Dagoumel, Etienne, Joseph, Benjamin
Biographie
Né le 25 décembre 1807 à Langrune (Calvados). Malade après les événements, il fut soigné à l’Ecole militaire. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le 21 septembre 1830, il sollicita « le grade de maréchal des logis chef ou adjudant dans le régiment de lanciers d’Orléans, auquel il est attaché depuis sa formation ». Le colonel Zimmer, chef d’état-major de la garde nationale, appuya sa demande, en attendant qu’il soit proposé pour une sous-lieutenance. Dagoumel était porteur du certificat suivant : « Je déclare que M. Etienne Dagoumel a combattu pendant les affaires des 27, 28 et 29 juillet avec un courage qui mérite le plus grand éloge et que partout où il y avait quelque danger il s’empressait d’y courir et remplissait les fonctions d’officier d’une manière distinguée. En lui continuant ce grade, on récompenserait un brave et le gouvernement s’attacherait un homme recommandable sous tous les rapports. » Signé le 15 août 1830 : de Vernon, Edouard (voir ce nom). Le colonel Zimmer, Joseph (voir ce nom) apostilla le certificat de la manière suivante : « Je certifie que M. Dagoumel a rempli avec un zèle infatigable et intelligence diverses missions que je lui ai confiées dans les derniers jours de juillet. » Desertine (mais pas celui qui est déjà répertorié a priori) et une autre signature illisible apostillèrent aussi ce certificat. Dagoumel reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le 19 décembre 1830, sur le rapport de la Commission des récompenses nationales, il fut compris dans la liste des cent neuf citoyens nommés au grade de sous-lieutenant (dans la proportion de deux par régiment), pour s’être « particulièrement distingués dans les journées de juillet ». Il fut affecté à l’Ecole de cavalerie de Saumur ; il permuta avec un officier d’infanterie. En 1831, il était sous-lieutenant au 19e régiment de ligne, en garnison à Dunkerque (Nord) ou à Saumur in Archives nationales F/1dIII/39 et en congé en 1832. Sa médaille et son brevet lui furent délivrés le 28 janvier 1832. Il demeurait hôtel des Sept-Frères, 8, rue de Grenelle-Saint-Honoré en 1830 ; 18, rue du Bouloi en 1832 pendant son congé. Le Moniteur universel, 20 décembre 1830 (sous le nom de Dagoumel, Antoine) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 277 ; Archives de Paris VD6 281 n° 1, Etat nominatif des militaires décorés de la croix spéciale ou de la médaille, inscrits sur les listes du (ancien) IVe arrondissement de Paris ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Liste des militaires ; Archives nationales F/1dIII/33 sous-lieutenants (1831-1833), état nominatif des sous-lieutenants de Juillet envoyés, sur la demande de la Commission des récompenses nationales, à l’Ecole de Saumur, avec indication des destinations qu’ils ont reçues, des sommes qu’ils ont touchées à titre de supplément d’indemnité de première mise et de celles qu’il y aurait encore lieu de leur payer en exécution de la décision prise par M. de Montalivet, le 30 juillet 1832 et aussi état des sous-lieutenants nommés sur la présentation de la Commission des récompenses nationales et enfin lettre en date du 20 avril 1831, adressée au ministre de l’Intérieur par l’Ecole royale de cavalerie de Saumur (sous le nom de Dagoumel, Antoine) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, état nominatif des sous-lieutenants présentés par la Commission des récompenses nationales, promus à ce grade le 19 décembre 1830, actuellement à l’Ecole de Saumur, réclamant la première mise qui leur a été accordée par l’arrêté du 2 janvier 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement.