Dammann, Jean, André

Biographie


Né vers 1803. Peintre sur porcelaine. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement (sous le seul nom de Dammann sur les listes de la Commission des récompenses nationales, sur celles du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1847, père de sept enfants dont l’aîné avait treize ans, et manquant d’ouvrage depuis longtemps, il sollicita un secours et obtint quarante francs le 20 juin 1848. En 1849, il partit comme colon pour l’Algérie. En 1862, rentré à Paris, père de huit enfants, dont un venait de sortir du service en février 1862, un autre venant de partir pour la conscription, « dans une affreuse détresse », il sollicita un secours. Cette même année, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Ne peut plus, par suite d’un affaiblissement de la vue, exercer sa profession d’artiste peintre sur porcelaine ; il colorie des jouets d’enfants, ce qui lui rapporte en moyenne un franc vingt-cinq centimes par jour, encore n’est-il pas occupé d’une manière suivie. De son côté, sa femme gagne vingt-cinq francs par mois à faire des ménages. On rend un témoignage favorable de la conduite et de la moralité des époux Dammann. Un secours leur viendrait fort à propos en aide en ce moment. » Il reçut un secours de trente francs, chaque année entre 1862 et 1868. En 1869, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Il confectionne chez lui des ballons d’enfants, ce qui lui rapporte tout au plus un franc par jour. Sa femme gagne un franc vingt-cinq centimes et sa nourriture en travaillant à l’aiguille. On reproche au pétitionnaire de manquer de sobriété. » Il reçut un secours de trente francs en 1869, à titre de médaillé de Juillet, et un secours de trente francs en 1870. Il s’était marié vers 1823. Il demeurait 20, rue Basse-du-Temple en 1831 ; 4, rue du Chaudron à Ménilmontant en 1847-1849 ; 4, rue de Calais, 4, impasse des Chevaliers à Belleville en 1862 ; 5, rue des Lilas à Belleville en 1863-1865 ; 38, rue des Rigoles en 1866-1867 ; 10, rue de Charonne en 1868 ; 149, rue Pelleport, un logement de cent quarante francs par an, en 1869. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/15/ 3784 secours à divers titres ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70.

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