Dalençon, Jean, Théodore
Biographie
Né en 1804 à Lisieux (Calvados). En décembre 1832, après l’attentat dont Louis-Philippe fut la cible [attentat du Pont-Royal, dit attentat de Bergeron, N.D.A.], il écrivit au roi afin de solliciter l’obtention de la croix de Juillet et, à cette occasion, en profita pour affirmer qu’il avait été « glacé d’effroi » par « l’horrible attentat » qui venait de se produire contre le roi et qui aurait pu le tuer. Les travaux de la Commission des récompenses nationales étant clos depuis longtemps, il ne put être fait aucun droit à sa demande. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « […] Attestons et certifions parfaitement connaître M. Théodore d’Alencçon (sic), âgé de vingt-huit ans, né dans cette ville (sic) et domicilié à l’époque de la révolution de juillet 1830 dans sa famille, qui habite Lisieux depuis plus de soixante ans ; certifions en outre qu’à la première nouvelle dans notre ville des fatale ordonnances, ledit M. Théodore d’Alencçon (sic) s’est empressé de se joindre à ceux qui voulaient le maintien de nos lois et des institutions du pays, maintien auquel il a contribué de tous ses efforts. Attestons de plus que le premier il a arboré dans notre ville le drapeau tricolore et cela plusieurs jours avant qu’on eût eu parfaite connaissance à Lisieux de la victoire remportée à Paris par les défenseurs de la charte et de nos lois violées ; et qu’à cette occasion il eut à vaincre l’opposition et la résistance de ceux qui désiraient auparavant recevoir la nouvelle officielle de ce triomphe légal ; déclarons encore que le sieur d’Alencçon (sic) s’est de suite hâté de faire partie de notre garde nationale ; étant entré comme maréchal des logis dans la compagnie d’artillerie où il n’a cessé de remplir ses devoirs avec zèle et dévouement, service qu’il a continué dans les moments même les plus difficiles jusqu’à son départ de Paris, où il est en ce moment. Certifions enfin que sa conduite et ses principes politiques sont ceux d’un homme d’honneur et d’un bon citoyen, très attaché au pays et au gouvernement du roi, et que sa famille, comme lui-même ont toujours joui de l’estime et de la considération publiques […]. » Signé, le 28 octobre 1832 par une vingtaine d’habitants de Lisieux. Il était chasseur à la 1re compagnie du 4e bataillon de la IIe légion de la garde nationale. Il demeurait 6, rue Port-Mahon en 1832 ; 28, rue Basse-du-Rempart en 1833. Archives nationales F/1dIII/52 ; Archives nationales F/9/1155.