Darbon, Bertrand

Biographie


Né le 16 octobre 1796 à Artichamp (Haute-Garonne). Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet (sous le nom de Darbou sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39, faire le changement ?) auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut admis dans la garde municipale à cheval le 3 septembre 1830, et caserné aux Minimes. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Darbon), auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1836, le préfet de police donnait sur lui les renseignements suivants : « C’est un sujet médiocre dont la conduite laisse beaucoup à désirer. » Il en sortit le 17 mars 1837 pour passer au corps de gendarmerie de Haute-Garonne. Il fut réformé le 7 novembre 1841 comme étant atteint d’une hernie (ou pour « propos inconvenants vis-à-vis de ses chefs » selon une autre source). En 1841, il avait deux enfants et la police obtint sur lui « de fort bons renseignements ». Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1841, en 1842, de quarante francs en 1843, de soixante-cinq francs en 1844, de vingt-cinq francs en 1845, de quarante francs en 1846, en 1847 et en 1848. En 1849, il était égoutier, devait trois termes de loyer suite à une longue maladie et jouissait « d’une bonne réputation ». Il reçut un secours de soixante francs en 1849, à titre de médaillé de Juillet. En 1850, il avait un enfant de quinze ans. Il reçut, à titre de médaillé de Juillet, un secours de cinquante francs en 1850, deux secours de cinquante francs en 1851. En 1852, il était veuf depuis cinq ans, gagnait trois francs par jour et les renseignements pris sur son compte précisaient : « Les dépenses qu’il fait pour donner de l’instruction à son fils le mettent dans la gêne. Bonne conduite. Digne d’intérêt. » Il reçut un secours de quarante francs en 1852, en 1853, et en 1855. En 1856, les mêmes sources ajoutaient : « Egoutier attaché à la Préfecture de police, il gagne trois francs par jour […]. Il a un fils âgé de vingt et un ans […] instituteur en province. Le sieur Darbon occupe […] un logement de cent dix francs par an, qu’il paie régulièrement ; son intérieur annonce une personne qui n’est pas dans le besoin. Il est bien considéré dans son quartier, il passe pour un honnête homme ; il a une conduite irréprochable. La manière de vivre et la considération dont jouit le sieur Darbon annonce un petit rentier qui n’a nullement besoin de secours […]. » Il reçut un secours de quarante francs en 1856 et en 1860. En 1861, il était « connu sous des rapports favorables dans le quartier ». Il reçut un secours de quarante francs tous les ans entre 1862 et 1869. En 1870, âgé de soixante-quatorze ans, sans ressources, ne recevant qu’un faible secours de la part de son fils, instituteur, il était toujours considéré comme ayant une bonne conduite et comme étant de bonne moralité et reçut pour cette année-là un secours de quarante francs. Il demeurait 27 puis 43, rue des Noyers-Saint-Jacques en 1841 ; 15, rue du Fouarre en 1842 ; puis 73, rue Malpalut à Rouen (Seine-Maritime) en 1846 ; 47, rue Galande en 1847 ; 4, rue de la Bûcherie à Maubert en 1850-1851 ; 39, place Maubert en 1851-1852 ; 11, rue des Bernardins en 1854 ; 2, rue des Anglais de 1854 à 1861 ; 25, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève de 1863 à 1865 ; de nouveau 2, rue des Anglais en 1866 ; dans le village de d’Esténos en Haute-Garonne en 1867 ; dans celui de Fronsac (Haute-Garonne) en 1868 ; dans celui de Cierp (Haute-Garonne) en 1869-1870. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des décorés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/52 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition, en date de 1851, d’accorder à des décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 11.390 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204, idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852.

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