 à Crépy ; Godbert, Crépene, Victoire était indiquée comme la fille de feu Godbert, Louis, Joseph, propriétaire demeurant à Montdidier et décédé le 30 juin 1813 et de feue Goullé, Marie, Joseph son épouse décédée le 25 frimaire an VII à Montdidier et comme la veuve de Duville, Jacques, François, décédé le 24 octobre 1812. Il demeurait à Crépy en 1814 ; 66, rue de Bondy (mais aussi une fois et sans doute par erreur 86, rue de Bondy in Archives de la préfecture de police AA 381) en 1830-1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ve arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 73 ; Archives de Paris VD6 278 couverture du dossier de Wattecamps, Charles ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 20 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/51 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ve arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 381 (au nom de Coutard, Jean, Victor, Nicolas mais le Victor est rayé).

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.