Daubigny, Adolphe, Frédéric
Biographie
Né vers 1802 à Amiens (Somme). Il participa au rétablissement de l’ordre et mit fin au pillage, après la mise à sac de l’archevêché, le 29 juillet. On peut lire dans le manuscrit de Victor Crochon le récit suivant de sa participation aux combats de Juillet : « [Le 28 juillet, pendant la progression de la colonne de Saint-Chamans dans la rue Saint-Antoine] M. le docteur Follaerts, demeurant place Baudoyer n° 2, se distingua autant par son humanité que par son patriotisme. Il reçut dans sa maison plusieurs jeunes gens qui, de ses fenêtres, tirèrent sur les troupes royales. Parmi eux, on remarqua surtout MM. Sébastien Lefebvre, graveur, et Adolphe Dobigny. Le premier eut le bras gauche traversé d’une balle, le second a mérité, par sa conduite, d’être nommé sous-lieutenant au 65e de ligne, régiment de la charte. On vit M. Follaerts descendre sur la place braver la mort pour donner ses soins aux blessés. » Le 19 décembre 1830, sur le rapport de la Commission des récompenses nationales, il fut compris dans la liste des cent neuf citoyens nommés au grade de sous-lieutenant (dans la proportion de deux par régiment), pour s’être « particulièrement distingués dans les journées de juillet ». En 1848, capitaine au 1er léger, en garnison à Versailles, marié et père d’un ou de deux enfants, il apparaît dans les listes de la Commission des récompenses nationales, détenus politiques 3e catégorie, comme ayant été détenu en 1834 à Lyon ; il sollicita une décoration honorifique. Bibliothèque historique de la Ville de Paris, manuscrits, 8-ms-1025, ouvrage de Victor Crochon, f° 718-719, 346-347, 353 ; Le Moniteur universel, 20 décembre 1830 ; Archives nationales F/15/3884, Commission des récompenses nationales, détenus politiques 3e catégorie, indemnités ; Archives de la préfecture de police AA 366, Comité d’enquête de la Commission des récompenses nationales, détenus politiques de 1830 à 1848.