Curier, Antoine
Biographie
Né le 5 germinal an IX à Montaigues-le-Blanc (Puy-de-Dôme) de Curier, Guillaume (né le 9 mars 1773 à Sainte-Croix-de-Champeix dans le Puy-de-Dôme), cultivateur, et de Jaubert, Marie (née le 15 août 1771 [mais le 25 août 1771 in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831] à Saint-Floret dans le Puy-de-Dôme). Ancien grenadier au 2e régiment de grenadiers à cheval de l’ex-garde royale, en congé absolu depuis 1823, devenu cocher. Il reçut un coup de feu dans les reins pendant la prise de la caserne de Babylone ; la balle fractura la région lombaire de la colonne vertébrale et pénétra dans la cavité abdominale. Il mourut des suites de sa blessure le 2 août suivant à l’hôpital Necker. Un certificat médical, à en-tête de l’hôpital Necker donnait les détails suivants sur son décès : « {…] La balle avait fracturé les apophyses transverses des deuxième et troisième vertèbres lombaires et s’était logée derrière les muscles illisible ; la paralyse a envahie successivement tous les viscères et le malade est mort le 2 du mois d’août. » Lui ou sa famille reçurent un total de deux cents francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il était le cousin germain de Curier, Guillaume, autre combattant de Juillet. Il était célibataire. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Le 26 mai 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement (sic), comparurent, sur la réquisition de Collet, Fortuné (voir ce nom), vérificateur des poids et mesures, demeurant 15, bd Saint-Martin, et représentant les parents : Mouillard, Pierre, Fortuné, Victor (voir ce nom), propriétaire, demeurant 9, rue Sainte-Apolline ; Deschamps, Jean-Louis, Marie, propriétaire, demeurant 9, rue Sainte-Apolline ; Le Preux, Jean, Félix, Olivier (voir Lepreux, Jean, Félix, Olivier), propriétaire, demeurant 159, rue du Faubourg-Saint-Martin. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Curier, Antoine et savoir « qu’il a reçu le 29 juillet 1830 un coup de feu à la poitrine (sic) dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque à la prise de la caserne de Babylone et qu’il en est décédé le 2 août 1830 à l’hospice Necker ». Ses parents furent pensionnés de deux cents francs et reçurent de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de cinquante francs. Les parents s’étaient mariés le 16 janvier 1793 à Montaigues-le-Blanc ; sur l’acte de mariage, Curier, Guillaume est indiqué comme le fils de de Curier, Antoine, cultivateur, et de Duranton, Marie ; Jaubert, Marie est indiquée comme la fille de Jaubert, Pierre, cultivateur, et de Crépin, Marie son épouse. En août 1832, les parents, propriétaires de cette rente de cinquante francs à 5%, inaliénable pendant dix ans sauf autorisation de la Commission des récompenses nationales, demandèrent de pouvoir vendre cette rente ; ils désiraient acquitter quelques dettes qu’avait laissées leur fils et qu’ils hors d’état de pouvoir acquitter, et acquérir « un jardin ou petit terrain qu’ils cultiveront de leurs bras et dont ils consommeront au fur et mesure les produits, [ce qui] leur procurera sans comparaison plus de ressources que la rente annuelle qu’ils en retireraient sur l’Etat et qu’il leur faudrait encore deux fois l’an aller chercher à six lieues de chez eux ». Cette autorisation leur fut refusée. Curier demeurait soit 1, rue des Orties, soit 14, rue Neuve-Saint-Roch ; ses parents, à la Reignat commune de Montaigues-le-Blanc en 1831-1832. Le nom de Curier (A. Curier) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ier arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 93 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 35 ; Archives de Paris VD6 92, demande d’aliénation de rentes provenant de récompenses nationales, idem liste des ascendants, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, idem Citoyens dont les noms sont inscrits au Panthéon, idem Etat des sommes payées depuis le 1er septembre jusqu’au 31 octobre 1831 aux ascendants des victimes de Juillet, idem Etat nominatif des paiements faits à la mairie du (ancien) Ier arrondissement aux ascendants, veuves, blessés, orphelins, sous-lieutenants depuis le 1er juin jusqu’au 31 août 1831 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 7 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 (sous le nom de Currier, Antoine) ; Archives de Paris VK3 18, mairie du (ancien) Ier arrondissement, Etat nominatif des ascendants dont les bulletins individuels ont été remis le 2 octobre 1831 au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine, idem Bordereau nominatif des ascendants, veuves, orphelins et blessés qui ont reçu à la mairie dudit arrondissement sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, le paiement du semestre de rente 5% échu le 22 septembre 1831 ; Archives de Paris VK3 25 (ancien) Ier arrondissement, liste de citoyens dont les noms sont inscrits au Panthéon ; Archives de Paris VK3 28 (ancien) Ier arrondissement Souscription nationale, ascendants, idem même référence un registre de pensionnés (ascendants) ; Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (une liste de morts de cet arrondissement) ; Archives de Paris VK3 55 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/51 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Ier arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 81, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841. Voir Cuvier, Antoine ?