Dagnelie, Thomas, Joseph
Biographie
Né le 30 octobre 1791 à Gand (Belgique), fils de Dagnelie, Jean, Joseph et de Gannin, Ursule, son épouse. Ancien chasseur à cheval de la garde impériale, blessé au coude gauche à la bataille de Waterloo, totalisant dix années de service, congédié sans pension ni retraite en 1815, il prit l’état de fileur de coton. Il fut blessé de deux coups de sabre, l’un à l’occiput et l’autre à la lèvre inférieure, le 27 juillet dans un engagement qui eut lieu rue de Richelieu. Le Constitutionnel du 7 août rapportait à son sujet : « Nous devons encore citer le nommé Dagélie, ex-trompette brigadier de la garde impériale, déjà couvert de blessures. Le 28, il reçut deux coups de sabre sur la tête, et le 29 une balle dans la jambe. » Marié avec Martin, le 17 septembre 1814 à la mairie du (ancien) Ier arrondissement de Paris, cette dernière enceinte, déjà père de trois enfants, il reçut un secours de cent vingt francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un total de deux cent quarante francs de secours auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis (sous le nom de Dagnely, Thomas, Joseph). Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Dans sa séance du 13 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, recommandait à son égard (Dagnely dépendant du (ancien) Xe arrondissement) l’ajournement « pour faits très graves ». Dans sa séance du 14 avril 1831, le même comité des renseignements ajoutait : « Le sieur Dagnelie est signalé comme étant un homme dangereux, sans moralité, vagabond. On l’accuse de s’être introduit dans le domicile d’un employé de l’octroi, pour s’y livrer au pillage ; il y trouva quelque résistance, tua cet employé, qui laisse une veuve sans fortune et trois orphelins. Le sieur Dagnelie s’est présenté au jury de l’arrondissement de Saint-Denis, qui reconnut qu’il avait touché bien au-delà ce qu’il méritait. Une somme de huit cent dix francs lui a été payée pour une très légère blessure. » Dans sa séance du 21 avril 1831, le même comité laissait au sujet de Dagnelie, demeurant 23, rue du Four-Saint-Germain, (sans qu’on sache quelle importance on doit y attacher), cette simple mention Assassin, inscrite en face de son nom, sur une liste de décorés dont l’attribution d’une décoration faisait polémique. Porté d’abord pour la croix de Juillet, il ne reçut finalement que la médaille. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Dagnely sur les listes de la mairie in Archives de Paris Vbis7K4 4, sous celui Dagnelie, Thomas, Joseph sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel), fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de trois cents francs (sous le nom de Daguelie dans le Bulletin des lois). Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Sans doute fut-il finalement admis que dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés. Sa médaille lui fut délivrée le 25 juin 1831 et son brevet le 18 août de la même année (il signa le récépissé de remise de ses médaille et brevet d’un nom illisible de Dagnely ou Dagnelie). En 1831, il sollicita un emploi quelconque, par exemple celui de sergent de ville, et l’admission d’une de ses filles, alors âgée de treize ans, dans une des maisons d’éducation destinées à recevoir les orphelins de Juillet ; cela lui fut refusé, car il n’était blessé que de la 3e classe quand il eût fallu l’être au moins de la 6e classe. Il comparut, le 30 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) Xe arrondissement, pour attester que les blessures qu’avait reçues Levalton, Luc, Marie provenaient « de deux coups de feu dont il a été atteint, rue de Valois (Chartres) au coin du magasin la Jeanne-d’Arc, le 29 juillet 1830, en combattant ». En juillet 1833, il reçut, à titre de décoré de Juillet, une gratification de vingt-cinq francs à l’occasion des fêtes nationales pour l’anniversaire de la révolution de Juillet (il était alors gardien, sur la liste de la mairie). En 1836, militaire invalide, il sollicita d’être compris sur la liste des décorés de Juillet qui devaient recevoir un secours à l’occasion des fêtes anniversaires. En juillet 1836, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs, à titre de décoré non pensionné. En juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs et trente centimes, à titre de décoré non pensionné. Son nom est sur une liste de décorés (trois devaient être choisis, en plus de trois orphelins, pour chacun des quatorze arrondissements) qui