Dassy, Jacques, Victor, Raphaël ou Dacy, Jacques, Victor, Raphaël

Biographie


Cordonnier ou savetier. Présumé tué, ses parents reçurent (sous le nom de Dassis) un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Sa femme reçut un secours de deux cents francs, le 17 août 1830, un secours, définitif, de cinquante francs, le 8 novembre 1830, et pourtant un autre de cinquante francs, le 13 décembre 1830, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement (et bien au total cent francs in Archives nationales F/1dIII/35 B). Il fut dévoilé comme usurpateur auprès de la Commission des récompenses nationales, par la déposition de Ducrot, Thérèse, épouse de Vavasseur, Constant, Victor, lui-même amputé. Sa femme, Proffit, Françoise, Rosalie, Thérèse tentait d’obtenir une pension de veuve auprès de la Commission des récompenses nationales. Le 6 octobre 1831, la préfecture de police donnait sur son compte l’avis suivant : « Le nommé Dacy demeure en ce moment au Petit Montrouge n° 2, maison Dupont, il est savetier et a son échoppe placée immédiatement après avoir passé la barrière d’Enfer et à gauche. Je lui ai parlé hier 5 du courant ; c’est donc à tort que sa femme a prétendu qu’il était mort. Il déclare franchement lui-même n’avoir jamais été pour rien dans les coupables intrigues de sa femme, qu’il prétend avoir désapprouvées de tout son pouvoir. On peut toutefois douter des assertions qu’il produit à ce propos car, ainsi qu’il le déclare, s’il désavouait véritablement la conduite antérieure de sa femme en cette circonstance, comment a-t-il pu la tolérer, tandis qu’en faisant acte de présence à la Commission des récompenses nationales, où il savait qu’elle touchait de l’argent, il eût fait preuve de sa loyauté et mis fin à l’abus : il reste muet à cette objection et tout porte à croire que, de connivence avec sa femme, se voyant aujourd’hui découvert, il tente de se couvrir d’un vernis de probité. Sa femme, intrigante consommée, a demeuré rue Aubry-le-Boucher, n° 26 ; elle a quitté ce domicile ; on n’a pu me dire où elle était réfugiée depuis, cependant s’il est indispensable de connaître sa nouvelle demeure, on l’obtiendra très probablement. Cet ouvrier a travaillé précédemment et successivement à Sceaux chez M. André, cordonnier : il a logé impasse Grenelle au Gros-Caillou et enfin en mai 1831 il travaillait chez le sieur Lhermey cordonnier rue de la Vannerie n° 11, ainsi que le constate la déclaration ci-jointe de ce marchand. » L’épouse demandait une pension pour elle et pour leur fille, Marguerite, Victorine, Rosalie, née en mai 1829. Toutes les pièces de son dossier furent transmises au procureur pour les besoins de la poursuite intentée contre elle. Il demeurait 26, rue Aubry-le-Boucher en 1830 ; 2, rue du Petit-Montrouge en 1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes, idem même référence II, Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, idem Etat nominatif des enfants au-dessous de sept ans des citoyens tués en juillet 1830, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (secours accordés par la Commission des récompenses nationales aux blessés qui n’ont été classés dans aucune catégorie, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831), (sous le nom de dame Dassis) ; Archives nationales F/1dIII/33, dossiers remis à MM. les commissaires ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement (sous le nom de dame Dassis) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/52.

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