Crochard, Madeleine, Adélaïde, épouse Chevalier
Biographie
Née le 28 octobre 1766 à Louviers (Eure) (mais à Paris in Archives nationales F/1dIII/35 B). Couturière (mais ouvrière en fourrures in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste d’incapacité de travail), fille de Crochard, Pierre, Noël, maître perruquier, et de Duval, Marguerite, son épouse. Elle fut blessée d’un coup de feu à la joue, qui entraîna la perte de l’œil droit. Mais la mairie indiquait ainsi la nature de ses blessures : « Cette femme ayant été renversée sur une barricade, avait plusieurs contusions ; on était occupé à la panser chez elle et à lui appliquer des sangsues lorsqu’une balle est venue l’atteindre dans sa chambre au 6e étage. Cette balle, entrée au-dessous de la pommette droite, est sortie près de l’œil et a intéressé la paupière inférieure. Cet œil est resté paralysé. Cette femme étant âgée est hors d’état de continuer son travail. » Elle apparaît sur les listes du Constitutionnel, comme ayant reçu (sous le nom de Crochard, Marie-Madeleine, Adélaïde, veuve Chevallier) un premier secours de quarante francs en septembre 1830 et un autre de trente francs toujours en septembre 1830, sur les secours distribués. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Elle reçut un secours de quarante francs (sous le nom de veuve Chevalier), le 17 août 1830, un secours de trente francs, le 30 août, un secours de cinquante francs, le 22 octobre 1830, un secours de quarante francs, le 14 février 1831, un secours (sous le nom de veuve Chevallier) de quarante francs, le 28 mars 1831, un secours de trente francs, le 25 avril 1831, un secours de quarante francs, le 13 juin 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 11 juillet 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 11 août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 septembre 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 12 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Admise dans la 5e classe des blessés, elle reçut une pension de cinq cents francs. Il lui fut accordé (sous le nom de veuve Chevallier, née Cochard, Marie) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de cent vingt-cinq francs (sous le nom de dame Chevallier, née Crochard, Marie-Madeleine, Adélaïde in Archives de Paris VD6 360 n° 5). Elle demeurait 3-5, rue Aumaire en 1830-1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 55 ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ve arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 102 (sous le nom de veuve Chevallier, née Cochard, Marie) ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 35 ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, (sous le nom de Crochard, Marie, Madeleine, Adélaïde, épouse Chevallier), idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires) (sous le nom de Crochard, Madeleine, Adélaïde, épouse Chevalier), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des blessés ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/51 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 5e classe (sous le nom de veuve Chevallier, née Cochard, Marie).