David, Alphonse
Biographie
Né le 2 juillet 1792 à Nîmes. Commis négociant. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il signa, le 10 août 1830, le certificat suivant en faveur de Pallet, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions à qui de droit que M. Joseph Paillet, ancien officier de cavalerie, demeurant à Paris, rue Tiquetonne n° 18, s’est montré pendant les trois glorieuses journées de Juillet, de manière à ne laisser aucun doute sur les sentiments qui l’animaient en faveur de notre régénération politique, et que les 28 et 29 il a consacré son bras à la défense de nos libertés constitutionnelles. Nous affirmons ces faits comme l’ayant vu combattre à nos côtés à l’Hôtel de ville, sur les boulevards Saint-Denis et Saint-Martin etc. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il déposa, le 23 mars 1848, un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, afin d’obtenir un emploi de garçon de bureau dans un ministère ou dans toute autre administration, et qui lui permît d’améliorer sa position « qui n’est pas trop heureuse ». Il expliquait à la Commission : « […] J’ai habité pendant vingt ans la capitale, que je n’ai quittée qu’en 1845, après y avoir donné, dans toutes les circonstances qui se sont présentées, des preuves de mon démocratique patriotisme, pour lequel j’ai été décoré de Juillet […]. » Il se recommandait d’être connu de Crémieux, ministre de la Justice, qu’il qualifiait « d’illustre compatriote et condisciple ». Sa demande fut rejetée par la Commission. Il était célibataire en 1848. Il demeurait 10, rue Beaurepaire en 1830-1831 ; 1, rue Donné, chez Lombard père et fils à Lyon (Rhône) en 1848. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 334, liste des médaillés de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 382 ; Archives de la préfecture de police AA 406 in dossier Pallet, Joseph. Dans Archives de Paris VK3 45 in dossier Gaultier de Biauzat, Louis, Philippe et in Archives de la préfecture de police AA 388 in dossier Gaultier de Biauzat, Louis, Philippe, j’ai un David, Alphonse, commis, qui signe, le 23 août 1830, le certificat suivant en faveur de Gaultier de Biauzat, Louis, Philippe : « Les soussignés, voulant payer un tribut d’éloges à la conduite qu’a tenue M. Gaultier de Biauzat, lieutenant d’infanterie en réforme, dans les journées des 28 et 29 juillet, attestent qu’il n’a cessé de prendre part à la cause de la liberté ; qu’il encourageait les jeunes citoyens qui allaient au combat et les dirigeait sur les points où ils étaient le plus nécessaires. » C’est lui ?