Dalbergue, Jean, Gabriel
Biographie
Né le 11 juin 1803 à Paris. Ancien fourrier engagé volontaire au 15e de ligne du 5 septembre 1822 au 4 septembre 1828, il fit la campagne d’Espagne. Bijoutier. Il fut blessé légèrement au bras droit par une balle morte, qui ne fit que l’effleurer, plus gravement par une autre balle presque morte mais qui lui fractura le cubitus gauche, le 29 juillet à l’attaque du Louvre, alors qu’il combattait aux côtés de Deligny, chirurgien, Marié et père d’un enfant (malgré l’apostille suivante de la Commission des récompenses nationales, qui à tort, lui en prête deux), il reçut un secours de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, après la révolution, un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. « Ne travaillant pas depuis quatre mois, devant deux termes d’un loyer de cent écus », il sollicita un secours. Son dossier est apostillé de l’observation suivante : « Très belle écriture. On lui a promis une place au ministère de l’Intérieur, si la Commission le recommande. Père de deux enfants. Belle conduite. » Il sollicita une place d’expéditionnaire dans un ministère. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et reçut (sous le nom de Balbergue, Jean, Gabriel), à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sa médaille lui fut délivrée le 27 juin, et son brevet le 17 août 1831. En 1840, « père de trois enfants, n’ayant que son travail faiblement rétribué pour subvenir aux besoins de sa famille », il sollicita des secours. Le maire de la commune de Charonne, où il habitait, apostilla sa demande en soulignant que « son excellente conduite, le zèle qu’il n’a point cessé de montrer dans le service de la garde nationale depuis plusieurs années le rendent digne du secours qu’il sollicite ». Il reçut vingt-cinq francs de secours en 1840 et en 1841. En 1842, les renseignements recueillis sur son compte précisaient : « […] Brave homme mais sans ordre ni économie et enclin à la dépense. […] On assure que c’est un homme digne d’intérêt. » Il reçut quarante francs de secours en 1842, vingt-cinq francs en 1843. En 1844, il avait cinq enfants et était employé dans une fabrique d’orfèvrerie, 19, rue d’Orléans-Saint-Honoré. Il reçut, cette année-là, un secours de vingt-cinq francs. En 1845, il avait quatre enfants en bas âge et le commissaire de police apostillait sa demande ainsi : « Il est de bonnes moralité et conduite et la position précaire dans laquelle il se trouve et qui a été tout à fait indépendante de sa volonté le rend digne de la bienveillance et du secours qu’accorde le gouvernement ». Il reçut quarante francs de secours en 1845, la même somme en 1847. En 1854, il avait perdu trois enfants, était employé au greffe du tribunal de commerce de la Seine et sa vue s’affaiblissait ; il gagnait deux francs cinquante par jour à la copie des rôles. En 1855, les renseignements recueillis sur son compte comme conduite et moralité étaient « en sa faveur, il est par tous ses voisins considéré comme un honnête homme ». Il reçut, cette année-là, un secours de quatre-vingts francs. En 1857, il n’avait plus qu’un enfant et avait été forcé de quitter l’emploi qu’il occupait depuis onze ans, sa vue s’étant trop affaiblie. Il était employé par la mairie comme auxiliaire, avec la promesse d’un emploi fixe. A cette date, les renseignements rapportèrent à son sujet : « Il était propriétaire de la maison qu’il habite mais comme il n’a pu satisfaire aux engagements qu’il avait contractés, ses créanciers ont fait vendre cet immeuble. Il se trouve aujourd’hui dans une position précaire et n’a d’autres ressources que le produit de son emploi à la mairie de Belleville, où il gagne cinquante francs par mois. […] Sergent-major de la garde nationale de Charonne. Il faisait, en cette qualité, partie de la garde nationale de Paris en 1848 et a rendu des services au parti de l’ordre pendant l’insurrection de juin de ladite année. Ce pétitionnaire, dont les opinions sont bonnes, est parfaitement représenté sous tous les rapports […]. » Il reçut quatre-vingts francs de secours en 1857, quarante francs en 1858. En 1859, il était employé à la justice de paix du Ier arrondissement de Paris, quartier du Louvre et reçut un secours de quarante francs. En 1860, il était homme de peine dans une fabrique de lampes et gagnait deux francs par jour ; il reçut un secours de quarante francs. En 1861, il travaillait à la confection d’adresses à la mairie, travail peu rétribué. Il reçut quarante francs de secours en 1862, la même somme en 1863. En 1864, il était de nouveau employé au tribunal de commerce. Il reçut quarante francs de secours chaque année entre 1864 et 1870. Il demeurait 16, rue de Grenelle-Saint-Honoré en 1830 ; 11, rue Saint-Sauveur en 1830-1831 ; place de la Mairie à Charonne en 1840 ; 11, rue des Rosiers en 1842 ; 20 ter, rue de Fontarabie en 1845 ; 8, rue Riblette à Charonne en 1846 ; 5, rue de Bretagne et 4, rue de la Corderie entre 1846 et 1851 ; 11, passage des Rosiers de 1851 à 1857 ; 22, rue Levert à Belleville de 1851 à 1859 ; 189, rue de Paris à Belleville de 1861 à 1862 ; 50 même rue de 1863 à 1864 ; 49, même rue de 1865 à 1869. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, p. 72 (sous le nom de Balbergue, Jean, Gabriel), liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 116, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 277 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/52 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Balbergue, Jean, Gabriel), liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe.