Croizé, Sabine
Biographie
Née vers 1790 à Saint-Martin-au-Bois (Seine-Maritime). Fille de militaire, ayant un frère « mort sous les drapeaux de Bonaparte ». En 1846, ayant épuisé toutes ses ressources, elle sollicita un secours. Elle expliquait qu’elle avait « victime de la révolution de Juillet, elle eut dans sa chambre cent trois balles », que les balles brisèrent tous ses meubles, et qu’elle soigna chez elle un militaire, Briquet, Napoléon, avant de le faire transférer à la mairie des Saints-Pères. Elle refusa tous les secours qui lui furent proposés après la révolution, sa situation de fortune lui permettant un tel refus. La grande frayeur que lui causa les diverses fusillades occasionnèrent une maladie pour laquelle, expliquait-elle, elle avait tout sacrifié, sans pouvoir obtenir une guérison complète. Outre cela, elle avait perdu le reste de fortune qu’elle possédait dans la faillite du sieur Eugène Vigné, rue Saint-Denis. La préfecture de police donna sur son compte les renseignements suivants : « Elle est bien considérée et se trouve dans une position assez précaire. » Elle sollicitait un bureau de tabac. Elle reçut un secours de quarante francs. Elle demeurait 12, rue Mandar de 1821 à 1846. Archives nationales F/1dIII/85.