désiraient participer à la cérémonie funèbre à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois le 28 juillet 1840, à l’occasion de la translation des corps des victimes dans le caveau de la colonne de Juillet, place de la Bastille. Il reçut un secours de quarante francs en 1851 et en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 24, rue de la Goutte-d’Or en 1830 (2 bis, cul-de-sac Coquenard dans le rapport de Sensier) ; 43, rue du Four-Saint-Germain à confirmer parce que c’est une liste de décorés de la croix de Juillet et 4, bd du Montparnasse en 1831 (par exemple in Archives de Paris VD6 559 n° 1 et aussi in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) (mais 3, rue de la Tour-d’Auvergne en 1831 in Archives nationales F/1dIII/36) ; 76, rue de Sèvres en 1833 ; 118, rue du Cherche-Midi en 1836-1837 ; 6, place Dupleix en 1840 ; 4, rue Saint-Maur-Saint-Germain en 1849-1851 ; 24, rue des Bourguignons en 1852. Le Constitutionnel, 7 août 1830 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, p. 332-333 (sous le nom de Dagélie) ; Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 18 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 19 (sous le nom de Dagnely) ; Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement chargé de constater le nombre des victimes et les faits mémorables des glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Paris, imprimerie de Ambr. Firmin Didot, 24, rue Jacob, 1830, p. 18 (sous le nom de Dagnely, Thomas, Joseph) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 36 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIIe classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Xe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 109 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 3 (la même liste des décorés de la croix de Juillet du Xe arrondissement mais liste qui n’était que préparatoire et qui ne prenait pas encore en compte la décision du comité des renseignements) ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, 1833, (ancien) Xe arrondissement municipal, état d’émargement de la somme de vingt-cinq francs accordée à des décorés du (ancien) Xe arrondissement de Paris à l’occasion des fêtes nationales de juillet 1833, année 1836, état de répartition de la somme de trois cent dix-huit francs entre MM. les décorés de Juillet domiciliés sur le (ancien) Xe arrondissement, année 1837, 1840, 10e anniversaire, exhumation des victimes de Juillet et service funèbre ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, année 1836 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des décorés de la croix de Juillet du Xe arrondissement mais liste qui n’était que préparatoire et qui ne prenait pas encore en compte la décision du comité des renseignements) ; Archives de Paris VD6 559 n° 1 ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, Etat nominatif des blessés (3e classe) dont les bulletins individuels ont été remis le 3 octobre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine et Etat des sommes payées aux blessés, veuves, ascendants et orphelins de juillet 1830, du 1er juin au 30 août 1831 ; Archives de Paris VK3 29, séance du 13 avril 1831, séance du 14 avril 1831, séance du 21 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 47 in dossier Lenaux ou Lenoux, Pierre (où son nom est sur une liste de blessés du (ancien) Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/33, état nominatif des blessés pensionnés présumés non naturalisés français ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/52 ; Archives nationales F/1dIII/59 in dossier Jacquot ou Jacob ; Archives nationales F/1dIII/63 in dossier Levalton, Luc, Marie ; Archives nationales F/1dIII/75 in dossier Saunier, Georges ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Xe arrondissement, blessés de 3e classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70 (sous le nom de Dagnelli, Joseph, Thomas), idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184 (sous le nom de Dagnelli, Joseph, Thomas), idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852 (sous le nom de Dagnelie, Joseph, Thomas). Il y a in Archives de la préfecture de police AA 421, 1831-1833 in dossier Brivois, Claude, Nicolas, un Dagnely, invalide demeurant 10e division, chambre n° 3 aux Invalides ou 15, rue des Gravilliers, auquel Brivois, compromis pour complot contre la vie du roi et détenu à la prison de La Force, demande de lui servir de témoin. C’est lui ?