Daret, Jean-Baptiste
Biographie
Né vers 1785. Marchand fruitier. Il fut blessé à la jambe droite, en combattant. Il signa, le 16 novembre 1830, le certificat pour attester le décès de Beugnot, André : « Nous, soussignés, certifions et attestons à tous qu’il appartiendra qu’il est à notre connaissance que le sieur Beugnot, André, homme de peine, âgé de trente ans, demeurant rue Maison-Neuve n° 17 (sic), à Paris, né à Chaux département de la Haute-Saône, a été blessé d’un coup de feu sur la place de la Madeleine, le 29 juillet, en combattant de tout son pouvoir pour la conquête de nos libertés et qu’il est mort, quelques heures après, de sa blessure à l’hospice Beaujon. » Puis le 14 février 1831, il comparut devant le juge de paix du (ancien) Ier arrondissement, pour attester « pour notoriété et vérité savoir que le sieur André Beugnot […] demeurant rue Roquépine n° 17 […] a été blessé le 28 juillet dernier en combattant pour la défense de nos libertés par un soldat du 2e régiment de la garde royale vers 2 heures de relevée, qu’il fut porté à la mairie du (ancien) Ier arrondissement, ensuite à l’hospice Beaujon, où il est décédé le lendemain ». Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ier arrondissement). Il était porteur d’un certificat médical ainsi rédigé : « Je, soussigné, docteur en médecine, médecin du bureau de bienfaisance du (ancien) Ier arrondissement, déclare avoir constaté une légère plaie contuse à la partie antérieure du genou du nommé Jean-Baptiste Daret, demeurant faubourg Saint-Honoré n° 44. » Signé, le 14 août 1830 : ...ard illisible. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, habitants du faubourg Saint-Honoré, certifions que le nommé Daret, Jean-Baptiste, âgé de quarante-cinq ans, profession de marchand fruitier, domicilié rue de la Madeleine n° 13, a combattu pour le salut des libertés publiques dans les journées des 27, 28 et 29 juillet, où il fut blessé à la jambe droite, ce qui l’a mis hors d’état de travailler. Nous ajouterons que le ci-dessus dénommé est dans une position très malheureuse depuis les époques glorieuses des journées de la grande semaine de Juillet où il se montra avec toute l’énergie et le vrai patriotisme d’un Français. En vertu de la vérité et des témoignages de gloire dont il est porteur, nous estimons et déclarons en nos âmes et consciences qu’il mérite l’attention spéciale des philanthropes qui se plaisent à honorer les mérites de la valeur et les victimes de juillet 1830 et nous le recommandons très particulièrement aux soins de la société formée pour administrer des secours aux malheureux ouvriers blessés. » Signé : Rousselle ; Liard (voir Liard, Joseph, Charles), demeurant 142, rue Saint-Lazare ; Cochard, J.-P. (voir Cochard aîné, Jean-Pierre), demeurant 30, rue du Faubourg-Saint-Honoré ; Defaria, François-Xavier (voir ce nom), décoré. Suivent plusieurs apostilles. La première apostille, ainsi rédigée : « Je certifie que le nommé Daret a été combattant et a été blessé d’un coup de feu dans la jambe droite et ayant été armé d’un fusil. » Signé : Delacquis (voir Delaquis, Marin, Joseph ?), demeurant 30, rue aux Ours. La deuxième apostille, ainsi rédigée : « Je certifie pour ma part m’être trouvé avec le dénommé ci-dessus et avoir combattu à ses côtés. » Signé : Cochard (voir Cochard cadet, Jean-Louis), décoré de Juillet, demeurant 51, rue Saint-Nicolas. Il demeurait 44, rue du Faubourg-Saint-Honoré en 1830 ; 13, rue de la Madeleine en 1831. Archives nationales F/1dIII/44 in dossier Beugnot, André ; Archives de la préfecture de police AA 382.